Bien barré, le mec !

Unknown

Cette journée a été consacrée à la fin d’une expérience métapsychique d’une semaine avec un groupe d’une vingtaine de personnes. Il s’agissait d’agir à distance sur la conductivité électrique de liquides à partir d’une photo. Évidemment, je ne m’étendrai pas ici sur ces bizarreries, mais ceux qui ont lu Secret de sourcier et Si j’étais guérisseur savent de quoi je parle. Pour les autres, vous pouvez vous rabattre sur Catapulte, un chouette roman de l’été qui, bien qu’un brin polar, aborde un peu la question.

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Ben oui, pour ceux qui ne l’avaient pas encore compris, je suis un peu barré.

Marseille

 
Fête de fin de tournage de Toril. Ne reste qu’une séquence à tourner aux arènes d’Arles le 6 juillet. Vous aurez suivi un peu des coulisses d’un film dont on parlera en 2016 et plus si affinité. Heureux.

Docu-menteur

ane

Ça y est. Terminé le petit montage de Bazas. Diou biban. Ce qu’il y a de sûr, c’est que je vois bien l’ampleur de la tâche si je veux faire un documentaire. Je veux dire, un vrai. En même temps que je vois bien ce que veut dire « un vrai ».

Un vrai, c’est encore plus faux qu’un assemblage de plans. C’est une prise de pouvoir sur le spectateur d’un réalisateur qui va créer un positionnement, une pensée et une profondeur imaginaires, de toutes pièces. De l’artifice. De l’esbroufe. Filmer le réel serait pour moi en accepter la médiocrité, la vacuité, le jeu des apparences. C’est moins flatteur, mais il me semble que c’est dans cet espace que se situe la vie dans sa complexité, dans ses paradoxes. Aujourd’hui, pour financer un documentaire, on vous demande de l’avoir écrit avant. Et de fait, si vous l’avez écrit avant, le film sera construit, élaboré, sous contrôle. Il sera beau et intéressant. Qui me soutiendra qu’il n’y a rien d’artificiel dans cette façon de concevoir la chose ? Quelle différence avec la fiction ? C’est qu’il y a des vrais gens ? Vous voulez dire que c’est de la télé-réalité ? Un film de Pialat ?

Dans mon esprit, pour choper le réel, il faudrait choisir un terrain, sans a priori, sans savoir ce que l’on va glaner. Juste regarder, filmer. Et, comme dans une expérience de vie, l’analyse, l’enseignement, la compréhension viennent en cours de route et après accumulation d’informations. Le regard, d’abord vague, ouvert, flou, s’aiguise peu à peu et finit par prendre parti. Mais pas à l’avance. Le dossier, ça serait : « Bonjour, je m’appelle bidule, j’ai fait ça et ça et là, je veux aller filmer tel truc pour voir comment ça marche ». Et le financeur, il dirait juste : « ok, voici un chèque. Bonne chance ! »

Parfois les vrais gens ne sont pas beaux, ne sont pas touchants, s’expriment mal, sont chiants. Ceux-là, vous ne les voyez pas dans les documentaires. Pas le droit de les montrer au public. Il faut le conforter dans l’illusion d’un monde de fiction, avec casting. Les « vrais gens » doivent être singuliers, aimables ou pardonnables. Seulement moi, par exemple, j’ai bien conscience d’être un brin ringard, avec mes bouquins à la noix. Et ça ne me gêne aucunement que j’apparaisse ainsi aux yeux de certains, puisque c’est une part de la réalité. Ringards pour les uns, formidable pour d’autres. On en connaît plein des ringards formidables ou de formidables ringards. Pourquoi se déguiser en l’un et cacher l’autre ?

Je me suis permis de m’épancher un peu, car j’ai bien conscience que je vais devoir me remettre un de ces quatre à réécrire mon projet de documentaire. Et, tel un âne, je renâcle devant la tâche. Mais j’en pense pas moins…

artisan

Artisan

Me voilà plongé dans le montage des images tournées à Bazas. Un sacré boulot, en fait. D’aucun jugera qu’il est totalement inutile de commencer à monter un documentaire dont on a tourné un tout petit dixième de la matière. Ce à quoi je répondrai à d’aucun, qu’en bon manuel, j’ai besoin de me coltiner à la matière pour en analyser les erreurs et envisager les pistes des tournages à venir.

T’as les intellos et les artisans. J’ai pas choisi mon camp. Il me constitue.

Ce soir, plein les oreilles…

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À peine descendu du train, hier soir, direction la fête Cosmodrama/Acid. Le film sera présenté au festival de La Rochelle le 27 juin (avis aux amateurs). Pour les parisiens, sachez qu’il y aura une projection au Louxor le 27 septembre. Pour les autres, la distribution n’est pas encore assurée pour l’instant.

La question qui se pose à moi, maintenant que Toril est quasiment terminé: par quoi je commence ?

Effet papillon

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Aujourd’hui, encore tourné de bien jolies séquences. Pendant une bonne heure, j’ai eu les honneurs d’un papillon qui se posait sur ma main, mon oreille et même sur mon nez le temps d’une prise. Je l’ai appelé Poto le papillon. Le film connaît de ces petits moments magiques qui confirment que les producteurs ont eu la bonne idée de faire changer le titre initial qui était « Mauvais œil ». Vive Toril (et le prochain titre définitif s’il le faut) !

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Toril, on met en boîte…

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Hier, le compteur de pas de mon IPhone a encore explosé les chiffres. Nous avions deux belles séquences de jeu avec les fistons Lucas. Du lourd. Et comme c’était une journée d’anniversaires, la soirée s’est prolongée par une fête d’équipe. Et comme quand je suis dans une fête d’équipe (si c’est une équipe sympa), il peut arriver qu’à un moment il me prenne l’envie de faire une improvisation dans laquelle j’imite l’équipe au travail, fatalement, c’est arrivé. C’est donc les pattes lourdes que j’ai regagné ma couche à l’heure où les carrosses se transforment en citrouilles.

Aujourd’hui, nous sommes en mixte (jour vers nuit), au verger. Les séquences seront visuelles et muettes. Toujours ce sentiment partagé de faire un putain de film.

Toril continue pour le meilleur

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Hier, nous tournions une séquence importante de Toril. Comme toute séquence importante, on a pris le temps qu’il fallait pour la faire au mieux. J’ai eu pour l’occasion le plaisir de retrouver le compagnon Gérard Meylan avec qui j’avais eu le plaisir de tourner dans La French. On se rapproche à grands pas de la fin du tournage. Pas l’ombre d’un moment de frustration. Tout roule au mieux depuis le début.

J’ai la réponse négative d’un casting que j’avais passé il y a peu. C’est Jean-Pierre Léaud qui jouera le rôle. Dans ces conditions, je ne suis pas déçu mais honoré d’avoir été en « compétition » avec cette icône du cinéma.

Journée off aujourd’hui. Je vais passer du temps avec mon plus vieux copain, un pote d’enfance qui vit dans la région.

Le (faux) problème

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Non mais, le problème, en fait, c’est que je meurs d’envie de monter les images prises à Bazas. Mais le souci, c’est que ça ferait un court-métrage et non pas une partie du documentaire. Et puis, de toute façon, dans deux heures je reprends le train pour Avignon pour une nouvelle semaine de tournage de Toril.

Entre nous, Toril, ça se passe super bien.