Vide-grenier

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Demain, retour en Charente avec le scénario de Manigances et un dernier repérage. Je veux revenir à Paris en pouvant coller des photos sur chaque page qui fait face au texte.

Après ça, entre la suite du tournage du Village Français, le tournage de la série science-fiction et un déménagement Paris/Paris, ma vie se résumera pas mal à de la mise en carton (et tout le tri qui va avec). Avec le paquet de baguettes de sourcier que j’ai trouvées, je vais pouvoir monter un stage.

Assez déçu ce matin quand j’ai appris le montant de l’aide accordée au film par la Région et le Département. Pour un film en costumes assez long, si l’on n’obtient pas mieux, on va pouvoir aller se rhabiller ! Mais bon, on n’a pas terminé les recherches de financement. Cela nous amènerait-il à déborder chez les voisins ? Allez donc savoir. Le principe auquel je tiens, c’est de pouvoir payer les gens qui travaillent sur le film. Je ne peux pas me battre d’un côté pour la convention collective et jouer au ratcho sur mes propres productions. On prendra le temps qu’il faut, mais pas question de tourner au rabais. Si je veux faire un film gratos, je prends mon téléphone portable et j’emmerde personne. Le pragmatisme économique (beurk), j’aime autant l’éviter.

Sinon, le recours au 49-3 ne m’a pas échappé. Quel méli-mélo rigolo, ces socialos !

J’allais oublier le festival de Cannes qui commence demain. J’avoue qu’après ma déception de ne pas y être avec Toril (qui n’y est pas, donc), je vais bouder le toin toin, comme un gamin. Je n’en suis pas très fier. Vivement le festival d’Angoulême !

Malgré les petites contrariétés qui peuvent pointer le bout de leur nez, c’est la grande forme et le moral au beau fixe avec des hésitations entre tel projet ou tel autre. Je précise ça parce que, dès que j’ai l’air de me plaindre ou que je ne raconte pas que des trucs jouasses, j’ai des retours de lecteurs qui s’imaginent que je déprime. On se fait toujours un film entre les lignes. Pour être heureux, c’est pas mal de mettre à distance les contrariétés et de s’adapter aux contraintes pour mieux construire. C’est ce que j’essaie de faire, et, sans vouloir me vanter, je ne m’en sors pas trop mal.

Je me demande si ce dernier paragraphe n’est pas archi-nul. Bo, c’est pas grave. Je le laisse.

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8 commentaires pour Vide-grenier

  1. pointer le but de leur nez

  2. serge barande dit :

    Pour le vide-grenier… s’il y a du Pomerol à bas coût, je suis preneur…
    Pas pour le boire forcément, mais comme j’ai une pile du ponton qui s’affaisse, côté cave secrète, en plus…, ça me permettrait de pallier au problème !
    Quant à tes financements d’intermittents, ben je partage ta philo, selon ‘le phénomène du trampoline’, où tu vois ton petit bazar une fois sur deux !
    Et pour Cannes… Tu iras l’an prochain. Te bile pas, va. T’as certainement d’autres choses bien plus importantes à faire.
    Eh… ! Ton dernier paragraphe… où tu annonces que tu pètes le feu, il n’est pas inutile du tout. Tu t’auto-flagelles en pensant cela ainsi !
    Allez, file faire tes cartons, tu vas nous prendre du retard sinon.

  3. Lydie dit :

    « Il en faut peu pour être heureux… 🎵🎵🎵 »
    C’est super que tu mettes de l’optimisme, du positif aussi, ça incite à faire comme toi !! 🙂

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