Pas trop loin, le masque, svp…

Pas trop loin, le masque, svp...

C’est reparti. Me voilà plongé dans l’adaptation de Catapulte pour l’image. Plus fastidieux que je ne le pensais. Mais plaisant de retrouver cette histoire. Assez satisfait de ma stratégie qui a consisté à faire sortir d’abord un texte pour des lecteurs. Une aventure aidiovisuelle  pour un long-métrage est tellement incertaine que la préexistence d’un objet de partage enlève une part des craintes d’un vain labeur.

Hier soir, c’était fête de fin de tournage du Village. Le perchman ivre a provoqué une bagarre générale. Je déconne. Ce type de fête peut parfois se limiter à un acte de présence poli. Ben là, c’est plus amical, décontracté, simple, naturel. Pourtant, moi, les fêtes…

Amusant de constater que, tant que le Village n’est pas terminé, une part de moi reste dans son personnage. Je m’interdis par exemple tout rapprochement amical avec les comédiens qui jouent les miliciens ou collabos. Les pauvres acteurs ne sont pour rien dans la distribution des rôles, mais c’est comme si une rupture totale de distance pouvait nuire au travail futur. Ne pas prendre le risque d’entamer le support d’imaginaire sur lequel je m’appuierai pour donner du crédit à mon Anselme. Ces personnages doivent rester des archétypes. On est bien d’accord que c’est a priori complètement débile. Mais j’ai une conscience professionnelle, moi, Môsieur.

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3 commentaires pour Pas trop loin, le masque, svp…

  1. hetre dit :

    Moi c’est pareil…Même pendant un apéro je n’ai pas pu faire ami ami avec un patron ou un flic quels qu’ils soient.

  2. serge barande dit :

    Heureusement que t’as écris "a priori" juste avant "complètement débile". C’est pas bien de rester inscrit dans un rôle plaisant ? Et je n’évoquerai même pas le Fond (on est déjà le 7 juin…)

  3. LN dit :

    Tant que l’Anselme reste vivant en toi….

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