La loi du marché

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Vu La loi du marché de Stéphane Brizé. J’ai aimé ce que raconte le film de la réalité de notre monde, voir des vrais gens, Vincent Lindon impeccable. Un film de salubrité publique. Souvent, quand la fiction croise le réel, c’est avec un regard un brin hautin, voire moqueur. Pas ici. Le film transpire d’humanité et de bienveillance, malgré la rudesse du propos.

Super titre aussi. Dire l’origine des maux vaut mieux que montrer du doigt ceux qui commettent des fautes dérisoires à l’intérieur d’un fonctionnement qui les génère. Mais c’est un point de vue. De gauche. Il en est d’autres. Certains politiques (de tous bords) préfèrent stigmatiser à l’envie les plus faibles, plutôt que se coltiner à la source, à la grosse machine, aux rouages implacables de la fabrique des inégalités. Mais quand je dis, les politiques, je pense aussi aux opinions politiques. Aux gens, quoi. On a les politiques qu’on mérite et qu’on élit.

Cet après-midi, par exemple, Sarkozy disait une phrase très applaudie : « il faut que l’on sache que ce n’est pas l’élève qui commande le maître ». Super. Belle pensée qui va au fond des problèmes. Ce mec-là, au moins, tout le monde le comprend. Tu m’étonnes. Mon voisin, c’est pareil. On comprend tout quand il parle. Marine, itou, on comprend tout bien ce qu’elle dit, la Marine. Mais je ne suis pas certain de voter pour lui, quand même. Je parle de mon voisin, celui qu’imitent les deux guignols.

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12 commentaires pour La loi du marché

  1. Pascale dit :

    Je comprends rien à ce que tu dis !

  2. Lydie dit :

    merci pascale, pour la vidéo que tu avais mise de Vincent Lindon.
    Fiouff, émouvant oui…

  3. gillesheluin dit :

    Moi c’est ce que dit Sarko que je ne comprends pas;)
    S’il va au fond du problème, ce que j’espère c’est qu’il va toucher le fond !
    Quant à dire que l’on a les (femmes et hommes) politiques que l’on mérite, je peux approuver (sans joie…). Que l’on ait ceux que l’on élit, forcément. Le souci c’est que l’on en élit parmi ceux qui se présentent à nos suffrages (tant qu’on vote encore). Et là, ha que j’aimerais ne plus avoir à voter pour « le moins pire ». Mais je n’ai peut être que les candidats que je mérite…

  4. serge barande dit :

    Ouais… Je le savais que c’était de la balle ce film !

    Y a mon vieux pote Bébert (vous le connaissez pas, pas grave, on était au bahut ensemble, il a une cinquantaine, bien habitée… comme on dit). Un gars qui vit maintenant davantage au bistrot du coin que chez lui, parce que le zinc il est moins grassouillet que sa table de cuisine (qu’il dit).

    Y fait de grandes phrases à la con, le Bébert, « pour que tout le monde y comprenne » (qu’il dit).
    Bébert y travaillait à la fonderie. Puis la fonderie elle a fermé.
    Et comme le Bébert y savait rien foutre d’autre, vu qu’il s’est barré du bahut bien tôt (pour aller à la fonderie, d’ailleurs), ben le Bébert il a fermé en même temps que la fonderie.

    Depuis, y s’est « ouvert à la Société » (qu’il dit)… Mouais…… Celle du bistrot du coin et ses piliers.
    Qui rassemble « d’éminents politiciens » en herbe (fanée) qui ont l’art de te refaire la 5ème République en 5 pastagas ! Et que même à la fin de leurs exposés et théories politiciennes, inopinément, t’entends parler de Louis XVI et de la fuite à Varennes !
    Et les calèches…si t’écoutes bien… que tu fermes un peu les yeux… Ben tu les vois les calèches… Et la Marie-Antoinette qui flippe sa race, tu la vois aussi !
    Quels putains de metteurs en scène !!!…. Quand même… Et avec peu de budget le Bébert, son RSA et basta ! Comme ses acolytes, d’ailleurs.

    Et le Bébert, comme ses vieux acolytes, tous syndiqués avant ! Fallait voir ça. Des gars à qui il ne fallait pas en promettre. S’en tapaient du patron endimanché. Des rudes, des solides que j’te dis! Trempés dans la fonte qu’ils faisaient couler jour et nuit, aux trois huit, été comme hiver

    Ben le Bébert et ses couillons d’acolytes, maintenant, ils dessoûlent le temps d’un vote pour aller grave urner FN.
    Z’ont tout perdu de leur passé et de leurs luttes partagées. Perdu la boule.
    Plus d’élèves, plus même de maître… L’abrutissement d’une société qui a foulé leur dignité.

    Je vais donc passer au bistrot du coin, demain, offrir à Bébert et ses deux-trois acolytes, trois-quatre places de cinoche pour qu’ils aillent voir Lindon… et cette putain de Loi du Marché !
    Et qu’enfin ils réfléchissent, à jeun (enfin, si ce truc-là est encore dans leur capacité)…

    PS : Bébert n’existe pas, mais j’en connais plein de Bébert qui étaient au bahut avec moi, et que je croise, et que j’entends… et que je sais voter et vivre ainsi. Des types de deux mètres de haut, les pognes marquées par les efforts d’une vie, très capables de rabattre le caquet de n’importe quel petit arrogant énervé des épaules. Des Béberts, quoi !
    Attention au réveil des « Béberts » (Tant le Prolo va au Boulot, qu’à la fin il se lasse !)

    • Blog Blancan dit :

      Tu sais que Bernard… ça s’appelle… Bébert ? 😦

      • serge barande dit :

        Boh… faut toujours que t’exagères, toi !
        Bébert c’est d’abord Bertrand !
        Toi, c’est Bernardo, celui qui parle pas mais qui entend tout, le pote à Zorro.
        Eh oui j’ai raison… Je t’ai vu ainsi jouer à cache-cache au fond d’un puits, sans un mot. Et toutes tes couillonnades dans le congélo et la chambre des marmots.
        Sacré Bernardo !!!
        Mais j’ai pas vu Zorro cette fois-ci. Devait être en congés ou en RTT… Ou une panne du cheval Tornado.

      • Blog Blancan dit :

        T’as raison. Moi, c’est Nanard 😉

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