Le club du ponton

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Le club très fermé du Ponton vient de fêter sa création. Installé en bord de Garonne, au sud de Bordeaux, le ponton réunit anonymement un groupe de « libres panseurs » épicuriens, hurluberlus récréatifs, fuyards des pestes populistes et des lois du marché. Il n’est pas assuré que le club produise pensées majeures ni écrits révolutionnaires. Un petit panneau placé à l’entrée du joli ponton donne le ton : « on n’est pas là ! ». Difficile d’investiguer plus avant les lieux. Un mini-molosse nommé Balou vous mordrait bien le mollet s’il lui restait quelque dent. Mais son haleine suffit à faire fuir les curieux.

41 réflexions sur « Le club du ponton »

  1. Bucolique, hein !?
    Bon… y a quand même un ou deux trucs de vrais dans tout ça, c’est l’haleine du Balou ! Dès qu’il respire en berge, les poissons font un écart. Du coup, t’as le Balou en berge, t’as pas de poissons dans le rond. Mais comme y a un poissonnier à dix minutes de là, tu peux gruger tes invités quand même…………..
    Après, les adjectifs sont très bien choisis, pour sûr, ainsi que le petit panneau.
    Non… parce que si tu dis que t’es là, t’as tout le monde autour, prétextant je ne sais quel manque de matériel ou d’outils (poivre, tire-bouchon, ail, planche à découper… y en a qui osent même venir demander du liquide vaisselle), qui vient squatter.
    Et au grand hasard… juste à l’heure de l’apéro… entre 10h30 et 14h30.
    Ce qui te laisse peu de répit pour réussir dans la pêche au gros, à condition que t’es viré préalablement le Balou de la berge, bien sûr, sinon…
    Sur la production de « pensées majeures et écrits révolutionnaires, » j’opterais pour des statuts plus simples au début :
    Article I – Les Ateliers d’Épicure, lors desquels nous pourrions nous réunir, cuisinant les bons produits du terroir et de saison tout en déconnant, entourés de conserves que nous pourrions ramener (en partie).
    Article II – Les Ateliers Goûts et Saveurs. Nous dégusterions sur place une partie de ce que nous aurions cuisinés.
    Article III – Les Ateliers sieste digestive. Se laisser aller au gré du silence de la Garonne et des frous-frous des feuillages.
    Je me demande si ce club « très fermé » ne serait pas une ode charmante en la mémoire d’Alexandre le Bienheureux, et la bonhomie tranquille de Philippe Noiret et les taches de rousseurs remuantes de Marlène Jobert…
    C’est paisible en tout cas.

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      1. T’es pas fou ! ? J’y monte pas sur le ponton du père Chassagne, y a marqué « attention pièges ».
        Non, j’étais en lévitation transcendantale au-dessus des flots…
        Ou en train d’appuyer sur la tête au Momo, qui nous tentait en loussedé une respiration de survivance, je ne me souviens plus très bien…

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  2. Ah ouais, quand même… Balou, il a encore plein de dents (j’ai pas compté de près à cause de son haleine) et quand il ne pionce pas, il est vif comme le feu. Garez les mollets et les fessiers !

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    1. N’exagère pas, y en a qu’un… Et en plus il est hyper cool, une bonne patte. Bon… certes il refoule un poil du goulot.
      Mais surtout, tu vas rater les articles I, II et III des « statuts ». C’est ballot.
      Remarque, ça en fera plus (de sieste) pour les autres…

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  3. … c’est marée haute ou marée basse, là ?
    Parce que je ne sais pas nager et je ne vois aucune bouée ! 😮

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      1. Boh… une bouée ! Meuh non que c’est pas une bouée, c’est une arbouse géante.
        Et l’arbre, derrière le ponton, c’est un palourdier. Y donne des fruits à coquilles. C’est délicieux !

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  4. D’accord, j’fais cuire la bouée,
    et puis j’vais faire un brin de causette, avec Marlène et Philippe !

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    1. Non-non, Lydie, pas cuire la « bouée » !!! Ça va me pourrir mes gamelles que je ne pourrai même plus cuire un cassoulet dedans. Seront foutues.
      Porte du vin plutôt.

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  5. Alors, je récapitule :
    1) J’apporte anonymement 4 bouteilles (1 pour l’aller, 1 pour le retour, les 2 autres… bon j’espère qu’on ne sera pas trop trop nombreux…)
    2) euh… je sais plus…
    3) Je fais cuire un cassoulet dans une coquille de palourde géante et j’agrémente d’arbouses fraîches.
    4) J’explique à Marlène, Philippe (et Pascale aussi ?) qu’en automne, les gamelles de Serge pourrissent.

    OUI OUI TOUT ÇA A-NO-NY-ME-MENT, je répète, les violons…

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      1. Oui… c’est mieux, Lydie avec une rame dans les bras, dédiée au retour du Momo par les flots. Mais six bouteilles, serait mieux. Des fois qu’on vienne à manquer…

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  6. Ah le ponton ! Tout comme je l’imaginais. En pensées j’y viens souvent quand la marée monte, ou plutôt la moutarde…
    L’haleine du Balou ? Les statuts précisent bien qu’on n’est pas obligé de l’embrasser sur la bouche non ?
    Et pour garder le vrai goût des choses, la bouée : en salade, tout simplement ! 😉

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  7. … les statues ! On avait oublié les statues !!
    Heureusement que tu es là, Tomaticha !
    Je propose un truc très simple, facile à réaliser : une statue à l’entrée du ponton, pas trop grande, 3m-3.50m maximum, de ce cher Balou, j’suis sûre que ça lui ferait plaisir. Mais peut-être qu’il faudra statuer avant… ? 😉

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      1. Oh millediou ! pas de statue. C’est qui va me prendre la grosse tête, le Balou ! Et quand vous allez foutre la camp, qui c’est qui va se le coltiner au quotidien… ? Ben ma pomme, pardi !!!
        Bon… un poster en A4 ira bien quand même, va.

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  8. La bouée en salade est effectivement un plat très diététique, surtout avec une pointe de coriandre.
    Mais faut aimer ; pour ma part j’y ajoute souvent une gousse d’ail.

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      1. Ouaip ! Va falloir que je resserre grave les cordons des menus, sinon y vont nous faire avaler n’importe quoi !

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  9. Dac pour Momo !
    S’il arrive j’aurais les 6 bouteilles prêtes !

    Mais… s’il arrive anonymement, j’fais comment pour le reconnaître ??

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      1. Excellent la description ! Mort de rire !!! Doit y avoir un concours de boules dans les parages…
        Reizer, sort du corps de Bernard, STP…

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  10. … Avec le brouillard qu’il fait, c’est pas le poster A4 qui va te cacher le soleil, Bernard ! 😀

    « Mal barrés » ?? QUOI, le ponton ne va pas rester à l’amarre ? Il va bouger ?

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  11. Pas de souci, bb, j’enquille, tellement que vous me faites tous rigoler (au sens noble, je précise).
    Car très belle liberté donnée à chacun, face à un espace de vie rêvé, qui n’existe pas en réalité.
    Un truc de gosse…
    Je n’ai pas de ponton à moi. Mais tout le monde le sait déjà…
    Mon dieu si j’en avais un, on y serait déjà… C’est tellement agréable.
    C’est un concept de havre, une métaphore en berge de Garonne. Un lieu de silence et de ressource, de repli face aux vents mauvais. Les froufrous des flotflots… Un havre de plénitudes.
    Mais au-delà de ce concept, s’il le faut, et s’il y a matière a… j’ai un bon ami qui, lui, en possède un… C’est mon endroit de ressource, où je planque le « fameux » paquet de clopes (sous la grosse pierre, près du gros chêne)…
    Tout ceci relevant du loisir des cabanes dont nous étions tenants, étant enfants. Et si heureux de le vivre… La notion de légèreté, alors, avait du bon. Enfants des marais pour certains d’entre nous.
    Mais tu vois Bernard, tout ce bazar-là doit certainement avoir retentissements vers des séries d’images… peut-être à mettre « en musique » : Marais de Garonne, fleuve gargouillant de boues, vieux arbres tortueux, ciels sombres et tempétueux, et que sais-je encore…
    Y a matière à mettre en exergue tout ceci, tant la richesse iconographique des paysages et des instants, reste au fil du temps.
    Je me souviens d’une photo en N&B d’un vieux frêne qu’avait faite Franck Vidal… C’était de la balle! Il l’avait prise dans la caminasse de Cadaujac…

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