Bernard bancal

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Pas très fourni, le blog, ces temps-ci…

Je suis assez content quand un article comme le dernier n’est pas très apprécié (j’ai des éléments objectifs qui me permettent d’en juger). Ça m’aide à évaluer l’état d’esprit de mes semblables sur l’échelle de l’optimisme. Et quand un article pessimiste n’est pas apprécié, ça me rend plus optimiste. Hein ? C’est tordu ? Je sais… Comprenne qui pourra.

Le temps de changer de strapontin…

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Le temps de changer de strapontin et pour rassurer ceux qui pensent que j’ai pris ma carte aux républicains, j’ai regardé hier le débat entre les trois candidats (à plus de 10%) de la région Nord. Vous savez, c’est la région dont les médias prédisent la victoire de la dame blonde, celles dont ils veulent faire la prochaine présidente de la république.

Ce qui était assez édifiant, c’est de constater à quel point elle ne connaît rien aux dossiers. Elle aligne conneries sur conneries. Celle que la presse nous présente comme une virtuose médiatique se révèle très médiocre, voire pire. Elle n’est bonne que quand elle est seule sur scène à cracher son venin. Mais dès qu’elle a quelqu’un en face, qu’elle doit montrer une connaissance des réalités, faire des propositions, il n’y a plus personne.

Un exemple. Pour Calais et les 6000 réfugiés, sa solution consiste à supprimer les subventions aux associations qui les aident. Parce que, c’est à cause de ses associations que les réfugiés viennent. C’est un peu la logique de « supprimons les ambulances pour diminuer les accidents de la route ».

1 – les mecs, ils fuient la guerre et la misère.

2 – ils ne veulent surtout pas rester en France mais gagner l’Angleterre.

3 – Ce sont des humains dont elle parle. Si on ne leur donne plus à bouffer, une vieille tente et trois couvertures, ils font quoi ? Ils crèvent ?

4 – Elle appelle ça une solution ? Hum, je me retiens de ne pas me laisser aller à la facilité autour du mot solution…

Bref, et donc, cette personne arriverait largement en tête au premier tour ? Mais ils ont quoi dans la tronche ceux qui vont voter pour elle ? En fait, elle n’a et n’aura jamais aucune solution qui tienne la route. Sa seule force, c’est la bêtise et la haine. Ses seuls soutiens, les médias et le silence complice des penseurs.

Ah, ok, c’est un vote de rejet des politiques et de Hollande ? Sans déconner, il a quand même fait plein de réformes de gauche, c’est à dire pour l’égalité des chances, le partage des richesses, la lutte contre la finance, le chômage… De quoi je parle ? Ben, par exemple heu… attendez… par exemple… ben, c’est vrai que…

Vous avez raison. En fait, il n’a rien fait qui ressemble à de la gauche.

François, il va falloir assumer tes responsabilités dans la merde qui arrive.

(je tiens jamais le silence très longtemps)

Été indien

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Période dans laquelle je passe davantage de temps sur mes projets de réalisations qu’en casting ou tournage. C’est un autre rythme, un autre rapport aux autres, au temps, à l’attente. J’espère bien refaire l’acteur, évidemment, mais je savoure assez ce moment, même si je ne peux savoir sur quoi il débouchera. C’est en tout cas une période bien occupée faute d’être rémunératrice pour l’instant.

Pour le reste, le monde continue sa rotation sans que je m’en préoccupe davantage. Les élections régionales ? Je laisse à mes concitoyens le loisir de mettre qui ils veulent au pouvoir. Je l’ai assez ramenée jusqu’à présent pour que vienne le temps de me caler sur un strapontin et de m’amuser de la mauvaise comédie. Vu qu’ils n’y a plus personne pour s’élever contre la naissance du monstre, autant que je me mette à couvert, comme dirait Anselme.

Le voyage du héros

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Non, non, le blog ne s’arrête pas. Dernières nouvelles : ça frémit du côté d’une adaptation télé de Catapulte. Rien n’est fait, mais voilà une chose qui devrait m’occuper dans les semaines à venir.

Bientôt aussi les dépôts de Manigances, le court-métrage écrit en mode TGV.

Longtemps, pour l’écriture comme dans d’autres domaines, j’ai fonctionné en autodidacte libre, loin des codes imposés. Je dois avouer que je me régale à la lecture du guide du scénariste de Christopher Vogler. Je comprends enfin (il était temps) que les contraintes et les lois du genre ne sont pas obligatoirement les geôles de la créativité, mais de géniaux supports à l’inventivité. Il est probable que je reparte dans l’écriture du long-métrage. Comme quoi on apprend à tous âges.

L’abandon de certaines postures apaise et libère quelque peu. Début d’une nouvelle étape ? À suivre…

Les acteurs devraient se contenter de dire leur texte…

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Mais qu’est-ce qui m’a pris ? En relatant certains épisodes de ma vie d’acteur (c’était l’objectif du blog en 2004), de fait, je dénonçais certains fonctionnements, certaines pratiques (sans jamais balancer une seule personne). Ce que je disais n’était pas très original. Tous ceux qui vivent ce métier savent bien tout ce que j’ai relaté à travers mon témoignage. Tout le monde pense à peu près la même chose de l’évolution de notre société, de notre métier, de nos métiers. Mais on ne le dit pas. Ça ne se dit pas.

Mais qu’est-ce qui m’a pris de prendre position pour la convention collective du cinéma quand les réalisateurs amis étaient contre ?

Qu’est-ce qui m’a pris de raconter comment j’ai été éjecté de la distribution d’un film d’une pichenette ? Ça arrive tous les jours et parfois de façon tellement plus brutale.

Mais quelle vanité, quel orgueil m’ont animé pour ramener ainsi ma fraise ?

Qu’est-ce qui m’a pris d’inventer Momo, mon détaché de presse qui fait qu’avec plus de 100 rôles au cinéma je n’ai jamais eu un article mentionnant mon travail ? Je me crois si talentueux ? Si incontournable ?

Droit dans me bottes ? Oui, et alors ? Ne suffit-il pas de l’être dans ses actes ? A-t-on besoin de le faire savoir ?

Bref, si je ne regrette rien (car ce que j’ai fait a toujours eu du sens au moment où je l’ai fait), je me dis que j’ai quand même été bien con. Ça va prendre du temps pour réparer les dégâts, affaiblir les rancoeurs que j’ai fait naître ici ou là, rejoindre la place que je n’aurais jamais dû quitter.

On en fait, des conneries, quand on est jeune…

Une belle claque !

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Je parlais il y a peu de la dictature du sujet dans la fiction française. Hier soir, j’ai vu un film extraordinaire (Much Loved), construit pourtant sur le traitement d’un sujet : la prostitution (au Maroc).

Much Loved est construit avec méthode et intelligence. Nabil Ayouch a commencé par rencontrer 300 prostituées pour qu’elles lui racontent leur vie, leur métier. À partir de cette matière, il a écrit un film à l’architecture mathématique : l’univers de la prostitution, les lieux, la clientèle, le fonctionnement de la petite communauté de prostituées, elles et la ville, les gens, la famille, puis chacune d’elle devient le sujet. Comme un travelling-avant qui démarre au plus large et se termine au cœur de l’âme des personnages.

Ce système méthodique pourrait a priori rebuter par son apparente rigidité. Pourtant, ce squelette imposant disparaît sous la vie et l’humanité de tous ces personnages. Le casting est incroyable et la direction d’acteur en association virtuose. Les scènes prennent toute la durée nécessaire, sans voyeurisme, délivrant chacune un reflet aiguisé sur ce qui se joue dans les âmes de tous les personnages. Pour chaque situation, Nabil Ayouch va traquer avec finesse toute la complexité de l’humain, sans démonstration. Cela faisait un moment que je n’avais vu un film d’une telle force. Le mec parvient à faire un film de femme, sur les femmes avec sensibilité et sans complaisance.

Le film est interdit au Maroc. L’actrice principale a reçu des menaces de mort. Protection policière à la sortie du film. Autant dire que le film est aussi extrêmement courageux.

Kikou !

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Youpi, les amis. Aujourd’hui, il va faire encore super beau ! Salutation au soleil pour fêter le réveil. La journée a hyper bien commencé. Après un petit dèj plein de fibres et de vitamines, un peu de méditation. Entendu François Bayrou à la radio. Il a l’air cool. Mais bon, la politique, pffff, tous les mêmes 😉 Houlala, mais l’heure file à toute vitesse ! Ils vont dire quoi mes pigeons si je ne vais pas faire ma distribution de pain dans le square ?!

Bon, le blog continue. Il faudra juste aller le chercher…

J’abandonne mon projet de long…

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Le film que j’écrivais racontais l’histoire d’un mec à qui on a greffé le cerveau dans le corps d’un autre. C’était une drôle d’idée. Je viens d’apprendre qu’une série va sortir sur ARTE sur le même thème. Elle s’appelle Transfert.

J’ai toujours pensé que quand on avait une idée, même loufoque, d’autres avaient la même. Une seule solution quand on a une bonne idée : être hyper rapide !

Blog, nouvelle recette !

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Du changement dans le blog ! On passe en mode « soft ».

Depuis 2004, vous aurez eu largement le temps de vous faire une idée de l’univers dans lequel j’évolue. Parfois c’est « j’aime ! » et à d’autres moments, « j’aime pas ». Comme tous les mondes professionnels, quoi.

Le blog continue, mais en mode peut-être plus ennuyeux, je vous préviens. Je privilégierai les bonnes nouvelles et la positive attitude. Fini les coups de gueule intempestifs, les positionnements politiques à contre-courant. Tout ça, je le garde pour la vraie vie. La raison en est que je me suis laissé dire que cette activité de blogueur nuisait réellement à mon activité professionnelle. Et je l’entends. Il faut choisir entre porte-drapeau des causes perdues et bosser. Je choisis donc la seconde solution. Ça tombe bien. J’aime bosser.

Concrètement, je continue le blog jusqu’à ce que je m’en lasse. Cependant, je ne ferai pas le relai systématique sur Facebook comme je le faisais jusqu’à présent. Sur FB, il n’y aura que le « people » et éventuellement « j’aime la nature et les animaux ».

Dans cette contrainte, je tenterai de garder l’authenticité. Les points rouges laisseront juste place à des silences.

Sur ce, chers amis, je n’ai pas trop à tricher aujourd’hui car, objectivement, tout va bien de chez bien !

J’écris

IMG_3162Comme acteur, j’ai un goût un peu désuet de l’accessoire. Petit carnet de moleskine pour jouer l’auteur. J’espère qu’en la circonstance, il ne s’agit pas d’un simple rôle.

Je me suis lancé avec une telle délectation dans l’écriture de Manigances que, maintenant que c’est terminé, j’ai du mal à ne pas être entraîné par cet élan. Dans le voyage en train pour Cognac, j’ai trouvé la solution qui me permet de reprendre l’écriture de mon projet de long-métrage, Un autre. Un petit carnet, un stylo, l’influence de circonstances et le film devient une comédie policière. Initialement, l’histoire commençait à Cannes en plein festival. Je me souviens que l’on m’a dit que les films qui parlent de cinéma, du petit monde et de ses clichés, ça n’intéresse pas grand monde. Dans les faits, la série Dix pour cent imaginée par Dominique Besnéhard, sur le petit monde des agents d’acteurs, a fait un carton sur France 2. Assez jubilatoire, d’ailleurs, cette série. Comme quoi, on ne sait jamais vraiment ce qui intéresse ou non les spectateurs.

Mais soit, exit Cannes. De toute façon, c’était trop compliqué et l’envie était grande de glisser trop de vécu. Démarrage donc en pur polar. Mais, évidemment, on se retrouvera à un moment ou à un autre sur des plateaux de tournage. Ça fait partie du sujet de Un autre.