Essais

Australia Wallabies' Adam Ashley-Cooper scores a try during their Rugby World Cup Pool C match against the U.S. at Wellington Regional Stadium in Wellington

Qu’on ne s’y trompe pas. Je passais des essais pour un premier long-métrage. J’avais croisé le directeur de casting lorsqu’il était assistant mise en scène sur Suerte.

On ne peut jamais savoir si l’on sera choisi, mais cette séance a été de toute façon un régal. Deux séquences, des impros en veux-tu-en-voilà. Allez, suerte ! On verra bien.

Agir

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La bourse est à son plus haut niveau depuis 2008 et le chômage, c’est pareil. Conclusion : plus il y a du chômage, plus les financiers sont contents. J’hésite. Je joue en bourse ou je milite à dans la vraie gauche ?

Il y en a qui ne se posent pas la question et agissent en dehors de tout ce binz. Comme une des lectrices du blog, Anita et sa ferme en pays basque. Pedronia. Animaux, fromages vendus en Amap et marchés, accueil de citadins qui veulent fouler la terre et ses senteurs végétales et animales. Il y a aussi le cousin Nicolas qui a construit sa maison en paille et s’est lancé dans le maraichage-bio du côté d’Eysus (côté Béarn). À chaque fois que je descends à Oloron, je fais un tour obligatoire du côté de ses serres et rangs de salades.

Je suis assez admiratif de ces gens qui laissent sortir la pensée du cerveau pour la prolonger dans les bras, manches retroussées.

Les fesses de bouc peuvent laïquer la page : https://www.facebook.com/pages/Pedronia/940475452658706

En bon scénariste, le hasard soutient ses collègues

le hasard fait bien les choses

Hier, je papote aux Ours avec Zico. On parle cinéma, bien sûr. Il me conseille au passage de courir acheter les Cahiers du Cinéma avec un beau dossier anti-formatage de scénario. Je m’en retourne chez moi et je croise un gars sympathique qui me félicite pour mon blog. Échange de trois mots. Il est scénariste. Ben voilà. Comme je suis (comme chacun le sait) un petit peu versé dans la pensée magique, je ne peux laisser passer cette coïncidence. On échange nos contacts, je lui envoie mon texte et, la semaine prochaine, on en parle.

Ce matin, c’était plus banal mais pas moins intéressant. J’essayais mes costumes pour Toril.

Le père

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Dans En famille, je jouais le père. Dans Toril, je vais jouer le père. Jeudi, je passe un essai pour jouer le père dans un premier long-métrage. Et éventuellement, je pourrais bien jouer le père dans un téléfilm en septembre. Moi qui croyais que je pouvais jouer le fils…

Non, plus sérieusement, tous ces pères ont en commun qu’ils sont un brin dépassés par les événements. On peut en conclure que je ne renvoie pas l’image d’un père paisible, rassurant. Non, moi, il faut toujours qu’il y ait de l’inquiétude, de la colère. Bref, le père pas vraiment confortable. Si vous voulez, vous avez le père Mercédès classe B. Moi, c’est plutôt le père R12.

Spectateurs, Catapulte, film… les nouvelles du jour.

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Ce matin, à la terrasse de mon café du matin, un habitué me regarde avec insistance. Il s’approche de moi : vous n’avez pas joué dans La French ? Si, si. Ben bravo. Je l’ai vu il y a quelques jours, c’est super. Vous êtes super dedans ! Ça fait plaisir. Pourtant, j’ai de nouveau la barbe pour le prochain rôle… J’en profite pour vous rappeler que le DVD est sorti.

Cet après-midi, c’est une jeune femme qui m’accoste Place de la République pour me dire que je suis super dans Un Village Français. Pourtant, si j’avais bien ma barbe, je m’étais caché derrière des lunettes de soleil. Décidément, c’était le journée des retours sur travail. De spectateurs…

Sinon, tiens, je vous confirme que j’irai signer Catapulte et montrer mes films à Bazas du 4 au 6 juin. En septembre, ça sera à Bordeaux que je promènerai Catapulte. Les 26 et 27. Polar en cabanes… Qu’on se le dise !

Pour ceux qui ne peuvent pas venir et qui ne l’ont pas lu, tout est expliqué ICI pour vous le procurer.

Après tergiversations, j’ai fini par envoyer ma candidature à une résidence d’écriture pour mon projet de long-métrage. C’est une bonne journée, quoi.

Il fait encore beau, ici…

MOMO

En train de me prendre la tête en réécrivant mon film en tenant compte de certains retours de lecture. Comme tous les mecs qui écrivent un film et qui tiennent compte des avis obligatoires, je me demande si le film que j’écris désormais est encore le mien. J’ai beau savoir que c’est une étape aussi normale que celle qui fait que le patient fait un transfert sur son psychanalyste, c’est assez pénible comme sentiment.

Cet après-midi, je vais répondre à une interview en relation avec Cannes. J’espère que Momo (mon détaché de presse) va prolonger son arrêt maladie.

J’y vais, ou j’y vais pas ?

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Maintenant que c’est fait, la question c’est de me décider à y aller ou pas. La première fois tu ne te poses même pas la question. Tu y vas. Quand t’es sur Indigènes, fatalement, tu y vas et tu ne regrettes pas d’y être allé. Quand t’es sur Hors la Loi, tu te demandes si tu as bien fait de venir. Non parce que Cannes, c’est super qu’un film dans lequel tu as tourné y soit, mais y être physiquement, c’est toujours d’une grande violence. Cannes n’est jamais à la hauteur (ou une fois, exceptionnellement) des attentes qu’on t’a mises (ou que tu t’es mises) sur les épaules.

Quand t’es acteur, il faut l’avouer, t’as toujours cette part de schizophrénie : le mec qui est content d’être avec son équipe et la face B, le requin solitaire qui attend d’être remarqué. Cette fameuse soif insatiable de reconnaissance qui sommeille en chacun et qui te bouffe. À Cannes, justement, tout est fait pour te faire croire que tu peux être remarqué. Il y a des journalistes à chaque coin de comptoir. Des réalisateurs en veux-tu-en-voilà, des spectateurs qui risquent te reconnaître, prêts à tous les selfies. Tu baignes dans la meute des requins affamés, appâtés de tous côtés. Il est parfois des errances pitoyables. Au bout du compte, tout ce que ça te rappelle, c’est ta vraie place. Elle se résume grosso modo à celle-ci : si tu es un acteur et que tu n’es pas un minimum bancable, à moins d’être masochiste ou inconscient, tu n’as objectivement rien à faire à Cannes.

Prenons Cosmodrama, par exemple. Déjà, dans les deux ou trois papiers qui circulent, on peut lire « Cosmodrama avec Jackie Berroyer ». Tu as beau savoir que c’est parce que c’est le fameux nom qui va identifier immédiatement le film et donner envie d’aller le voir, que c’est « normal », tu ne peux t’empêcher d’avoir la fameuse part requin qui te susurre « et moi, j’ai fait de la figu, ou bien ? C’est mon premier film ?»

J’aimerais avoir atteint le niveau de sagesse qui me permettrait de me foutre de tout ça, de profiter de la fête le plus anonymement possible. La meilleure façon de ne pas être sujet à ces affres, c’est de faire preuve d’humilité pensez-vous. À juste titre, sans doute. Mais à Cannes, ce n’est plus de l’humilité qu’on te demande. C’est de t’effacer totalement. De nier la part réelle de ton travail. Et ça, je ne suis pas certain de savoir faire.

Bref, comme dirait l’autre. On verra bien. Il me reste toujours un entre-deux un peu lâche : j’ai mon premier jour de tournage de Toril pendant le festival. Si ça tombe le même jour, le hasard aura résolu mon dilemme. Si c’est un autre jour, je viens le jour-même, me déplace exclusivement en troupeau avec l’équipe et je repars le lendemain matin, incognito. Basta. On fait comme ça ?

La réponse n’a pas tardé : Projections les 13 et 22 mai. Je vais donc y aller ! Et gérer tout ce qui précède au mieux…

 

COSMODRAMA à Cannes 2015 !

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Je l’ai annoncé sur Facebook d’abord, parce que c’était plus facile depuis le téléphone. De retour chez moi, je peux l’annoncer sur le blog : Cosmodrama de Philippe Fernandez sera à Cannes dans la sélection de l’ACID ! Et moi avec, donc.

Pour ceux qui ont une mémoire de poisson rouge, je rappelle que c’est le film que nous avons tourné en studio à La Rochelle avec Emmanuel Moynot, Émilia Dérou Bernal, Jackie Berroyer, Serge Larivière, Sascha Ley, Ortez Holtz, Stefanie Schüler. Je vous rappelle encore que cela se passe dans un vaisseau spatial. Nous avions déjà été sélectionnés à Rotterdam. Vous vous en souvenez ?

L’ACID, c’est la sélection qui montre un éventail du cinéma indépendant. Dans les précédentes éditions, nous avions pu y découvrir La vie au ranch, Donoma, Bovine, Les vieux chats, La vierge les coptes et moi, Au bord du monde, 2 automnes 3 hivers, La bataille de Solférino, Qui vive, Mercuriales, Spartacus et Cassandra… par exemple.

Nous avions été déjà de cette sélection Cannoise avec Philippe Fernandez pour Légers tremblements du paysage. Et, à titre personnel, en quinze ans de carrière, c’est donc mon deuxième ACID, 4 films en compétition officielle dont un prix d’interprétation, 1 sélection à un certain regard et une à la Quinzaine (les 2 avec Yves Caumon). C’est ridicule d’afficher ce Palmarès, mais je suis assez con pour le faire. Parce qu’on est toujours fier d’être dans un film qui va à Cannes.

Et l’an prochain, je reviens à Cannes pour En famille et pour Toril. Heu, en fait, c’est pas officiel puisque ces films ne sont pas terminés (ni même commencé, pour le second). Alors, je vous confirmerai l’an prochain. Cette année, donc, c’est COSMODRAMA !

Bravo à Philippe Fernandez qui est assez fou pour aller au bout de projets qui osent tout et à Christophe Gougeon qui est encore plus fou de les produire.

Campagne

 

 Pas facile tous les jours de tourner à la campagne. Manque de foule, de sirènes, de voitures, de commerces, d’odeurs d’oxyde de carbone, d’agressivité. C’est d’un ennui…