En bon scénariste, le hasard soutient ses collègues

le hasard fait bien les choses

Hier, je papote aux Ours avec Zico. On parle cinéma, bien sûr. Il me conseille au passage de courir acheter les Cahiers du Cinéma avec un beau dossier anti-formatage de scénario. Je m’en retourne chez moi et je croise un gars sympathique qui me félicite pour mon blog. Échange de trois mots. Il est scénariste. Ben voilà. Comme je suis (comme chacun le sait) un petit peu versé dans la pensée magique, je ne peux laisser passer cette coïncidence. On échange nos contacts, je lui envoie mon texte et, la semaine prochaine, on en parle.

Ce matin, c’était plus banal mais pas moins intéressant. J’essayais mes costumes pour Toril.

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2 commentaires pour En bon scénariste, le hasard soutient ses collègues

  1. Christine dit :

    Voici un livre qui pourrait inspirer un beau scénario pour le cinéma . Très sincèrement Christine.D
    La Bibliothèque perdue de Walter Mehring
    Autobiographie d’une culture

    Né à Berlin à la fin du XIXe siècle, Walter Mehring a hérité de son père le respect de la littérature, ainsi que son immense bibliothèque de milliers de livres. Comme son père, il veut croire que le livre et la lecture sont essentiels au progrès, à la compréhension mutuelle et au contentement de l’esprit. Après la Première Guerre mondiale, Mehring devient un acteur de premier plan de l’avant-garde européenne. Poète et parolier de cabaret, il créé le mouvement Dada à Berlin. Avec la montée du fascisme, alors que l’Europe se transforme en une zone de danger pour les artistes et la libre-pensée, Mehring constate avec effarement que la culture des livres célébrée dans la bibliothèque de son père est rejetée par les nouveaux maîtres de l’Allemagne. Bientôt, ses propres livres sont brûlés par les chemises brunes et Mehring va devenir un « fugitif littéraire ». En exil à Vienne, Mehring tente de faire sortir clandestinement la bibliothèque de son père. Son sort va s’avèrer pire que le sien : il parvient à s’enfuir, mais la bibliothèque est réduite en cendres par les nazis en 1938. Dans La Bibliothèque perdue. Autobiographie d’une culture, Mehring déballe en pensées ses caisses de livres, évoque ce que chacun signifiait pour lui et son père. Écrit avec humour et lucidité, Mehring compare l’humanisme de l’époque de son père avec le chaos de l’Europe en guerre. La bibliothèque paternelle devient une métaphore pour enseigner comment l’optimisme et la foi dans le progrès du xixe siècle ont cédé la place au chaos et aux autodafés du XXe siècle. Proche du Monde d’hier de Stefan Zweig, La Bibliothèque perdue est un hymne au livre et à la lecture.

    Walter Mehring (1896-1981) écrit ses premiers poèmes pour la prestigieuse revue expressionniste Der Sturm. Après 1918, il se tourne vers le Kabarett, le journalisme et le théâtre politique. Critique féroce de la société allemande des années 1920 et du national-socialisme, il est contraint à l’exil en 1933.

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