Voyage au Village

Voyage au Village

Si Anselme a quitté sa ferme pour rejoindre le maquis, c’est grâce à l’intérêt pour ses poules de quelques jeunes résistants. S’en est suivi une période de planques en forêt, de purées de marrons, de quelques actions qualifiées de terroristes. Puis, peu à peu, c’est la reconquête de Villeneuve qui s’amorce, puis la libération. De fait, de paysan isolé, Anselme se retrouve confronté aux logiques urbaines. Pas toujours évident pour un rustre.

Comme acteur, j’ai adoré tourner à la ferme et dans le maquis. Ça voulait dire tourner en extérieur, dans la forêt, sur une falaise, dans les chemins. Tournage d'enfants qui jouent à la guerre. Le soleil, la pluie, le froid, le chaud. Tous ces éléments dont on s’abrite en vivant à Paris. La nature comme espace de travail, ça me plaît. J’aurais pu l’oublier.

Si maintenant les décors sont cadrés par des murs et des plafonds, si les perspectives se limitent à celles des rues, si la distance qui nous éloigne de l’horizon se mesure en mètres, c’est l’occasion pour moi de jouer avec les personnages qui vous accompagnent depuis des années et de rencontrer les acteurs qui les incarnent. C’est un plaisir constant qui s'ajoute à celui de jouer. Les figures mythiques quittent leur masque, le temps d’un repas, entre deux prises, à l’occasion d’un retour en train. Les histoires des uns et des autres viennent s’ajouter à celle que l’on raconte. C’est décidément passionnant, ce métier.

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2 commentaires pour Voyage au Village

  1. serge barande dit :

    Ben, t’es naturellement un type du Dehors. Mais pas que… Les histoires de dedans (entre quatre murs) sont techniquement chouettes à vivre, interpréter et filmer. Si le scénar et les décors collent, intérieur ou extérieur… finalement, sont porteurs. Nous, pauvres spectateurs des campagnes profondes, pauvres regardants d’histoires d’antan, auront précaution à disséquer tout ceci, concentrés que nous serons, livrés aux odeurs des sous-bois comme à celles des rues de bourgades, voire à celles de la poudre. Si tant est que ça chauffe en résistance ! Dans 7 SOIRS !!!

  2. Bernard Blancan dit :

    C’est ça, un type du dehors qui sent le feu de bois. C’est tout ce que je mériterais…

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