Sourcils froncés

Rue Étienne Dolet 75020 Paris
Rue Étienne Dolet 75020 Paris

Je croise un voisin de l’immeuble dans la rue.

  • Tiens, je t’ai vu l’autre jour, à la télé, dans le truc là, le film à la campagne…
  • Le Village Français ?
  • Oui, c’est ça ! Ben, dis-donc, t’as encore un rôle de méchant ! (Ah bon ?). Et puis les gens qui parlent, les révolutionnaires, c’est un peu simpliste, quand même. Par contre, l’allemand et sa compagne, qu’est-ce qu’ils jouent bien ! Qu’est-ce que c’est émouvant ! Très beau, ces moments.

Bon… Là, j’ai réalisé à quel point il pouvait y avoir une marge entre l’implication qu’un acteur peut avoir dans un rôle, dans sa vision du personnage et la perception qu’en ont les gens. Moi, mes personnages durs, bourrus, sévères, j’essaie d’y glisser de l’humanité, des failles, de la fragilité sous le masque. Mais visiblement, souvent ne demeure que le masque, l’étiquette (méchant, dur, pas commode, fait peur…).

Après cette rencontre éclairante, j’ai regardé ma page C’est qui ce Blancan ? (visible ici). En effet, les personnages que l’on voit sur les photos ont souvent les sourcils froncés, la mine buttée. C’est vrai que peu de réalisateurs m’offrent des rôles de mec sympa et fragile. Hier soir encore, j’étais dans une rediffusion de Magellan où je joue un homme bien trouble encore.

Ben, finalement, c’est sans doute Cédric Jimenez qui m’offre la possibilité d’être vu (encore dans un rôle de flic, certes) dans un personnage plus ouvert, qui sourit, rigole même, se bourre la gueule avec ses collègues, plus rond (dans tous les sens du terme). C’est aussi une des raisons qui font que la perspective que vous voyiez La French me ravit.

Ha, les acteurs qui se sentent enfermés dans une image alors qu’ils sont persuadés d’en avoir sous le coude…

La photo n’a rien à voir avec l’article. Elle illustre juste un archétype parmi tant d’autres.

http://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/video-cinema-la-french-un-grand-polar-francais_757963.html

Pour ceux qui ne sont pas arrivés ici par Facebook…

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Putain, passer de 50 lecteurs à 1000 après l’avant-première de La French (voir ici) ! J’arrête pas de bosser comme mon propre chargé de communication. Et je réponds aux commentaires, je gère le Facebook, je réorganise le blog… Je fous en l’air des années de travail de Momo (pour ceux qui n’ont pas suivi, c’est ici). Le temps de rien faire à côté. Pas même un article digne de ce nom. Mais bon, maintenant que le ménage est fait, je vais pouvoir m’y remettre.

J’ai créé aujourd’hui une page intitulée « C’est qui, ce Blancan ?« . Vous pouvez la voir en cliquant sur le lien affiché sur la barre noire de la page d’accueil ou bien (en cliquant ici)

Dans le Ça m’intéresse sorti aujourd’hui

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Heu, on n’y parle pas de moi pour La French ou pour Un Village Français mais pour mon bouquin « Si j’étais guérisseur ». Un excellent dossier documenté sur le rapport science/ »paranormal ».

Ben oui, c’est la saison où je récolte (French, Village Français, le bouquin, bientôt l’autre). Il va falloir que je recommence à semer. C’est ce que je fais en tournage de la fin de la saison 6 mais il ne faut pas que je mollisse sur les autres projets.

La French, histoire d’un buzz

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Pendant le tournage de La French, j’ai dit à Cédric Jimenez et à d’autres que je sentais un truc incroyable, du genre Indigènes. Pourquoi ? Parce que du réalisateur, de chaque acteur, chaque technicien, il y avait une sorte de foi qui irradiait, une énergie particulière, de celles qui rendent invincible. C’était plus une équipe de cinéma mais l’OM en finale de la coupe d’Europe. Jimenez entraineur, Dujardin capitaine, Lellouche buteur… et Jimenez de rassembler toute l’équipe au vestiaire « Les gars, on y croit et on joue collectif ! »

Et puis, la responsabilité d’incarner des personnages qui ont vécu ou vivent encore…

Le film terminé, une fois que je l’ai vu, moi aussi, j’ai continué à y croire. J’aurais voulu qu’il sorte le lendemain. Fébrilité. À l’avant première parisienne de mardi, la réaction de la salle abondait dans le sens d’un succès à venir.

Mon fils Paul m’avait accompagné. Son verdict à la sortie : « Énorme ! Ça va cartonner parce que c’est à la fois un film populaire et intelligent. »

Hier avait lieu la sortie du film à Marseille, sans presse nationale, sans télé. Résultat : le film est numéro 1, devant Astérix et tout le reste.

Un signe objectif de ce buzz : j’ai posté la photo de l’équipe hier vers 16 heures. Mon blog qui d’habitude rassemble entre 50 et 100 visiteurs quotidiens dépassait les 1000 à 23:00. Ce matin, à 08:45 on pouvait déjà voir plus de 300 visites venant de plein de pays.

Comment dire… Cédric Jimenez, grand sorcier du cinéma, on est avec toi ! (ce mec est jeune et c’est à peine son second film)

Mais restons concentrés. Le match, c’est mercredi prochain.

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Statistiques du blog hier à 23:00
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Statistiques ce matin à 08:45

Qui c’est, ce Blancan ? (cliquez ici)

Avant-première de La French hier soir

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Benoît Magimel, Alain Goldman, Gilles Lellouche, Cédric Jimenez, Audrey Diwan, Jean Dujardin, Guillaume Gouix, Mélanie Doutey, Bernard Blancan, Moussa Maaskri, Pierre Lopez, Cyril Lecomte.

L’escalier étroit qui monte à la salle évoque l’entrée des joueurs de foot sur le terrain ou celle du taureau dans l’arène. Dans la salle, les hauts parleurs appellent Pierre Lopez. Oh non, lâche-t-il avant de se lancer. Puis Moussa Maaskri, Cyril Lecomte, Bernard Blancan… À mon tour, je m’élance et dévale en courant la longue allée qui descend vers l’écran. Cédric Jimenez (le réalisateur) est déjà en bas, avec Alain Goldman (le producteur), Audrey Diwan (la scénariste). Suivent Benoit Magimel, Mélanie Doutey, Gilles Lellouche et Jean Dujardin. La grande salle du Gaumont Opéra est pleine. Le seul hic, c’est que je ne n’ai pas mis de costard. Et je suis le seul. C’est Momo qui m’avait conseillé d’y aller sobre.

À la fin, nous avons eu droit à une standing ovation. Standing ovation debout, dirait Momo. Et des applaudissements à faire rougir les Marseillais. OM-PSG : 1 – 1.

Cela faisait deux jours que j’avais le trac pour cette projection. Et ce fût une réussite à la hauteur de celui-ci. Je vous ai déjà donné mon avis sur le film, sa bande d’acteur et son réalisateur (relire ici).

Mais qu’en est-il de ma pomme ? (Puisqu’aujourd’hui je me la pète) Mon rôle fait partie d’une très belle famille de seconds rôles qui habite ce film choral. Ni plus petit, ni plus gros que les autres : le commissaire Lucien Aimé-Blanc. Un vrai beau personnage que j’ai endossé sans faire semblant. Pour ce rôle, je me suis fait une gueule pas possible et je parle avec l’accent de Marseille. Un point positif et un point négatif à cette petite performance :

Le point positif : les gens aiment ce personnage et pensent que je suis Marseillais.

Le point négatif : les gens ne me reconnaissent pas et pensent que je suis Marseillais. C’est Momo qui va être content !

Je compte sur vous pour aller voir La French dès la semaine prochaine (il est sorti à Marseille aujourd’hui).

Un petit coucou en passant aux copains absents de la soirée d’hier et à la bande de flics figurants de Marseille (Jean-Claude, P-J, André…) !

Petit mot d’excuse à l’intention de l’attachée de presse, en voyant la photo : le protocole aurait sans doute voulu que je m’agenouillasse au lieu de rester sur la ligne des têtes d’affiche… je ne suis resté debout, sans avoir aucune conscience de la composition du groupe, que par souci de cacher mon jean…

Qui c’est, ce Blancan ? (cliquez ici)

Village Français épisodes 3 et 4 de la saison 6

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Ce soir, deux épisodes très forts du Village Français ! Vous me direz, c’est un pléonasme. Mais bon, pour Anselme, c’est un tournant important. Je ne peux en dire davantage, mais vous n’êtes pas au bout de vos surprises.

N’hésitez pas à vous lâcher sur les commentaires après la diffusion ! Demain, je vous raconterai la projection de La French. Je me demande si je m’habille pour y aller…

Je like des deux pouces

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Excellente journée de tournage sur le Village. Trois belles séquences. Demain, rebelote avec le préfet. Ça nous éloigne du moment de solitude de l’autre jour et ça fait du bien.

Ben, c’est tout ce que j’ai à dire aujourd’hui. Nous avons rendez-vous demain soir.

Au Programme

Orange Man Walking with Clipboard.

Demain, je pars tourner pour trois jours supplémentaires sur Un Village Français. Mon Anselme n’est pas vraiment content. Pourquoi ? Vous le saurez si vous ne manquez surtout pas les deux épisodes de mardi soir. Je vous préviens, c’est du lourd. Et Anselme, pour l’occasion révèlera d’autres côtés de sa force.

Mardi soir, je ne serai pas quant à moi bloqué devant mon téléviseur car j’ai vu les épisodes en DVD (très content…). Je serai à une avant-première de La French. Là aussi, c’est du lourd. Je ramènerai quelques photos d’un moment qui va compter. Quant à vous, il vous faudra attendre la semaine suivant pour la sortie : le 3 décembre.

Après cela, les 6 et 7 décembre, ce sera à Blaye que j’irai signer Secrets de sourcier. Ambiance plus feutrée.

Les jours qui viennent s’annoncent bien chargés et leur perspective ne font pas de moi l’homme le plus serein qui soit. Heureusement que je ne suis pas candidat à la présidence de l’UMP, sinon il faudrait rajouter le 29 novembre et un ulcère à l’estomac.

Quoi ma tête ?

jeune homme noir peur panique frayeur

Je pousse la porte du magasin qui tient davantage du vaste entrepôt. Éclairés au néon, lits et canapés affichent en rouge leurs prix avec rabais obligatoire. Le patron est au téléphone. Il déambule entre deux rangées de lits et se fend d’un signe de bienvenue sans pour autant mettre fin à sa conversation. Je m’avance vers le fond. Mon objectif : un matelas en 120 pour mon fils. Un homme plus jeune que le patron (et qui ne téléphone pas) surgit de derrière un gros pilier. Il me jauge de pied en cap, les yeux écarquillés et les sourcils froncés. Un vilain eczéma décore un coin de sa bouche. Sans doute une déco de Noël.

Sa tête reste figée dans une expression ahurie. Je pourrais penser qu’il me prend pour un SDF, pour un mec couvert de sang ou bien que j’ai un flingue à la main. Je n’arrive pas à savoir ce qu’il projette sur ma pomme. Il finit par lâcher : « je peux quelque chose pour vous ? ». Là, j’opte pour l’hypothèse que je suis pour lui un malade échappé de l’asile et plutôt mal en point, vêtements déchirés, plaies ouvertes sur le visage.

J’aurais envie de lui répondre que je veux un kilo de clémentines et la caisse, tant que j’y suis. En tout cas, je prends un temps un peu trop long pour lui dire que je veux juste un matelas (ce qui est une évidence, puisque nous sommes précisément dans la zone des matelas). Je ne sais pas si c’est le son de ma voix, ou bien les mots rassurants que j’ai prononcés, mais l’homme s’est aussitôt apaisé.

Ça ne vous arrive jamais, à vous, de vous trouver face à quelqu’un à qui vous semblez faire peur ?

Bientôt

propocouvbisJe dois corriger la deuxième épreuve du roman Catapulte avant le bon à tirer. Voici une proposition de couverture… Vous serez évidemment informés de la sortie.

Et là, je ferme l’ordi pour bosser mes textes de lundi, mardi et mercredi pour le Village.

Mardi soir, c’est l’avant-première parisienne de La French. J’irai avec mon fils cadet, apprenti comédien et fan de Dujardin. Il a intérêt d’être fier de son père. Sinon, je le mets dans les pattes de Momo !