Festival de Cannes

Salon-Appartement-ancien_amnagement-Gamme-Creative-bibliotheque

Dans les années 90/2000, je considérais que les Éditions de Minuit constituaient l’assurance de lire un bon bouquin. J’avais plongé dedans avec Beckett dans les seventies. Alors, forcément… Et de fait, dans beaucoup de romans, l’on pouvait retrouver des notes sombres et absurdes, un plaisir des mots n’ayant pas peur du burlesque. C’est ainsi que j’avais classé ensemble les romans de cet éditeur dans ma bibliothèque. C’était au temps où la bibliothèque faisait obligatoirement partie de la déco des apparts des futurs bobos. Il fallait afficher une certaine culture. Et de fait, dans la bibliothèque des copains, on n’était pas perdu. Nous avions tous les mêmes livres. Phénomènes de modes plus ou moins sincères. Juste à côté du poster Magritte. Heu, c’était juste avant, ça. Mais on n’avait pas jugé utile de l’enlever. Et sur la photo prise sur Google, c’est Miro, non ?

Eh bien, je me fais avec plaisir une petite régression avec le dernier Echenoz, L’Envoyée Spéciale. Et je me régale en attendant que Claude Lucas écrive pour P.O.L.

J’avoue être un lecteur assez peu assidu, d’une culture crasse et peu fidèle à un genre littéraire. Comme le mec qui écouterait FIP, si vous voyez ce que je veux dire. Et, de fait, j’écoute FIP.

Ça peut être un bouquin plus ou moins ésotérique qui me fait lever le sourcil à chaque fois qu’il m’invite à adopter son point de vue pour comprendre le monde, un polar, un Balzac, un essai politique. Les seuls que je ne lis jamais jusqu’au bout, ce sont les essais politiques. Ceux-là, je les achète avec envie et conviction. Et à peine entamés, ils me gonflent. Les autres, je les commence, je les finis. Parfois, j’en ai deux ou trois en parallèle. Lecture schizophrène. Mais quel plaisir, quand après s’être payé une série de lectures informatives, obligées ou purement distrayantes, on se retrouve dans un livre écrit avec des mots choisis, pesés, composés, par un artisan de l’écriture.

Quoi ? On s’en fout ? Ben ça se voit que c’est pas vous qui aviez un article à écrire, ça se voit.  Allez, je vais lire un peu !

Hein ? Quoi ? Le titre ? Ben, qu’est-ce qu’il a le titre ?

Cet article a été publié dans blancan. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

16 commentaires pour Festival de Cannes

  1. Lydie dit :

    Ouais bon t’as toujours pas lu le mien, en attendant… ! 😀

  2. Lydie dit :

    PS : j’aime bien Magritte.
    … Je l’ai déjà dit ? Ah bon ! Mais comme je n’ai pas de gomme…

  3. Pascale dit :

    ça fait peut-être bobo, mais quand j’entre dans une maison sans livre, sans bibliothèque… ça me fait zarbi moi.

    Il est magnifique ton titre !

  4. serge barande dit :

    J’ai la même à la maison (bibliothèque) dans le salon.
    Et c’est pas pour « frimer ma race » (bobo-machin), c’est juste que j’ai envie que ce(s) papier(s) et leurs auteurs, m’accompagnent en mon quotidien. Le soir, quand je les regarde, tout simplement… je me sens rasséréné.
    Les livres, pour moi, constituent une assise rassurante.
    Leur odeur, notamment… et le vécu de leurs auteurs – si tant est que l’on le sait. Autre domaine d’importance qui me plait beaucoup.
    Les tiens sont d’ailleurs bien situés, bien rangés… vu que l’on se connaît un peu.
    Le fait de ne pas avoir à rechercher un bouquin, au beau milieu de son propre fatras foutouardesque, est en soi un joli bénéfice, et une preuve d’affect.
    Pour exemple, « mes » Cabu et Cavanna… j’y vais tout droit !
    En gros… un bouquin qu’on aime bien, on sait en général où il est garé !

  5. claude dit :

    Tiens, j’ai pas vu tes charentaises sous la table basse ?
    Vite fait par parenthèse : j’ai cru, vraiment cru, t’avoir vexé avec cet « inénarrable » dans mon mail. Je m’en suis voulu ; d’habitude, je pèse mes mots. Mais apparemment non -ouf -, ou alors tu n’es pas du tout rancunier. Bouddhiste, peut-être ?
    Mon prochain bouquin… Ouais, eh ben j’ai pas besoin de sauna tellement je transpire. Continue à farfouiller dans ta bibliothèque en bois de cèdre, va, parce que là, tu me stresses.

    • Blog Blancan dit :

      Comment, ça, me vexer ?! Je suis peu-être pas peu fier, mais pour me vexer, il faut quand même s’accrocher. C’est pas dans ma nature. Et même si ça l’était, il n’y aurait vraiment pas eu de quoi. Tu ferais mieux de bosser, tiens ! Ce matin, j’ai commencé La Charente Libre, mais j’ai bientôt fini.

Les commentaires sont fermés.