La fête à la bricole

La fête à la bricole

Quand je suis silencieux sur le blog, ça ne signifie pas obligatoirement que je ne fais rien. Hier, par exemple, j’aménageais un espace de travail dédié à l’écriture. Un endroit monastique qui tient de la cellule (de moine ou de prisonnier). Et aujourd’hui, pris d’un élan de bricolage sans égal, j’ai changé le lavabo de la salle de bains. Ça semble rien, mais il faut monter le meuble, l’évacuation, la plomberie, retirer l’ancien (ce qui n’est pas aussi simple qu’il y paraît), puis raccorder après avoir fait trois aller-retour chez Brico Machin parce que ça ne tombe jamais comme on l’espère et qu’il faut des rallonges ici, des raccords là. Bref. Une petite journée d’un boulot très sain, idéal pour se vider la tête.

Rien à voir. L’autre jour, je m’étais fendu d’un article sur les films à l’arrach’. Et voilà que j’apprends qu’une partie de l’équipe avec qui je venais de tourner en a pris ombrage. Pfff, ces jeunes, comme ils sont susceptibles. En relisant l’article, chacun pourra lire mon propre positionnement par rapport à ce type de tournage, de mon point de vue de réalisateur. Je rappelle que je suis en cours d’écriture de deux fictions, l’une pour la télé, l’autre pour le cinéma. C’est à ce titre que, sans juger ce qui est fait par d’autres, j’élabore mes propres choix en les argumentant. L’un de mes deux projets s’inscrit dans une économie classique de tournage, avec une équipe complète, un tournage sur une période définie, le budget correspondant. L’autre, en revanche doit, pour se faire, inventer un vrai dispositif de tournage à l’arrch’ : deux ou trois petites caméras, un tournage éclaté en petits blocs, une équipe réduite à une configuration documentaire. L’histoire veut ça ainsi que les situations quasi documentaires par moments, de même que la nécessité de travailler dans un tout petit groupe de création permettant une hyper adaptabilité, un terrain de confiance propice aux aventures artistiques culottées, hors des clous. Voilà pourquoi je profitais de sortir d’un tournage « à l’arrach’ » pour définir mes propres choix, dans un autre projet, sans porter le moindre jugement sur un film dans lequel j’ai tourné deux séquences.

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21 commentaires pour La fête à la bricole

  1. serge barande dit :

    Il semblerait que ton opé lavabo ne se soit pas faite "à l’arrach". Travellings avants et arrières vers le centre de production outilstique Démontage des anciens décors, et mise en place des nouveaux. Etude du meilleur angle de prise de vues Bien prêter attention aux raccords Montage de l’ensemble Visionnage des rush Faire gaffe aux fuites scénaristiques (glou-glou) Pi rentrer dans les tuyaux fianciers Faut donc du temps, une bonne équipe et un vrai budget pour ça ! Bon… T’as fait ça seul. Comme quoi… !

  2. LN dit :

    Tu es très bavard, au contraire… ( du moins sur le blog) 😉 et pour notre plus grand plaisir… Même dans tes reponses aux commentaires!! Perso, j’attends les aventures du chien de Serge, et ses croquettes grand luxe, dans la belle gamelle en inox au milieu du tapis Ikea….:)))

  3. serge barande dit :

    Qqs news ??? Alors courte chronique canine. Balou va impec, omniprésent sur le St-Maclou de réforme, gaulé aux puces de Clignancourt. Ses croquettes "ouvrières" ont été ingérées dans sa gamelle prolo (plastoque). Y range ses puces, ordonne ses poils de pattes, engueule les chats et chiens de passage, roupille et me colle aux basques. Voudrait aller à la fête de l’Huma, cocher Kerviel et lécher Méluche. Pas le temps ! Rien d’anormal. La forme habituelle ! Mais je l’aaaaiiiiiiime, ce con de chouette bestiau clownesque ! On est potes.

  4. Bernard Blancan dit :

    Ben, c’est moins cher…

  5. Bernard Blancan dit :

    Ouais, mais quand vous êtes assis devant le cinéma, par exemple, ça fait, disons, comment dire…

  6. claude dit :

    C’est pas mal, ton truc. Mais pour un bon bricolage à l’arrach, tu aurais dû coller sous le siphon le seau à charbon du blog précédent. Qu’est-ce t’en penses, fiston ?

  7. LN dit :

    Il va le dire…..:-)

  8. claude dit :

    L’osera pas…

  9. serge barande dit :

    Hé-hé… ça fait… touristes !

  10. Bernard Blancan dit :

    J’ai essayé la version juste le robinet au-dessus de seau, mais Mathilde trouvait pas ça génial. C’eut été pourtant plus simple, je te l’accorde.

  11. LN dit :

    Ce qu’il y a de très marrant sur un blog, c’est que les reponses sont parfois séparées par d’autres comms, qui eux mêmes répondent… ;-))))

  12. Bernard Blancan dit :

    J’allais pas dire ça… mais bon.

  13. Bernard Blancan dit :

    Pas oser ? Oh, je suis pas un sot à charbon ! 😉

  14. Bernard Blancan dit :

    Pour LN : ce sont les limites de l’arborescence… Tu cliques répondre à côté d’un comm et, s’il y en a un qui a cliqué entre temps, ta réponse s’affiche sous celui-là. Il faudrait bricoler le truc à l’arrch’, avec ou sans seau…

  15. Lydie dit :

    Tu as super bien expliqué tes points de vue… ah la la, les susceptibilités, y’en aura toujours ! Alors continue de nous dire ce que tu penses, c’est intéressant et instructif ! 😉

  16. Lydie dit :

    Yep, le bricolage c’est comme la marche ; c’est fou ce que ça fait du bien au cerveau !!

  17. Lydie dit :

    Elle a raison, Mathilde, faut faire des choses géniales, voire pratiques… Manquait plus que, par fantaisie, tu accroches au seau le puits, la corde et la poulie !!

  18. Bernard Blancan dit :

    Exactement. Et en plus, il en sort un truc plaisant et utile.

  19. Bernard Blancan dit :

    Bon, un puits au 7ème étage, je sens que ça va poser des problèmes…

  20. LN dit :

    Sans sot, mais pas à l’arrach’…Un puits, au septième étage, tu imagines le truc? 😉

  21. LN dit :

    Oui, super, ça marche!!! ( l’arborescence)…

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