Nourriture

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Demain, je joue un flic dans Une pierre deux coups de Fejria Deliba. Orléans. Ça va changer de Nice et du printemps parisien de ce weekend. Le lendemain, ce sera la fête de fin de tournage de Vendeur. Après tout ça, je plongerai dans mes dossiers, mes projets, mes écritures. Entre deux, Catapulte, l’histoire secrète… Le prochain tournage sera pour mai-juin avec un beau personnage dans le beau film de Laurent Teyssier.

Ces derniers temps, je me laissais promener par des lectures faciles, auteurs à la mode, polars nordiques et en tous genres. Et puis je me suis attaqué à une certaine absence de Claude Lucas et, maintenant, à Julien Gracq. De l’écriture de haut vol, ces deux-là. Des amoureux des mots et de la langue. Pas de ces livres dont les pages glissent. Avec eux, il faut s’accrocher. Le plaisir n’est plus celui de se laisser porter par une histoire bien emballée, mais de se frotter à la littérature. C’est comme la rando. Tu peux garer ta bagnole à 2000 et faire le tour du lac ou emprunter, bien plus bas, un sentier escarpé. La carte postale finale n’aura pas le même goût.

Voici une bonne préparation aux exigences nécessaires à la construction de ses propres projets. En même temps qu’une excellente gymnastique de l’esprit. Toute tentative de dépasser sa médiocrité naturelle est forcément profitable, même si rien n’assure qu’on y parvienne. Il y aurait tant à faire.

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22 commentaires pour Nourriture

  1. serge barande dit :

    Que d’interrogations… !
    C’est quoi ce bout de phrase planqué là au beau milieu du texte : « Entre deux, Catapulte, l’histoire secrète… » ? Hein… ???
    En attendant, j’ai garé ma bagnole (pas à 2000, j’ai le ménisque droit qui couine, je préfère avancer en terrain plat) et vais combattre ma propre médiocrité en regardant un film sur F5. L’ai pas encore vu celui-ci.
    Et hier, Lucie était sur LCP avec Sylvie et toi, vous trimballant sur le Cailloux (Grande « Commune »).
    « Non mais Allô quoi » ! (citation de Voltaire, enfin je crois)… C’est quoi ce démarrage de printemps de mars avec du Blancan sur deux soirs consécutifs ?
    Fais gaffe, si ça continue, tu ne pourras plus, le nez au vent, tout sifflotant, te balader avec deux tronçonneuses dans Paname !

  2. hetre dit :

    J’ai revu avec plaisir « quand la guerre sera loin ». Très compliqué le scénario qui laisse à penser que l’auteur est vraiment tordu. Mais non ! c’est une histoire vécue et c’est la vie qui est tordue. Heureusement que l’homme est là pour rectifier quelques erreurs. Quant à toi, on voit combien la chirurgie esthétique a fait des progrès à moins que ce ne soit les maquilleuses.

    • Blog Blancan dit :

      Ouais, c’était une stagiaire maquilleuse et, à chaque fois, elle en mettait un peu trop. Ce qui changeait notablement mon visage.

  3. Lydie dit :

    « emprunter un sentier escarpé »… d’accord, s’il te mène quelque part tout de même… 😉

  4. Lydie dit :

    😉
    « Le rassurant de l’équilibre, c’est que rien ne bouge.
    Le vrai de l’équilibre, c’est qu’il suffit d’un souffle pour faire tout bouger. »
    Julien Gracq

    • Blog Blancan dit :

      « A quoi sert une chanson, si elle est désarmée ». Julien Clerc

      • anita dit :

        Merci Bernard !
        Après avoir lu ton commentaire j’ai cherché la chanson sur youtube … et puis j’ai branché l’ordi sur la chaine, ai chopé une liste sur ce même youtube et ai passé l’aprem à chauler les murs de la cour, en débardeur (ben ouais ya du soleil) en compagnie de Clerc, Renaud, Ferré, Sheller, … Brel et Barbara … et d’autres , et cela avec la surprise de découvrir la chanson suivante … super aprem 🙂 !
        waohou !!! Ya même Les Poppys « non, non, rien n’a changé » … ;-D (là je ne sais pas si le zémotikon ça va le faire « clin d’oeil +éclat de rire … )

      • Blog Blancan dit :

        Certains jours blagueurs, j’aime à faire croire (deux minutes, pour la blague) que je suis un ancien Poppys… 😉

  5. Claude dit :

    Parce que ça n’est pas Julien Gracq l’auteur d’ une-certaine-absence@gmel.ie ? Mince, alors. J’ai de ces lacunes, moi !…

    • Blog Blancan dit :

      Bon alors… une-certaine-absence@gmel.ie, l’auteur, c’est Claude Lucas et le bouquin est sorti il y a très peu chez P.O.L. Vous pouvez donc le trouver en bonne place chez votre libraire (contrairement à Catapulte 😉 ). Cher Claude, j’ai le regret de vous annoncer que Julien Gracq est absent de l’humanité depuis décembre 2007. Il avait refusé le prix Goncourt en 1951, je crois, pour Le rivage des Syrtes. Encore un mec pas commode, j’ai l’impression. Je me tiens à votre disposition pour toute précision supplémentaire, mais j’invite les lecteurs à faire aussi une démarche de recherche personnelle (un peu, quand même !).

      • Claude dit :

        « Le rassurant de l’anonymat, c’est que rien ne bouge.
        Le vrai de l’anonymat, c’est qu’il suffit d’un Blancan pour faire tout bouger. » (Chateaubriand)

      • Blog Blancan dit :

        « S’il y a bien un truc que je respecte, c’est bien l’anonymat. » BB (pas une balance)

  6. Lydie dit :

    … et quoi de plus anonyme que… Claude ! H ? F ? 😉

  7. Lydie dit :

    Ben non Bernard, comme ton sentier est « bien plus bas », il est sous le lac !
    ah lala, ces sourciers… ! 😀

  8. serge barande dit :

    J’ai eu « une certaine présence » à regarder « Quand la guerre sera loin ».
    Du fond et du poignant dans tout cela. Le genre qui ne laisse pas pas indifférent. Et où l’on apprend à la fin, grâce à la présence du réalisateur sur plateau, que tout ceci est issu d’une véritable histoire humaine.
    Bernard, et s’il fallait le redire – mais il faut, bien souvent il faut – j’aime beaucoup tes choix.
    Qu’il s’agisse des LIP, de Landes, du Voyage de la Veuve ou bien de ce film-ci – et je suis bien loin d’être exhaustif, la liste serait trop longue – je trouve que tu te démerdes quand même vachement bien.
    Ben oui ! Car cette option « de choisir les rôles », elle incombe d’abord aux banquables – et tu l’as si souvent répété que tu ne l’étais pas « banquable » – et donc, malgré que tu ne le sois pas, tu arrives à interpréter des rôles forts. Ton rôle dans le Voyage de la Veuve en est un exemple, celui d’hier soir en est un autre (j’en passe et des meilleurs).

    Qu’il s’agisse de la photo, des cadrages ou de la lumière – avec mon petit regard perso et peu technique – je n’ai rien trouvé qui clochait.

    J’ai trouvé tous les acteurs assez impeccables, investis en le devoir de la transmission historique et humaine.
    Et en ta lecture du mot que le Petiot avait laissé « avant d’essayer de traverser la Seine ses poings liés »… eh bé Petit-Balou-mon-chien et moi, on était fort émus.

    Et c’est au travers de moi (l’a pas les codes du blog, le Balou), qu’il te dit tout cela :
    : (Très chouette film ! ainsi résumé :  » Ouuaaarffffff !!!!!!!!!!!!!!!! »)

    PS OPTIONNEL (après partage Balou/Sergio) : Serait-il permis d’affirmer aux programmateurs la nécessité impérieuse de poursuivre ainsi ? Ou serait-ce abuser de l’exiger ?…

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