Le drame quand on vieillit, c’est qu’on reste jeune…

medecin

Hier, j’endossais les habits d’un médecin pour le film Vendeurs de Sylvain Desclous. Outre le plaisir d’en être (j’aime son cinéma), ce fût une séquence très agréable à tourner, avec Gilbert Melki. Quand vous devez dire « tachycardie paroxystique » et que vous êtes sujet au bafouillis émotif, vous savez qu’il y a risque de patinage. Mais le plateau est tenu avec tant de douceur et de bienveillance par Sylvain Desclous, que vous remettez le pied à l’étrier aussitôt, en confiance. La confiance est un maître mot de la direction d’acteur. J’ai eu aussi le plaisir d’être éclairé une nouvelle fois par Manu Soyer (Landes). Un magicien qui fait de la lumière avec les ombres, sans projecteur.

Bref, des journées de tournage comme celles-là, on en redemande.

Comme mon personnage parle de Julien Gracq (le titre de l’article), je vais le lire.

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10 commentaires pour Le drame quand on vieillit, c’est qu’on reste jeune…

  1. claude dit :

    Tu t’es encore gouré. C’était parodie taxidermique. Ah là là !

  2. Lydie dit :

    Allez, pour soigner ton « bafouillis émotif »… un p’tit truc à répéter une dizaine de fois, hein ?
    « Je troque trente trucs turcs contre treize textes tchèques… Je tr… » 😀

    Et pour éviter de patiner, prends un 4X4 !

  3. serge barande dit :

    Entre ombres et lumières au fin fond des landes humides, pour moins s’enquiquiner le scénar et la diction, je te conseille de conclure sur « rhume des foins ». Le type, sur le fond, il est autant malade que l’autre, et ça évite de se vautrer dialectiquement.
    Je suis pour faciliter la vie des acteurs !

  4. Lydie dit :

    ah évidemment, môssieur choisit la facilité !! 😉

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