Les patrons me font rire

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Ils sont gonflés, les patrons ! En arrivant au pouvoir, François Pétain… heu, Hollande, a mis en place le pacte de responsabilité : on baisse vos charges, on vous fait cadeau de milliards et vous, vous embauchez. Résultat de l’opération, les milliards sont bien allés aux patrons, mais le chômage a continué d’augmenter. Et les voilà qui reviennent à la charge, les patrons ! Faites un vrai plan pour le chômage… heu, pour l’emploi ! demandent-ils au gouvernement. Et c’est quoi, un vrai plan pour le chômage… heu, pour l’emploi ? Ben embaucher des gens qu’on peut licencier quand on veut et diminuer les amendes aux prudhommes, par exemple. Vous voulez dire supprimer le droit social, c’est ça ? Ben, le père de la Nation n’a-t-il pas déjà donné cette mission à Macron ?

Allez, on va vous écouter et on va imaginer ce que ça donnerait. Dans un premier temps, c’est sûr qu’il y aurait des embauches. C’est même certain. Bravo, les patrons ! Mais pour les mecs qui travaillent, ça donnerait un petit contrat ici, puis un autre petit contrat là, puis six mois sans contrat, puis un nouveau petit contrat ici, puis 2 ans sans contrats parce que le mec, avec sa cinquantaine, on lui préfère un trentenaire jeune père de famille qui en veut. Bref, vous nous proposez une société d’intermittents mais, si possible, d’intermittents non indemnisés parce que, les chômeurs, vous ne supportez pas qu’ils soient payés. C’est un principe, chez vous. Retour au XIXème siècle, au temps des patrons craints et admirés, au temps de la misère ouvrière. À chacun ses rêves…

Tiens, moi, mon rêve, c’est qu’on donne un salaire de 3.000 euros à tout le monde. Y compris à ceux qui travaillent. Mais ceux qui travaillent, le patron, il leur paie juste un complément de salaire et des conditions de travail qui motivent les gens à venir bosser. Pourquoi pas, puisqu’on peut tous rêver… Bon, ok, on peut baisser un peu. En Finlande ils ont fait ça, un revenu universel à 800 euros. Je dirais, 1200 €, pour couper la poire.

C’est quoi ces boutons qui apparaissent sur ton visage, patron ?

Fort de cette bafouille, je me suis renseigné sur qui était favorable au revenu universel. Ben, en France, il y a les écolos, les altermondialistes, des libéraux de droite, des socialistes alternatifs (pas la ligne officielle). Pas de cocos, pas de Front de Gauche, pas de PS, pas de LR, pas de FN. Il me semble pourtant logique qu’une société prenne en compte collectivement cette idée de salaire universel. Ça baisse les salaires (salaire – revenu universel), ça modifie tout les système d’aides sociales (allocs, chômage et compagnie), le système d’imposition… Je suis sûr (à condition que ce soit un montant correct (pas en dessous de 1200 € pour un adulte et la moitié pour un enfant à charge) que c’est un truc qui se chiffre et qui est jouable. À vos calculettes !

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23 commentaires pour Les patrons me font rire

  1. Hélène dit :

    « Dis patron, pourquoi tu tousses? … » 😀

  2. Patrick Pouchin dit :

    Et oui, c’est tellement vrai. Le pire c’est que peu de monde bouge ou ouvre sa g… bouche !

  3. Lydie dit :

    Bernard,
    Au pouvoir !

    (… parce que ça rime !)

    😉

  4. Sarro Philippe dit :

    Le revenu universel on commence à parler sérieusement de ça en Belgique, il y a aussi le revenu contributif inspiré du régime des intermittents du spectacle qui va être expérimenté auprès de jeunes sur le territoire de Plaine Commune sous la présidence de Patrick Braouezec.

  5. hetre dit :

    Ca te fait rire, ça te fait rire…on voit bien que tu es ton seul patron.

  6. serge barande dit :

    Rigoleront moins les patrons quand ils se feront licencier par leurs employés !
    Ils se diront alors : ah ! salaud de gouvernement, z’aurait pu l’instaurer le revenu universel !
    Tant qu’à faire bouger le système…

  7. Thierry Giner de Saint-Chinian dit :

    Bonsoir Bernard 😉
    Ainsi, le Medef s’acharne à faire adopter le « licenciement sans motif » et pour cela ils usent inlassablement du slogan pervers du sirupeux Gattaz, digne fils de son père : « pour nous permettre d’embaucher, il faut nous faciliter les licenciements ». Et tous les zélotes reprennent l’évidence : « pour embaucher faut pouvoir débaucher ». Pour signer le contrat il faut être libre de le déchirer …
    Plus question que le salarié fasse un recours devant le tribunal des prud’hommes sous prétexte que le licenciement serait abusif ou sans cause réelle et sérieuse. Ça insécurise ! Les patrons sont « risquophobes ». Plus question d’entretien, de lettre motivée, toute poursuite pour abus de droit doit cesser. Licencier arbitrairement sans risque, voilà le saint Graal ! Le patron de droit divin doit pouvoir dire « dehors et je n’ai pas à dire pourquoi », le salarié doit obtempérer. Comme ça il sera davantage soumis n’est ce pas ? Laurence Parisot appelle cela « la séparabilité », elle dit « c’est comme un divorce » … Et c’est toujours le même qui garde les meubles.
    Finies la déclaration universelle des droits de l’homme de 48, la charte européenne de 99, la convention 158 de l’OIT, les « républicains » et le Medef veulent supprimer l’obligation de motiver les licenciements et Macron prépare cela.
    Rassure moi, Bernard ,nous avons bien un gouvernement socialiste ?
    Bonne soirée malgré tout 😉

    • hetre dit :

      La question qu’il faut se poser est : -« Qu’est-ce qu’un patron en 2016 ? »Pour moi, c’est un pion dans une mafia dont on ne connaitra jamais le parrain. Il faudrait discuter avec des patrons et non avec des polichinelles.

    • Blog Blancan dit :

      Je te rassure, Thierry. Nous avons bien un gouvernement socialiste. C’est écrit même sur wikipedia. 😉

  8. Sarro Philippe dit :

    L’annagramme de « Laurence Parisot »

    donne

    Ecris le au patron

  9. Pascale dit :

    T’es fou ? Qu’Est-ce que tu veux que je fasse avec 3 000 €uros par mois ???

  10. Lydie dit :

    Un brushing ?

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