Merci Fakir !

Merci-patron

L’avantage des films « militants », c’est qu’ils restent longtemps à l’affiche, parce qu’ils ne marchent que par le bouche à oreille. C’est le cas de Merci Patron ! de François Ruffin que j’ai vu ce soir alors qu’il est en troisième semaine. J’en avais entendu parler par Internet. Tous les journaux sous la tutelle publicitaire du groupe LVMH ont fait le choix d’empêcher toute chronique sur ce film. Et pourtant, il existe !

Je ne vous raconterai pas le film qui va bien plus loin qu’un film militant. On y suit la stratégie espiègle et impertinente de François pour sortir un couple de la spirale du chômage et de la misère. Le tout, en faisant payer LVMH, le licencieur, tout simplement. Ça vous donne une histoire jubilatoire à la Robin des Bois des temps modernes. Quand les lumières de la salle se rallument, le public applaudit et sort avec la banane.

À travers ce film, on se rend compte à quel point les puissants craignent plus que tout les petites organisations qui remettent en question l’ordre établi et à quel point celles-ci peuvent facilement faire tituber les colosses. Le pouvoir est en carton. Il suffit de vouloir le faire bouger.

Ce n’est sans doute pas un chef-d’œuvre de cinéma d’un point de vue académique. C’est un cinéma bien foutu qui fait du bien à la tête et à l’espoir.

Cet article a été publié dans blancan. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

8 commentaires pour Merci Fakir !

  1. Le pouvoir est devenu encore plus coercitif, silencieux, sournois et totalitaire depuis que ce sont les entreprises qui l’incarnent (LVMH, Apple, Google et cie…), l’état d’urgence étant la mesure ultime d’un Etat sans pouvoir.

    • Blog Blancan dit :

      C’est devenu en effet un pouvoir totalitaire (celui des grandes entreprises) qui s’autorise à censurer (si vous parlez de Merci Patron, on vous coupe les pubs), alors que le pouvoir politique ne pourrait pas se l’autoriser (à part Sarkozy, peut-être). La seule chose qui le guide : son image commerciale. Pour le reste, c’est le business sans foi ni loi, le plus cynique. Une dictature de barbouzes derrière une façade de paradis publicitaires.
      Pardon de paraphraser. C’est une façon de prolonger, dans un souci pédagogique.

  2. pascale265 dit :

    T’as vu c’est chiant, tout le monde s’en cogne. Sladi d’ordinaire ça empêche pas la Sarrobarande team de donner son avis.

    • Blog Blancan dit :

      C’est le gang de Villenave (cherche pas, tu connais pas)

      • serge barande dit :

        Le Gang des Mobs ! De sacrés loulous pétaradeurs !
        Pfff… Tout se perd. Plus personne ne trafique son pot d’échappement pour faire trembler les vitrines et faire tomber les affiches publicitaires énervantes.

  3. Lydie dit :

    Les Barbouzes… forcément… y’a du Serge par là…
    😉

  4. Lydie dit :

    Il donne envie de le voir, ce film !!

Les commentaires sont fermés.