Sans chichi

chichis_(ou_churros)

Ben la voilà, la reprise. Pas moyen de décoller de l’ordi. On ne peut pas se transformer en chargé de communication pour son bouquin et se consacrer à autre chose. Il faut dire que c’est un peu de ma faute.

Trop pressé, je suis allé chez un éditeur participatif. Ce qui veut dire pour être clair, à compte d’auteur. Alors, forcément, ces boîtes-là, elles donnent tout jusqu’à l’impression du bouquin. La suite, ils s’en foutent un peu puisqu’ils ont déjà rentabilisé le livre. Ce n’est pas une critique, mais un constat logique. Si tu vas chez Midas pour changer le moteur de ta caisse, ‘faut pas te plaindre s’il manque des boulons à l’arrivée. C’est ainsi que je découvre les clauses de mon contrat et l’absence totale de distribution. On vous vend un référencement Dilicom, un service de communication, et vous réalisez que les bons libraires travaillent avec Électre (vous n’y êtes pas), et que les bouquins sont tirés au compte goutte. Aucun stock d’avance. Ce qui implique déjà un délai de livraison de 4 à 8 jours annoncés. Pour organiser une signature chez un libraire, il faut s’y prendre trois semaines à l’avance. Pour bien faire, il faudrait que je sois moi-même diffuseur de mon livre, que j’ouvre un compte pro chez Amazon. Mais voilà, c’est tant pis pour moi. Je n’ai que ce que je mérite. Personne ne m’a obligé à y aller.

Pour vous, ça se concrétise par une démarche particulière auprès de votre libraire, en portant les références que j’ai indiquées sur la page consacrée aux commandes. Et il vous faudra patienter un peu. Dans une ère où l’on reçoit le lendemain ce qu’on a cliqué la veille, ça fait pas très sérieux. Néanmoins, ça reste plus simple par internet. Je suis désolé pour ceux qui ont précommandé avant les fêtes. Ils en ont encore pour une petite semaine. Ben oui, mauvaise période pour le petit commerce.

N’empêche que, malgré tout ça, je vais tout faire pour que Catapulte ait la vie qu’il mérite. C’est du boulot. Je vais essayer de trouver une ou deux librairies relais sur Paris, une sur Bordeaux, une du côté de Langon (l’histoire se passe entre Villandraut et Bazas) et une dans le Béarn. En même temps, il faut que je me démerde à trouver un peu de presse, au moins locale. Si certains veulent me filer un coup de main, il ne faut pas hésiter. On va y arriver !

De tout cela est née l’idée de faire un documentaire autour de l’édition de mon futur roman (pas Catapulte. Un autre…). Plein de choses à raconter, à montrer, à faire découvrir sur ce domaine (autoédition, édition à compte d’auteur, petits éditeurs, gros, médias, salons du livre…). Ça, il faut que j’en parle à ma productrice.

Allez, promis, demain, je parle cinéma…

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10 commentaires pour Sans chichi

  1. Sarro Philippe dit :

    Tu as la librairie La machine à lire à Bordeaux (L.M.L) Place du Parlement.

  2. Sarro Philippe dit :

    Au printemps il y a le salon du livre de Bordeaux avec plein d’éditeurs régionaux ça a lieu les 10, 11, 12 avril 2015, c’est à coté du Conservatoire de Bordeaux.
    Voir ci-dessous
    http://escaledulivre.com/

  3. mgoffice dit :

    Bernard, tu n’as pas à t’en vouloir ! C’est le système qui veut ça ! C’est aussi à nous, tes amis, de te donner la main. Courage on va t’aider. Des bisous (Margotte)

    • Blog Blancan dit :

      Je ne manque pas de courage. Juste un peu de soleil. Non parce que, le gris sale, ça commence à bien faire. C’est pas parce que c’est la rentrée qu’il faut mettre la bâche…

  4. Anna dit :

    « les closes de mon contrat »…aïe! pas trop d’ouvertures, n’est-ce pas? Bon courage!

  5. Lydie dit :

    Ouhla oui, y’a des choses à dire sur le monde de l’édition !! … tu me piques l’idée 😉

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