Un nouvel avis sur Catapulte

propocouvbis

Et voici le retour de lecture de Claire (Merci !)

Catapulte.

Léda et Ludo en armure et chapeau pointu des temps médiévaux ? Que nenni !

Léda et Ludo sont tout à fait « normaux » ! Enfin, en apparence, et durant 10 pages !

Après, ça se complique un peu !

Mon rapport à ce roman fut celui un peu à part de la nana un peu scénariste, un peu réalisatrice, qui aime les mots, les écrire, les lire, les faire dire…

Et qui a eu le privilège de croiser le temps d’un café et d’un « coup de pendule » la route du dit écrivain sur ses chères terres du Sud-Ouest, que je connais bien depuis bientôt 25 ans, pour raison de mariage avec un gars de là-bas.

Mais fit de digressions, revenons à nos pots de fleurs (pas de moutons dans cette histoire, donc pas de rimes) !

Donc, dès les premières lignes, j’ai mentalement « planté le décor », avec la chance donc de connaître très bien ce Sud-Ouest où se passe l’action du récit.

Mais le décor pourrait tout aussi bien fonctionner en Alsace ou dans toute autre région pourvue de vignobles.

Dès le début donc, Catapulte devient pour moi un scénario qui prend vie.

Je colle sur les noms des visages de comédiens connus, et je laisse faire les « acteurs » du roman.

Il est évident que l’auteur le « voit » son roman !

Sacré Bernard !

Le récit fait la part belle à des personnages hauts en couleurs, tout en créant des blancs à remplir par le lecteur selon sa sensibilité (croire ou ne pas croire en « ces trucs-là ») et en créant un manque selon chacun, en fonction de sa dose nécessaire quotidienne de pragmatisme et/ou de « merveilleux » !

On se régale (en tous cas moi je me suis régalée), et l’intrigue se complique juste assez pour faire trembler le premier rang de vigne et les pieds de tomates de la voisine !

Du rififi chez les chevreuils…

Bref, difficile d’en dire plus sans dévoiler l’histoire, mais sachez que cette Catapulte là est réglée en mode « paf dans la tronche à 200 m » !

A lire d’urgence…

Dans le train ou ailleurs… !

Merci Bernard (ma génération connaît le nom de cette émission de télé, pour les autres, cherchez dans Google!)

Claire Desplat

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Un commentaire pour Un nouvel avis sur Catapulte

  1. serge barande dit :

    C’est très joli et très pertinent ce que nous a écris Claire.
    Ça donne envie de lire, de se plonger à lecture perdue en Catapulte.
    De faire connaissance plus amplement avec tous les personnages…

    L’aspect « images », expressément au pluriel, est indéniable.
    Il est parfois des écrits qu’il faut lire les yeux fermés. Et ce n’est pas un paradoxe, ou chose inconcevable – très abstraite – mais parfois une très simple réalité : Où l’image précède le texte,. Où les écrits alimentent les images perçues, entrevues.
    Écrire les yeux fermés est tant utile en la description des paysages (humains, aussi) que l’on raconte.
    La confrontation de ces deux aspects, intrinsèquement liés – sans que l’un ne dirige forcément l’autre – convient forcément en ce que l’auteur lui-même, et ses lecteurs d’ailleurs, aillent (souhaitent) de concert vers un projet plus imagé (scénarisé-filmé), qu’il n’en conviendrait de prime abord…
    Quoique le Lascar devait, par sa pratique quasi innée, avoir bien cela dans le fond de sa pensée, lorsqu’il l’écrivait, sa Catapulte… (je suis un presque vieux singe et je sais bien des grimaces…).

    Mais le plus pertinent, en tout cela, c’est que peut-être… un jour… des images naissent d’écrits qui sont eux même nés d’images, alors que celles-ci, à l’origine, ont permis d’inscrire ces écrits-là.
    Et aucun paradoxe en tout cela. Bien au contraire, une logique absolue…
    Qui voit… Écrit !

    Et bien des « écriveurs » ne voient pas forcément ce qu’ils écrivent ensuite. D’où certaines dissonances en les écrits de quelques-uns…

    La vue… les images que l’on reçoit (face à la feuille blanche, parfois…), restent maîtresses en l’écriture. Décrire, c’est ressentir. Ressentir, c’est transmettre. Transmettre ses écrits, c’est aimer partager.
    Aimer transmettre et partager, c’est Offrir l’aventure aux lecteurs.
    Les envoyer outre horizons de normalité, c’est un peu leur proposer « grande et autre chose », ce dont ils n’ont pas matière habituelle.
    Confucius disait… (non… je déconne, c’est pas lui, c’est de moi… Va pas nous faire chier non plus le Confucius)… :
    « Fais bien attention à ce que l’on t’apprend, mais reste bien ouvert et attentif à ce qui te surprend. Tu t’enrichiras ainsi au fil des ans, comme l’hirondelle renaît à chaque printemps ».

    Fais chier… Je chinoise trop grave… Je suis trop « Confucius » en ce moment…
    Faut vraiment que je consulte… !

    Té… « Toi qui fait rien, là »… Choppe donc ton pendule et vois ce que tu peux faire… Pour moi, un pauvre hère…
    Je sais bien que le boulot est immense…
    Mais bon, t’as du talent…
    C’est ce qui se dit en tout cas dans le Microcosme… Ici bas… !

    Alors, s’agirait-il davantage d’images que d’écrits… ?…

    Quel serait ton diag ? Faut opérer Docteur ? Trépaner la bête, peut-être ???
    Là… Tu m’en vois enfoui dans l’interrogative absolue… !

    Je t’avouerai très humblement que j’ai mes grandes limites en la belle compréhension des Choses -et avant trépanation…

    On se laisse le choix… hein… c’est plus coolos…

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