Maison Bleue… pas glop.

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En ce jour caniculaire, j’ai trois rendez-vous de boulot. Ils concernent mes trois projets audiovisuels et cinématographiques. J’ai appris hier que la résidence d’écriture à la quelle j’avais postulé à la Maison Bleue (Contis) a été refusée. En voyant les destinataires du mail, j’ai reconnu plein d’amis Facebook dans le même cas. Beaucoup de candidats.

Pour ma part, je ne suis pas étonné de mon rejet. Le projet n’était pas assez abouti et je n’avais personne à proposer comme coscénariste (ce qui est privilégié par la commission). Vous me direz que je n’ai qu’à me payer une maison verte ou rose, un gîte quelconque, si je veux m’isoler pour écrire, au lieu de ponctionner l’argent public. Sage pensée. Mais dans le contexte de la production cinématographique, bénéficier d’une résidence d’écriture donne une existence au film dans le circuit des financements. C’est souvent le premier financement que l’on obtient. Sans aller chercher bien loin, Toril s’est écrit justement en passant par la Maison Bleue.

Sinon, je suis toujours avec un vif intérêt le match Grèce-Europe. Dans ce type de combat, on est toujours pour le plus faible (quand on n’est pas trop cynique). Quand on est vraiment de gauche, Tsipras est à la fois Maradona, le Tché et l’incarnation de la résistance. Tiens, ça me rappelle que Sarko a dit de Tsipras qu’il était démagogue, cynique et irresponsable. C’est amusant qu’il ait choisi les trois qualificatifs qui le définissent le mieux lui-même.

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14 commentaires pour Maison Bleue… pas glop.

  1. serge barande dit :

    Il est dans l’auto-portrait en ce moment. A côté de lui, Balou n’est qu’une très douce teigne !
    Pour une résidence d’écriture, certains éminents écrivains Russes s’en sont vues offertes, des gratuites, avec beaucoup de temps pour écrire.
    Préfère une cabane isolée en Sibérie, un ponton de bord de Garonne, ou une péniche de bord de Seine pour toi logé vers là-bas. Quant à la couleur…

  2. Lydie dit :

    Cabane isolée en Sibérie, Serge, tu me rappelles un livre, comme une expérience, faite par un homme pendant des mois. J’avais trouvé cette démarche assez extraordinaire… sauf que dans ces coins-là, ça boit sérieusement ! Je ne me souviens plus du titre ni de l’auteur 😦

    • serge barande dit :

      Tesson fils… Magnifique allumé, marcheur/escaladeur de toitures, et tombeur (de toitures). Aïe!
      Moto et aventures sibériennes. Fada s’il en est, à écriture emportante !
      Vivra pas vieux. Trop fulgurant. Boire ses lignes est cependant incomparable !

      Un autre type, avec un autre style, m’a subjugué : Giraudeau : les 20 premières pages des « Dames de Nage », une qualité poétique et sémantique inouïe. A lire et relire, pour la qualité et la paisibilité.
      Ça rejoint « le havre » recherché par chaque auteur pour pondre dans le calme (ou parfois dans l’excitation et le brouhaha) le beau petit bazar bien logé dans le fond de leur crâne.
      Perso, je préfère le calme, une citerne de bière fraîche et un camion de clopes.

  3. Lydie dit :

    Une question sûrement toute bête, comment as-tu postulé à la résidence d’écriture ? Comment as-tu fait ?

    Explique-moi pourquoi un co-scénariste, quand une personne postule avec un projet… qui ne nécessite pas forcément une 2nde personne ?

    • Blog Blancan dit :

      Ben j’ai trouvé le site et j’ai fait ce qui était demandé pour postuler… Après, ils font le choix de favoriser les écritures à 2. Ce qui n’est pas débile.

  4. anita dit :

    peut-être que ce qui serait top c’est que tu te poses dans un endroit au calme, avec une ambiance paysanne et studieuse … pour peaufiner ce projet avant de refaire une demande de résidence, et aussi pour réfléchir aux autres … trois en route ! ben dis donc !
    alors bien évidemment Pedronia peut t’accueillir, l’étage réservé aux sessions est pas mal dispo cet été …

  5. Lydie dit :

    Sylvain Tesson, je ne le connaissais que par ce livre, qui m’a marquée.

    Au fond, avec l’excès qui caractérise donc sa vie… il sait écrire sa folie, ce qui n’est pas donné à tout le monde…

    Et ça doit le protéger un peu…

    Faudrait que j’essaie de lire un autre de ses livres, au hasard.

    Quand à Bernard Giraudeau, un acteur que j’aimais à ses débuts (on a tous des défauts… Et j’me suis même pas rattrapée, j’ai pas vu tous les films de BB !), Giraudeau, ça me semble trop triste mais peut-être que je me trompe ?
    Quel est le thème de ‘Dames de nage » ?

    • serge barande dit :

      Assez indicible, Lydie.
      Ou plutôt si. Il est avant tout question de Voyages et de Retours. Le premier se consacre à la découverte et le second thème est relatif à la redécouverte.
      Entre envie d’Ailleurs et nécessité de Racines, lors de ses retours en Terre Sienne.
      Le type, il est (était) juste foutu comme nous tous, partagé entre ses envies et ses nécessités d’équilibre.
      Mais c’est excellemment écrit. Tu dois pouvoir le trouver chez Presse Pocket, ou je ne sais où, pour trois francs six sous.
      Sa lecture a pouvoir d’évasion, et pas que sur le sens géographique…

  6. Lydie dit :

    Alors, Bernard, comment se sont passés tes 3 R/V ? Du positif ? Des sourcils froncés ? Des espoirs entrevus ?

    Tu vas dire que je suis mauvaise élève mais avec tout ce que tu fais en même temps, j’ai perdu quelques fils… tu peux remettre un titre sur tes 3 projets ?
    🙂

    • Blog Blancan dit :

      Bien passé, les 3 RDV. L’un, c’est le docu, l’autre c’est la fiction ciné (titre provisoire) et l’autre, c’est Catapulte pour la télé. Mais bon, c’était juste de petites avancées dans un périple qui sera très long… Donc : pas de titres aujourd’hui.

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