Médecine du travail

Médecine du travail

Désormais, il est obligatoire d’avoir une visite médicale valide (deux ans maxi) auprès de la médecine du travail. Un employeur ne peut vous faire travailler sans cela. Voilà une réglementation qui, dans sa philosophie, veut agir pour la bonne santé des employés. Qui s’en plaindrait.

Mais du coup, on est loin du choc de simplification appelé de ses vœux par notre cher gouvernement en qui nous avons toute confiance.

Ma dernière visite n’est plus valide depuis le mois de juillet. Depuis le mois d’août, j’essaie de joindre mon centre de médecine du travail. À chaque fois, je tombe sur un répondeur qui m’annonce que toutes les lignes sont occupées. En fouinant sur le site, je suis parvenu à trouver une adresse mail avec laquelle on peut faire une demande de rendez-vous. J’ai donc envoyé un mail vers le 20 août. Constatant que je n’avais toujours pas de nouvelles, je rappelle ce matin. Pareil. Le petit répondeur qui se termine toujours par ces petits bips horripilants qui vous laissent seul face à votre téléphone. Mais bon, au bout d’une dizaine d’appels, tandis que je m’apprête à enregistrer la non-communication pour vous faire écouter à quoi ça ressemble, à mon grand étonnement, une dame me répond. Elle me demande mon nom, mon prénom, ma date de naissance, mon numéro de téléphone. Vous pensez que c’est pour me donner un rendez-vous ? Pas du tout.  Elle m’annonce qu’une personne me rappellera plus tard. Elle précise qu’il y a un délai de trois à quatre semaines avant d’être rappelé (et sans doute autant avant la date effective de rendez-vous). Je monte alors sur mon grand poney blanc et lui dit que j’essaie de les joindre depuis plusieurs semaines sans succès. Je précise que j’ai aussi envoyé un mail. Elle me répond alors qu’ils reçoivent un bon millier de mails par jour et qu’il est donc impossible de les traiter. Allo, Kafka ?

Putain, je vous jure que si Sarkozy nous promet de simplifier ce bidule… Non, je ne voterai jamais Sarkozy. Jamais. Quoi qu’il arrive. Même s’il me promet de changer la médecine du travail. Même s’il est face à Lepen.

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13 commentaires pour Médecine du travail

  1. Samuel Marès dit :

    mon petit doigt me dit que : oh oui Sarkosy , il va tout simplifier pour le plus grand bonheur du MEDEF et des travailleurs.

  2. Marianne dit :

    "Je monte alors sur mon grand poney blanc"… Oh mon Dieu!!! Celle là je la connaissais pas! Je suis pliée! 😉 Y a encore qq chose qui rappelle Don Quichotte, dans le choix du blanc…

  3. Bernard Blancan dit :

    Il va encore me donner des ulcères, celui-là…

  4. Bernard Blancan dit :

    je trouvais que monter sur mes grands chevaux avait quelque chose de prétentieux… 😉

  5. serge barande dit :

    Y avait "longtemps" que la "doc du taf " ne t’avait pas pompé l’air. Tu renoues ! A la fois bon signe (t’as du taf qui le nécessite), mais preuve réitérée que ça merdoie toujours autant ! Expérience de simple salarié qui doit, de temps en temps, la passer la visite en question. Ben là, ils t’envoient un joli papelard d’invite, estampillé comme il faut, précisant date et horaire et t’indiquant que si tu ne préviens pas au minimum 48h00 à l’avance comme quoi t’es pas dispo pour le rencard… Ouh-la-la, ça va chier des bulles ! Tout ça pour simplement dire : Hé, les lapinous… Si on pouvait un tant soit peu partager les délais en question… entre vous et moi, entre vous et moi, entre vous et moi (dire trois fois pour qu’ils pigent bien !). Ou procéder autrement, plus violemment… Comme au poker : pour voir. Allô, j’ai le cancer du boulot…… Allô…….. j’ai le cancer du boulot ! "… Prière de bien parler dans le combiné….. Prière de bien parler dans le combiné….." BIIIIIIIPPPPPP………… Et merde ! Plutôt crever !

  6. serge barande dit :

    PS : Méfiance ! J’ai déjà croisé des poneys excessivement prétentieux, se prenant même pour des pur-sangs… Les cons…, ils se ramassaient la frange dans le premier obstacle venue. Métaphore gouvernementale… ? Meuuuh non, enfin, loin de moi cet esprit chafouin…. savez bien.

  7. Lydie dit :

    Tiens, j’me souviens que tu en avais déjà parlé, ah ben mince, ça ne s’arrange toujours pas !!

  8. Lydie dit :

    Monter sur ton grand poney blanc ? C’est plutôt eux qu’il faudrait faire descendre (pas les descendre hein, comprend pas de travers quand même !) de leur pied d’estale j’sais pas pourquoi je l’ai écrit comme ça !? … piédestal 😉

  9. Bernard Blancan dit :

    En son temps, c’était pareil. Convoc toute bête…

  10. Bernard Blancan dit :

    C’était y a 2 ans pour tourner dans une série policière…

  11. Bernard Blancan dit :

    Je vais demander à Serge si je peux monter sur son chien…

  12. serge barande dit :

    Eh… Grand dadet, t’aurais les pieds qui toucheraient (à peine) le sol. Z’y va le fada cui-ci ! T’as qu’à voir les crampes que t’aurais au bout de deux heures de chevauchée infernale, à fuir la doc du taf ! Mon chien, c’est comme une mobylette, quand t’es trop petit pour monter dessus… Ben t’évites. Hein !? que ça fout les chocottes… T’évites, parce qu’elle est fragile ma "mobylette", pi sensible aux coups de tonnerre. Et "Tonnerre", c’est le nom des chevaux de tous les cow-boys que je connais. Mais Balou, c’est un ours. Tu vois bien que ça colle pas ! On y arrivera pas à ce scénar. Trop confus, trop décousu.

  13. Bernard Blancan dit :

    J’ai des aiguilles et du fil. On va réparer tout ça. Tu me prêtes tes lunettes ? Mais qu’il est con cuila ! Il les a mises à son chien… pffff, on est mal barrés, tè.

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