Au charbon !

Au charbon !

Sortir une histoire à toute berzingue, je crois que je sais faire. Mais celle que j’ai sortie, elle est un peu Don Quichotesque. Il s’y passe tes tas de choses. La situation de départ permet d’inventer à chaque scène. Souvent autosatisfait de la première mouture qui ressemble à un terrain de jeu jubilatoire, il faut ensuite se plonger dans le travail de la mine (de crayon), fastidieux, rigoureux, beaucoup moins drôle que la création du squelette, des situations et des personnages.

Si la première étape correspond aux premières séances d’improvisation de l’acteur, ludique et créatrice, la seconde s’apparente à celle des longues séances de répétition neuf-heures/dix-huit heures. Creuser ici, développer là, extraire le sens, organiser, donner le rythme.

Il y a des moments où j’envie ces chefs d’écriture qui définissent trames et personnages et font bosser des pools d’auteurs. À l’américaine, quoi.

Bon mais, je vais arrêter de rêver, là. Je ferais mieux de m’y mettre vraiment, au charbon, tiens.

Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

11 commentaires pour Au charbon !

  1. serge barande dit :

    Oh… ben… avec l’âge, ne dit-on pas que l’expérience vient ? Sers toi donc de tes nouveaux acquis… Supérieurs à ceux de l’an passé puisque tu en as gaulé d’autres… Hier, me semble-t-il… ? Très expérimenté et forgé que tu es maintenant, la plume sur le papier n’a plus qu’à glisser. Et de l’Esprit, via le bras, toute bonne idée s’inscrira sur le papier. Certes, d’abord confuse, foisonnante, désordonnée peut-être, en vrac parfois… Mais avec ton joli PC, tu vas nous réorganiser tout cela… assemblage, ré-assemblage de paragraphes, ordonnance (ou pas, t’es suffisamment fada pour ça) de thèmes et phrasés. Puis désordonnance du Tout, histoire de semer ton petit bazar d’écriture. Pour surprendre, étonner, subjuguer "les regardeurs de choses" que nous sommes. Tu sais faire… Allez, bosse un peu. Pour nous, juste pour nous qui ne faisons rien. Et que notre belle oisiveté s’esbaudit de ton chouette labeur. Que l’on continue d’admirer ton boulot, en d’autres termes. On n’a que ça à foutre nous autres, piètres acteurs, et Simples Spectateurs !!! Mais gourmands. Gourmets et gourmands de tes productions !

  2. Bernard Blancan dit :

    Bon, là, tu peux dire à Balou de revenir. Je lui ai mis des croquettes de lusque dans une gamelle chromée, au beau milieu du tapis Ikéa.

  3. claude dit :

    Je ne m’étais jamais rendu compte que je bossais si dur. C’est fou ce que tu viens de me revaloriser !…

  4. Bernard Blancan dit :

    Hé hé hé ! Ce nest pas le travail qui est pénible. C’est la conscience de son ampleur, de sa durée, avant de commencer. Un truc de mauvais élève. Car oui, il est bien vrai que travailler des mots, en soi, ça reste toujours et jusqu’au bout du plaisir et du jeu. J’ai beau prendre des années, je garde cette impatience des hommes pressés qui voudraient sortir en 15 jours un Trierwieler à 500.000. Heu… je devrais bosser mes exemples, quand même.

  5. serge barande dit :

    Y boude le Balou. Je crois que c’est Ikéa qu’il n’aime pas… Leurs poils s’entremêlent !

  6. Bernard Blancan dit :

    Il est bien comme son maître, celui-là…

  7. serge barande dit :

    Pour info, le vendredi 26/09, y a Landes qui est diffusé sur Canal+ Cinéma, à 20h50. 1ère diffusion téloche, enfin je crois… pas en clair, mais 1ère diff et en prime time. Pas mal non ?

  8. Lydie dit :

    "nous qui ne faisons rien", Serge tu exagères (cf : plus haut), ah mais siii môssieu, "je fais pas rien" : entre autres, je m’enquiers du bon voyage qu’a effectué chaque volatile se posant sur l’arbre de droite, celui qui ne perd pas encore ses feuilles !! c’est-y pas du travail ça ?? 😉

  9. Lydie dit :

    Pffffiiiiiouuuu… qu’est-ce que tu décris bien le travail ingrat d’auteur ! 🙂 Regarde ce que j’ai trouvé (si si, ça a un rapport !), trop drôôle : http://oulipo.net/sites/oulipo/files/attachment/gribouri.pdf Quel plaisir de créer, de choisir les mots, les polir, d’en déguster de nouveaux, de les agencer, d’oser et parfois se surprendre ; et puis ré-écrire, peaufiner, s’agacer parfois, s’interroger, ça fait partie du jeu… Quel bagne, ces labyrinthes, les doutes, cette foison d’éditeurs, quelques joies parmi des déceptions … En un mot, … courage ! 😉

  10. serge barande dit :

    De très artistique ou créatif, voulais-je dire, Lydie. Mais je te félicite pour le peuple des moineaux planqué dans les frondaisons !

  11. Bernard Blancan dit :

    Merci Lydie !

Les commentaires sont fermés.