Bazas

cathé

Café sous les arcades, petit tour par la rue de Pontac pour y saluer l’habitation qui précéda mon départ à Paris, flânerie entre les marronniers des remparts avec salutations à l’écureuil. La cathédrale est toujours là. C’est sans doute elle, incongrue, offerte aux arcades qui attire les artistes qui croient en tout sauf en l’Église. Elle est un objet d’art vers lequel la ville est tournée. Elle surplombe son monde, comme sur une scène. Ce théâtre là a été pensé. Comment en entrant sur la place ne pas avoir l’impression d’entrer dans un théâtre antique, la cathédrale étant à la fois décor et personnage. Quand les bœufs gras envahissent la place, en février, il est certain qu’il se joue encore quelque chose du rituel, du sacré. Mais cette émotion lyrique qui peut vous cueillir, vous ensorceler, vous attirer, n’est plus qu’une carte postale dans un présent que la grâce a quitté. Ici comme ailleurs, la vie est pragmatique et les regards installés peinent à s’émouvoir.

Bon, ok. Hier, c’était la projection et c’était super d’y retrouver les mêmes 15 ans après, et de rencontrer les nouveaux venus. Pas vu Balou. Mais Lydie était là. Demain, je raconte les livres…

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6 commentaires pour Bazas

  1. Pascale dit :

    Ta vie est un enfer.
    Et en plus, ta cathédrale : elle penche ! Bien fait.

  2. serge barande dit :

    Balou, pas dispo. Réunion.
    Lors de laquelle il a disserté sur le manque de Bio dans la production des croquettes.
    Furax face au manque d’écoute, il a bouffé les mollets de trois tenants de l’industriel du domaine en question.
    Obligé de m’excuser en son nom tout en leur disant que Balou avait raison.
    Mauvaise acceptation générale.
    Fuite obligée par des pistes forestières afin d’éviter toute vengeance des industriels en question !
    Soirée de merde.

    Sinon, ma nièce a été baptisée dans la cathédrale de Bazas, un jour de fin juillet où la neige avait arrêtée le Tour de France lors d’une étape alpine.
    Du coup, j’ai fait un lien : Ne pas baptiser les gosses fin juillet, surtout dans une cathédrale bazadaise, ça fait chier le Tour de France.
    J’ai finalement bien fait de ne pas choisir de faire baptiser ma propre fille… Quelle catastrophe ça aurait pu déclencher ?
    De quoi aurais-je encore été tenu comme responsable ?
    Au printemps, les bourgeons des arbres fruitiers qui ne pointent pas comme on le souhaite ? Ma faute !
    En été, les pleurnichements de la corporation du tourisme face aux manques dus au mauvais climat ? Ma faute !
    En automne, les cèpes qui ne viennent pas comme on les attendait ? Ma faute !
    Et en hiver, les mêmes pleurnichements, mais cette fois-ci émanant de l’industrie du ski ? Ma faute aussi !
    Mais c’est quand même beau une cathédrale…!

  3. Marie-N G dit :

    Découverte d’une belle personne dans ce cinéma à Bazas, où tu semblais chez toi.
    Des métrages, il y en à qui courent toujours,

    un film qui dit que des failles coule ce qui nous constitue…
    -de quel pourcentage d’eau sommes-nous constitués ?-
    quand elle coule au travers de nos doigts il en est qui s’invente une histoire,
    sur des pages qui ne restent pas blanches, subtil le Renard…

    Il en est qui savent écrire des histoires, pensées magiques qui ne trouvent pas
    toujours leur Lumière -mais- convaincue qu’il suffirait de déplacer un peu le voile,
    juste un peu, et qu’un coup de baguette … magique ! …. 😉

    Non je n’ai pas perdu le fil de mon propos, et sur la même veine…

    une courte histoire à un enfant créatif (mais elle vaut aussi pour les plus grands)
    Parce qu’un renard blanc servait de monture au dieu du riz (oui, nous sommes au Japon)
    A la porte du temple (torii) on place des statues de renard (évidemment !)
    Qui ont dans leurs gueules des écrits sacrés ou …………. la clé du paradis !

    Il n’y a pas de chute à mon histoire car les enfants créatifs n’en ont pas besoin.
    (ils savent d’instinct qu’ils y en a qui ont qu’une « grande gueule » et rien dedans)…
    il en est qui parlent la « langue des oiseaux »,
    d’ailleurs torii, si j’en crois wiki (drôle d’oiseau) signifie « là où sont les oiseaux ».

    Si tu as l’impression que mon propos tourne en rond, peut-être !
    Je voulais écrire quelque chose à propos de « Lartigue expose »
    que j’ai beaucoup, beaucoup, aimé.

    Les oiseaux , passants, en ont décidé, autrement …

    Marie-N

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