Le scénario

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Quand j’ai vu Elle l’adore de Jeanne Herry, j’ai eu envie de donner un César à Sandrine Kiberlain pour son incroyable interprétation de Muriel. Mais bon, Sandrine Kiberlain, elle avait déjà un César l’an dernier. Alors…

Je suis un des animateurs du stage Niçois organisé par La Réplique autour du casting et de la direction d’acteur, avec Coralie Amédeo et Cyril Lecomte. J’ai décidé de profiter de cette occasion pour me livrer à une expérience de laboratoire : mesurer la part de l’écriture dans l’interprétation des comédiens. Matériau : la scène d’interrogatoire de Elle l’adore.

Hypothèse 1 : Les stagiaires parviennent à une performance correcte mais en-dessous de celle de Sandrine Kiberlain et preuve est faite que le scénario n’a qu’une importance relative dans la performance de l’acteur.

Hypothèse 2 : Les stagiaires livrent majoritairement une performance de haut niveau et preuve est faite de l’importance majeure du scénario.

Résultat : l’hypothèse 2 se trouve pleinement confirmée.

Si Gabin disait « pour faire un bon film, il faut trois choses : une bonne histoire, une bonne histoire et une bonne histoire », j’ajouterai que pour qu’un acteur révèle son talent, il a besoin d’un rôle bien écrit. Bref, d’un bon scénario.

Deuxième conclusion : Sandrine Kiberlain sait choisir les films dans lesquels elle tourne.

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23 commentaires pour Le scénario

  1. Pascale dit :

    Cette scène est un EXEMPLE !
    Sandrine y est extraordinaire.

  2. Blog Blancan dit :

    Ben, je te montrerai ce que font les filles du stage. Elles sont extraordinaires aussi 😉

  3. Pascale dit :

    Avec plaisir !

  4. Lydie dit :

    Un certain Michel Audiard, scénariste et dialoguiste, a permis la réalisation de films succulents, on ne peut le nier !

    Mais il faut aussi compter sur la personnalité des acteurs… Certains arrivent à sauver un film banal…

    Et le réalisateur ? L’importance de sa compréhension des possibilités de son acteur ? L’espace de liberté de jeu qu’il lui offrira…

  5. Pascale dit :

    Je crois que le miracle,
    c’est quand même la direction d’acteurs.
    J’ai déjà des acteurs prodigieux être mauvais !

  6. serge barande dit :

    Et dire que parfois, t’as une compil de tartes en tous domaines (scénar, réal, acteurs…), qu’au final ils s’en tirent avec la prod d’un très gros navet nanardeux… Et que 10, 15 ou 20 ans après, par je ne sais quel « miracle » (?), certains « Autorisés du sérail » le font devenir « film culte ». (je connais qqs exemples…)
    Et merde…….. !

    • Blog Blancan dit :

      Heu.. tu entends quoi, par nanardeux ? Non, je dis ça parce que… comment dire…

    • Pascale dit :

      Ben cite des noms plutôt que faire ton mystérieux !
      Des films deviennent culte 20 ans après leur sortie et c’est tant mieux non ?
      J’ai pas d’exemple qui me vient !

      Ah si Heaven’s gate que j’avais vu à sa sortie et revu et rerevu tant c’est un sommet !
      Mais éreinté par la critique, il a coulé un réalisateur de génie, un studio et tutti frutti !

      • serge barande dit :

        Heu… je ne parlais pas de « vrais bons films » (à l’époque éreintés par la critique), mais de vrais bons vieux navets, style la 7ème compagnie au clair de lune, qui sont maintenant qualifiés de « culte » sous prétexte qu’ils cartonnent à chaque diffusion TV.

      • Blog Blancan dit :

        Je taquinais, Sergio…

  7. Lydie dit :

    Au final, tout ce qui concerne le domaine de l’art demeure… hasardeux !

    Mais c’est aussi ce qui en fait le charme, l’attrait, le pétillant et … le stress !

    Si on veut être sûr des résultats, si on ne veut pas trop avoir de surprises dans la vie, soyons alors comptable ou… ministre ! 😀

    • Blog Blancan dit :

      Certes, mais je continue à affirmer que le scénario, c’est la base. Après, tu y mets un mauvais réalisateur… bien sûr que…

  8. Sarro Philippe dit :

    Ennoncé célèbre du cinéaste Franck Capra:

    « Le cinéma est une maladie. Lorsqu’il atteint votre sang, il devient vite l’hormone N°1; il supplante les enzymes, commande la glande pinéale, joue avec votre psyché. Comme avec l’héroïne, le seul antidote au cinéma est le cinéma. »

    Donc un bon scenario est un bon remède, un mauvais est un poison.

  9. Lydie dit :

    euh, Hêtre, là, faut que je le replace, désolée : « LIGUEU ANTI-ALCOOLIQUEU !!!! »… non mais… !

    http://www.ina.fr/video/I05057828 😉

  10. serge barande dit :

    Ça coule de source !

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