Métro – boulot

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Google m’indique 43 minutes de trajet en métro. Je pars donc une heure avant le rendez-vous. Surtout ne pas s’énerver parce qu’on est en retard. Au lieu de m’angoisser sur le texte de ma scène, je profite de ces 45 minutes pour continuer la lecture d’un roman noir. Se sortir de l’enjeu de passer des essais en s’évadant dans un autre univers. Merde, déjà arrivé. J’aurais voulu poursuivre la lecture. En sortant du métro, je croise un acteur que j’aime beaucoup. Mais lui ne croise que l’écran de son portable. Un petit quart d’heure à cramer une cigarette, jeter un dernier coup d’œil au texte, faire les cent pas. Puis sort un autre acteur que j’aime aussi beaucoup et qui, lui, s’est carrément déguisé en personnage. Je n’ai jamais su s’il fallait faire ça ou laisser le réalisateur imaginer des costumes. Pour ma part, j’avais fait le choix de simplement m’habiller sobrement, avec juste une petite touche qui trahirait l’appartenance sociale du personnage (une chemise en coton à carreaux sous un pull gris).

J’entre à midi moins une. On me demande de patienter dans un fauteuil. Très vite, arrive le directeur de casting, son assistante, la comédienne qui jouera la réplique et le réalisateur. On me propose un café que j’accepte. Le réalisateur annonce alors qu’il va en profiter pour fumer une cigarette. Il sont tous accueillants et sympathiques. Petite clope avec le réalisateur et l’actrice. On évoque la prépa, le lieu de tournage (que je ne révèlerai pas). Bref, tout ça est très naturel et détendu. Les essais ensuite se déroulent le plus simplement du monde. Une première « italienne » presque à plat, les indications du réalisateur, une première prise, d’autres indications, une seconde, puis une troisième avec de nouvelles indications. Je propose qu’on en fasse une quatrième. Et voilà. On était tous contents. On a même rigolé. Après, je ne suis pas le seul acteur pour ce rôle qui est assez important. La chaîne aura aussi son mot à dire. Réponse dans dix jours.

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19 commentaires pour Métro – boulot

  1. Lulu dit :

    La routine, quoi…. 😉

  2. serge barande dit :

    Y manquerait pas deux clopes dans le paquet planqué sous la grosse caillasse près du gros frêne du bord de Garonne, par hasard ???…
    M’en vais vérifier…
    Je te dirai. Dans dix jours.

  3. serge barande dit :

    Non… parce qu’avec tes trucs à distance sur les agrumes, on ne sait jamais…

    • Blog Blancan dit :

      J’vais t’atomiser les agrumes, tu vas voir ! Et ceux de Balou tant que j’y suis 😉

      • serge barande dit :

        Ouais… ben laisse « nos agrumes » tranquilles ! Laisse les miens et ceux du Balou !
        Que le peu qui nous reste, je l’espère vivement, échappe à tes baguettes…
        Sinon, la Civilisation, elle est foutue…
        Tu la vois ta responsabilité en cette fin de Monde…?

      • Blog Blancan dit :

        Putain, non, il faut préserver les enfants du ponton, bordel !

  4. Lulu dit :

    Ah, tiens, des clopes atomisées à distance, je n’y avais pas encore pensé… 😀

  5. hetre dit :

    Jamais je n’aurais pensé qu’il te fallait plus de 45 minutes pour lire un polar toi qui les écrit si à la vitesse d’un cou de fusil.
    Mais non c’est à coup de fusil que tu es payé j’avais confondu.

  6. Lydie dit :

    En tout cas, pris ou pas pour le rôle, c’est un joli moment, agréable, que tu auras passé !

  7. Lydie dit :

    Aaaaah… Serge s’est trahi !!!

    J’ai 9 jours pour faire disparaître le paquet… c’est un peu juste… faut jouer serré.

    J’espère y arriver ! Réponse dans dix jours.

    • serge barande dit :

      Tut–tut… Lydie… Le sergio il a changé la cachette… Hé-hé.
      Le gros cailloux il a changé de place…
      Il n’est plus contre le vieux frêne d’avant, mais auprès d’un autre, tout aussi vieux, et encore plus tortueux., Plus d’un siècle qu’il a. Il en a vu des mascarets…
      Et dans son gros houppier, y a un nid de Milan noir…
      Tu trouves le vieux frêne AVEC le nid de Milan noir… ben t’a le gros caillou tout contre.
      Et dessous……..

      • Lydie dit :

        Y’a un Milan du Mississippi qui me regarde d’un drôle d’air, là… !
        Et pas l’ombre d’un frêne pour se mettre à l’ombre.

        … ça doit pas être par là…

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