Rentrée politique

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Macron, Valls, les Verts, ça fait beaucoup de bruit pour pas grand-chose. Les ambitions personnelles se font entendre. J’aime les patrons ! Je veux être ministre ! Je veux être président de la république !

Pendant ce temps, les migrants migrent. On veut distinguer les réfugiés des économiques. Comme si l’économie n’était pas aussi une guerre. Bref, nos gouvernants vont peut-être commencer à se demander pourquoi les migrants migrent et se poser la question de la responsabilité des pays riches (manipulation des populations, déstabilisation, aide à la créations de nouvelles forces qui finissent par se retourner contre nous, solutions militaires aveugles, exploitation économique, vol des ressources, participation à la corruption…). Hé hé hé. Pour les mecs du FN, c’est pas compliqué : on construit un grand mur et on renvoie tous ceux qui passent. Je n’ose imaginer jusqu’où ils seraient capables d’aller dans leur tête.

Tiens, et l’autre, là !

La canalisation qui pète pour illustrer le problème des migrants ! Dans sa petite tête d’ancien président, les migrants, c’est de l’eau. Si, si, de l’eau. Cette eau, elle est canalisée. Ça raconte déjà beaucoup. Tous ces noirs et ses arabes, c’est notre eau. On veut bien la boire, se doucher avec, tirer la chasse, on s’en lave les mains, mais à condition qu’elle reste bien enfermée dans la plomberie. Triste vision de l’inconscient colonial. Et la canalisation qui pète, c’est quoi, en Libye, par exemple ? Et ce mec a été élu président…

L’info tue

Bisounours

Il y a 100 ans, pour avoir de l’info, il fallait lire les affiches, lire les journaux, assister à des réunions, passer sa journée au café du commerce (ce qui pouvait avoir des répercutions graves sur la santé). Un siècle plus tard, plus besoin de se bouger les fesses. De l’info, on en est nourri par tous les tuyaux, toutes les ondes, jusque sur nos téléphones portables. Radio, télévision, Internet, les réseaux sociaux. Il y a une vingtaine d’années, certains avaient fait le choix permanent de la radio France Info et, très vite, s’apercevant qu’il pouvait y avoir un phénomène d’addiction à l’info, sont apparus BFMTV, iTélé et compagnie. S’agit-il d’information ? Pas vraiment. Nous ne sommes pas dans le registre de la pensée, mais strictement dans celui de l’émotion. Notre intelligence n’est pas mise en action quand nous écoutons ou regardons de l’information. Juste nos émotions.

Certes, l’émotion c’est l’amour, la joie. Mais soyons lucides. C’est surtout la jalousie, l’envie, la colère, la haine, la peur. Si je vous dis trouvez-moi deux personnalités politiques dont le discours est basé uniquement sur l’émotion (peur, haine, conflit…). Gagné : Lepen family et Sarkozy (pour ne citer qu’eux, Coppé ayant été assez doué dans le registre).

Bref, l’info aujourd’hui, c’est un petit peu ce que représentait la page « faits-divers » de nos quotidiens locaux. On voit bien que l’homme moderne voit ses fonctions les plus primaires et les plus morbides activées sans cesse par l’info à l’échelle planétaire. Évidemment, les hommes d’argent ont bien vu le truc et comme nous ne sommes pour eux que des consommateurs, la pub colle au plus près à l’info. Tu veux ouvrir une vidéo d’info sur le net et tu te payes obligatoirement une page de pub. Sans parler des chaînes télé.

Mais ce qu’a ajouté Internet à cette donne, outre l’expansion du champ de l’info, c’est aussi l’accès facilité et démocratisé à l’info en tant qu’acteur de celle-ci. En écrivant cet article, je ne fais pas autre chose que de jouer ce rôle alors que personne ne m’y a invité. Je ne suis pas chroniqueur de presse et pourtant, je viens balancer mes opinions qui seront lues par une centaine de personnes. Les images filmées « publiques » étaient il y a quelques petites décennies réservées à la télévision et au cinéma. Aujourd’hui, chacun peut filmer avec son portable et balancer sur Facebook (générer de l’image publique). Nous sommes devenus des acteurs à part entière de l’information. Mais ça pose un gros problème.

En effet, jusqu’alors, ceux qui passaient par le filtre de l’image animée étaient des archétypes, des héros ou des monstres. En tout cas, des êtres hors du commun qui provoquaient une forme de fascination sur ceux qui les regardaient. Il n’est qu’à voir comment les gens se ruent quand une personne médiatisée croise leur chemin. La petite dernière avait son nom dans Sud-Ouest dans la liste des reçus au BEPC et couic, on découpait la page pour la ranger soigneusement dans un cahier, comme un trophée (l’air de rien, elle est passée dans le journal). Désormais, chacun peut avoir sa petite gloire en affichant publiquement sa vie arrangée, son chat, dans les réseaux sociaux. Mais, comme tout le monde peut le faire, ceux qui ont un petit problème narcissique supérieur à celui de chacun sont obligés d’en rajouter des couches supplémentaires. Se distinguer. Et si le mec est en plus humilié socialement en même temps qu’il voudrait que tout le monde s’intéresse à lui, de façon pathologique, ce terrain de l’info devient pour lui un moyen idéal pour exister, quitte à en mourir.

Hier, ce journaliste qui s’est filmé en assassinant deux de ses collègues nous raconte juste sa soif maladive de reconnaissance. Il avait réussi à être journaliste, présentateur télé et paf, on le vire. De héros, il n’est plus rien. Pan pan, il zigouille sa concurrente et en plus il finit sa vie en faisant la une de toute la planète. Juste avant, évidemment, il poste sa vidéo de merde sur Facebook. Il peut nous raconter que la cause de tout ça c’est le racisme, l’homophobie, les licenciements abusifs. On ne tue pas pour ces raisons. C’est juste un malade de l’information. Et il meurt d’overdose.

Le mec du train, le courageux qui veut zigouiller des passagers pépères, comme d’autres ont voulu ou ont zigouillé des dessinateurs, les fidèles d’une église, des clients de supermarché, le mec du train, donc, juste avant d’aller mal remonter sa kalach dans les chiottes, il a regardé une vidéo de ses potes de Daech. Il n’allait pas tuer et mourir pour des idées ou pour une religion. Juste pour finir en photo sur toutes les télé des dans tous les facebook de ses héros à lui. L’autre, dans son supermarché, pareil, il a filmé la prise d’otage. Et vous trouverez dans tous ces cas cet ingrédient : réseaux sociaux, vidéos Internet. D’ailleurs, les recruteurs ne procèdent pas autrement que de donner l’illusion à ces jeunes qu’ils deviendront des héros. Juste une exploitation d’un narcissisme blessé auquel on donne la chance d’un renversement radicalement inverse, un peu comme le mec qui mise ses derniers 5€ dans un ticket à gratter avec l’espoir de devenir millionnaire. Sauf que là, ça passe par la mort. Sa propre mort et celle d’innocents sacrifiés sur l’autel du dieu Information.

En fait, tout ça n’est pas une affaire de couleur de peau, de religion ou de je ne sais quoi. Et si nous étions aussi collectivement en partie responsables, par notre addiction à la fausse information, à l’adrénaline que va provoquer en nous l’horreur et la violence ? Cette monstrueuse toile virtuelle que nous avons tissée génère ces montres, ce chaos que nous connaissons. Elle est en tout cas un vecteur d’accélération de ces phénomènes. La peur et la haine s’y trouvent sans cesse alimentées. Les complotistes s’y abreuvent et en abreuvent d’autres, toujours plus nombreux. Et notre vision du monde se déréalise, devient celle de la fiction, avec ses gentils, ses méchants, ses héros, ses martyrs. La pensée nous quitte.

Cette nouvelle donne de l’information qui se greffe peu à peu à nos esprits, bientôt à nos corps, ne devrait-elle pas commencer à intégrer la conscience des dérives qu’elle génère ? Ça passe sans doute par une information plus intelligente, moins émotive en même temps que par des politiques qui génèrent moins de frustrations, moins d’exclusion. Tant qu’on règlera les problèmes à coups de bombes (infos), en érigeant des murs de barbelés (infos), de stigmatisations des uns et des autres (infos), on entretiendra le chaos et la folie meurtrière. Si ce n’est pas ce que nous voulons, car nous sommes sensés être des humains doués d’intelligence et de raison (et non pas de pauvres animaux émotifs), il serait temps, peut-être, de faire marcher collectivement nos neurones avec d’autres objectifs que celui de l’économie, de l’argent, de l’ordre imposé, de la domination.

Enfin, c’que j’en dis, c’est sans doute pas très finaud. Mais dès que j’ai des conneries qui me passent par la tête, pffuit, elles glissent dans le blog.

Je vois déjà le lecteur de droite dure éructer un gros «espèce de Bisounours!»

Reprise de plume

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Nouveau départ pour le projet de fiction un peu fou fou. Nouveau départ au sens propre. L’histoire démarrera après le premier tiers de ce qui existait jusqu’alors. Ce qui aura pour effet de plonger le lecteur/spectateur dans une histoire dont il ne comprend rien au départ.

Il m’en aura fallu, du temps, pour entendre ce qu’on m’a dit. C’est-à-dire qu’une chose est d’entendre, une autre est d’accepter, de digérer et de faire siennes les solutions entrevues. Mais au fond, si j’ai mis autant de temps à reprendre la plume, c’est à cause de la conscience que j’ai du boulot que ça représente. Comme je suis une grosse feignasse, il m’a fallu d’abord évaluer l’intérêt de me lancer dans un tel travail. Il fallait que je sois excité, motivé. Et c’est le cas aujourd’hui. Me voici donc reparti dans les aventures d’Alexandre Garlo ! Ça ne va pas être facile, mais il y a un beau potentiel, comme on dit d’une bicoque qu’on acquière pour pas cher, et pas mal de travail déjà abattu.

J’avoue que de telles considérations d’écrivaillon n’ont pas un intérêt majeur pour la toile, mais quand on tient un blog, on fait avec ce qu’il y a. L’actualité n’est pas passionnante. La vraie rentrée, c’est la semaine prochaine.

À sec…

J’accuse sans doute le coup des quatre projets dont j’ai été éjecté pour septembre. Normalement, après une telle claque, il y a la phase d’acceptation, suivie d’une seconde phase de déprime artistique (incapable de faire quoi que ce soit dans ce domaine). La troisième, c’est le rebond, celle où d’habitude je me retrouve à foncer sur trois projets à la fois. Mais là, j’avoue que le sol est trop mou pour permettre le moindre rebond.

Je combats cette apathie en bossant manuellement chez moi. Le roi de la bricole. Pas déprimé. Juste à sec artistiquement. Les bougies sont encrassées. Le démarreur a un fil débranché. Tête de delco à changer.

Sinon, le pôle emploi m’a envoyé deux annonces : une pour de la figuration en costume, l’autre pour être hôte à la conférence climat (accueil, régie, transport, être parfaitement bilingue anglais/français…). Ça, ça me fait rire.

Allez, je vais refaire les joints du carrelage de la cuisine, tè ! (non, je déconne)

Billet retour

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Putain, j’apprends que Montebourg et le PS sont d’extrême gauche. Pauvre Varoufa-kiss… Sinon, j’ai bien fait de prendre la bagnole pour rentrer des Pyrénées. Parce que le train, depuis que les mecs veulent dépouiller les passagers à la Kalach enrayée…

Sinon, pour rester dans le sujet du blog (journal d’un comédien), je vais avoir une bonne nouvelle de boulot la semaine prochaine (méthode Coué).

C’était juste un petit billet de retour, pas hyper inspiré, je l’avoue. Pour ceux qui suivent, j’en ai pas trouvé, mais j’en ai mangé. C’est peut-être la digestion…

Je suis con, ou bien ?

La déclaration

Non mais, je sais qu’on me trouve bizarre. Je viens de passer deux bonnes heures à me noyer dans la paperasse afin de faire un courrier aux impôts. En effet, j’ai perçu des droits d’auteur que je ne suis pas parvenu à inscrire dans la déclaration des revenus car on me demandait un numéro SIRET (pour des BNC).

Sans cette démarche, ça serait peut-être passé à l’as. Mais, que voulez-vous, j’ai un sens pathologique du respect de la loi puisque je m’inscris en responsabilité dans une société, je vote et je trouve normal de payer des impôts (contrairement à une majorité de mes contemporains). Ceci m’autorisant intellectuellement à gueuler contre mes gouvernants.

À lire !

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Je viens de lire un livre formidable. Le dernier salaire de Margaux Delcourt. Il s’agit des chroniques d’une quinqa en fin de droits. Vous allez penser, aïe aïe aïe, bonjour tristesse, une nana qui pleurniche la misère du chômage, qui dénonce les vilains patrons. Tout faux. Margaux, c’est un combat qu’elle raconte. Et donc, ça se lit comme un livre de guerre, comme un polar. Peu de larmes, mais une détermination sans limite qui tient de l’obsession, qui frise la folie parfois, qui ne triche jamais, ne fait pas semblant, refuse toujours l’inéluctable, croit encore, revendique, invente, se fait stratège. Ce n’est pas parce qu’on est au chômage qu’on est prêt à devenir esclave, à accepter n’importe quoi.

Ce que Margaux veut, ce n’est pas la lune. C’est juste sa liberté. Et la liberté pour Margaux, c’est métro-boulot-dodo. C’est avoir une place dans le monde. Et sa place, c’est faire le boulot qu’elle adore, secrétaire de direction, assistante, se fendre la gueule avec les copines à la cantine, faire les boutiques pour s’acheter des fringues, partir en vacances, faire des cadeaux à Noël. Elle décide que cette apparente banalité, possiblement moquée par les donneurs de leçon, les philosophes des grandes libertés, peut être aussi un choix, un choix assumé, revendiqué, louable. Travailler, c’est sa place, son droit, sa liberté, l’endroit où elle existe. Et par ce choix, elle nous interpelle dans nos fantasmes bien-pensants. Pour exister, il faudrait être artiste ? médecin du monde ? journaliste ? Pas obligé. On peut faire le choix de vies plus « communes », en se foutant des images d’Epinal et des préjugés. Ces vies-là n’ont pas moins de valeur. Au contraire.

Et tout son combat pour retrouver du travail à un âge où l’on sait que c’est compliqué, il passe par cette case : retrouver une existence, son existence légitime. Et de fait, à chaque fois qu’elle a une mission, elle en repart avec des cadeaux, des remerciements, des embrassades, les lettres de recommandation. Et puis le vide.

À travers ce témoignage qui sait prendre la distance, qui ne craint pas l’humour et l’autodérision, c’est aussi la violence de la crise économique de 2008 qui s’incarne. Le travail devient quasiment impossible à trouver, les conditions d’embauches deviennent de plus en plus délirantes, les recruteurs deviennent des monstres de pouvoir, les employés de Pôle Emploi, des gens qui font ce qu’ils peuvent, n’ayant que des stages et ateliers à proposer. Mais au moins eux, ils ont un boulot qu’ils aiment peut-être.

L’écriture tient mieux que la route. Le bouquin est né en dix jours, comme un long cri libérateur. Il est intelligemment construit. À chaque fois que le lecteur se met à penser, « tiens, elle aurait pu faire ceci ou cela », Margaux surgit aussitôt pour dire « tu penses que j’aurais pu faire ceci ou cela ? ».

Bref, je pourrais en faire des pages. Ce bouquin tire sa puissance de sa simplicité et de sa sincérité. Je l’ai lu d’une traite et le recommande vi-ve-ment !

Ne cherchez pas sur Amazon ou la FNAC. Ce livre urgent et touchant se commande directement à margaux_delcourt@yahoo.fr

https://www.facebook.com/lederniersalaire/timeline?pnref=story

Bon, après ce livre, on sent la reconversion possible de Margaux Delcourt… Dépêchez-vous, le premier tirage de 300 exemplaires est en train de fondre à toute vitesse.

Appel pour la protection des oreilles cinéphiles

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Je voulais profiter de la torpeur estivale pour lancer un appel de la plus haute importance. Compositeurs, producteurs, réalisateurs, arrêtez d’égratigner nos oreilles cinéphiles (et néanmoins mélomanes) avec la même musique de films français depuis trente ! Vous savez, ces petites notes aiguës de piano (deux secondes entre chaque note), celles qui sont le plus à droite du clavier, égrenées, réverbérées, voulant créer une atmosphère heu… même pas une atmosphère, juste un signal conditionné qui voudrait nous dire « attention, vous êtes en train de regarder un film d’auteur dont ces petites notes tragiques et fragiles évoquent la profondeur qui a présidé à l’écriture de ce film et qui sera celle votre regard ». Elles sont sensées mettre à distance les situations filmées, rajouter un champ, une dimension. Alors, au début, il y a trente ans, ça marchait. Maintenant, on en a raz la casquette de vos petites notes mystérieuses.

Dans la restauration, nos grands-parents pensaient que quand il y avait de la truite aux amandes et des iles flottantes, on se situait dans des zones gastronomiques. Pour nos parents, gambas flambées, pièce du boucher et crème brûlée, c’était pas mal. La tarte au citron meringuée aussi. Vous savez celle dont ont disait « j’adore la tarte au citron, mais c’est rare qu’elle soit réussie ». Il y a quelques années, les verrines faisaient prout prout et tout se concluait par un café gourmand (je sais pas quoi prendre comme dessert et ça fera un café gratos). Si les modes jouent un rôle en cuisine, il en est de même pour le cinéma. Mais les films qui restent, eux, ont souvent cherché à s’en affranchir ou, en tout cas, ont joué naturellement sur un autre registre que celui de l’air du temps.

Chers compositeurs, si le réalisateur vous dit qu’il voudrait une musique avec des petites notes aiguës de piano (deux secondes entre chaque note), n’hésitez pas à lui dire que c’est ringard et vous, faites preuve d’un peu de créativité pour lui proposer autre chose !

De sortie

affiche

Hier soir, avant d’aller à l’avant-première, j’ai pris soin de plaquer un épi avec du gel et à vérifier dans le miroir si ma veste allait bien avec ma chemise. La veste permet d’avoir l’air habillé, de fourrer tout le merdier dans les poches et de supporter la clim du cinéma. Bref. On ne va pas épiloguer sur le dress-code des avant-premières. J’allais voir Coup de Chaud de Raphaël Jacoulot produit par TS Productions (les producteurs de Retour aux sources et Ogres Niais). J’avais failli jouer dans ce film, mais le personnage a disparu du scénario avant le tournage pour des raisons économiques.

Le rôle principal est brillamment tenu (comme d’habitude) par Karim Leklou. Un de ces personnages extraordinaires à interpréter, qui n’était pas sans me rappeler le Coco de Peau d’Homme Cœur de bête d’Hélène Angel. En voyant le film, je me suis dit que j’aurais bien pu jouer le rôle tenu par Darroussin, tiens. Mais bon, on n’est pas dans la même colonne des valeurs de production/distribution, c’est sûr. Le jeune Théo Cholbi qui interprète Dylan me dit à la fin de la projection : Super, on se retrouve en septembre dans le téléfilm de machin ! Ben non, je suis plus dans le film, mon gars. Il était milicien dans Un Village Français. C’est là qu’on s’est croisés. Karim Leklou, lui, fait partie du casting de Toril. Un Monsieur vient me voir et me dit « putain, une aventure de plus ! ». Il était technicien sur Cache-cache de Yves Caumon. Et il a cru que j’étais dans le film qu’il venait de voir et sur lequel il avait travaillé. La script avait fait avec moi la prépa d’Ogres Niais.

Bref, comment veux-tu voir un film comme on voit un film ou porter un jugement critique quand on y connaît presque tout le monde. C’est comme voir une vidéo de famille. En plus, j’avais lu le scénario du temps où je devais jouer dedans. Alors plutôt qu’une critique que je serais bien incapable de faire dans ce cas, voici le résumé et les vraies critiques.

Un petit village du Lot-et-Garonne souffre de la crise économique, de la canicule, du manque d’eau. Et quand tout va mal, il faut bien trouver un responsable. C’est la faute à Hollande ! disent régulièrement nos compatriotes. Ou aux Arabes ! Ben voyons… Dans le village, le bouc-émissaire est incarné par un idiot (parce qu’en général, cette fonction-là est confiée aux plus faibles). http://www.allocine.fr/film/fichefilm-238289/critiques/ . Je vous encourage vivement à aller voir de vous-mêmes.

Lors du pot, j’ai croisé évidemment ma productrice qui m’a remis le moral à l’endroit pour mon projet de documentaire. Une autre m’a gentiment proposé de lire le traitement de Un autre.

Un bon film, un bon verre de rouge, des copains, des papotages, rien de tel pour retrouver la niaque (et non pas les velléités).