Nuit couché

fatigue1

Bien dormi (à part un cauchemar dans lequel je me faisais attaquer par des fauves). Donc, la nuit portant conseil, je me suis dit que nous avions en fait plein de solutions pour mettre fin à la violence. Il suffit, par exemple de ne plus manifester. On n’a jamais vu quelqu’un se faire agresser comme ça, pour rien, par la police. Oui, d’accord, si t’es jeune, à la peau un peu foncée, c’est pas évident. Ben, si t’es comme ça, il suffit d’éviter de porter des vêtements marqués sociologiquement (casquettes et compagnie) et de se regrouper à plus de deux personnes en restant immobile. Et puis, on n’a qu’à s’en foutre de telle ou telle loi puisque, de toute façon, on n’en connaît pas le contenu. Bon, c’est vrai qu’avec le 49.3, comme il n’y a pas eu de débat à l’assemblée des gens que nous avons élus et qui nous représentent… Mais que dis-je, je m’égare. Non, non, pour être heureux, chacun chez soi et é-vi-ter de penser. Et puis voilà.

Dans le Village Français, c’est bien expliqué (puisque c’est historique). Pour t’en sortir, il suffit d’être d’accord avec tout le monde. On a tort de considérer le cynisme, l’hypocrisie, le mensonge et la trahison comme des défauts. C’est du pragmatisme de survie. Elle est pas belle, la vie ?

Cet article a été publié dans blancan. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

8 commentaires pour Nuit couché

  1. serge barande dit :

    Ben, justement, le « pragmatisme »… il ne tient qu’en les engagements et les mises en oeuvre de chacun ! C’est ainsi qu’il se définit… « le pragmatisme ».
    Parce qu’il y a des Nanas et des Types qui s’engagent, afin que des idéaux partagés deviennent nos impérieuses raisons gardées et, de fait, nos pragmatismes majeurs !
    Notre Raison d’Être !!!
    Et le lien absolu, entre l’actualité et le Village Français – même si nous sommes en temps de paix – c’est qu’il nous faudra toujours lutter pour ne pas se faire baiser.
    Philosophie de merde, certes… Mais vous voyez bien que « le Siècle des Lumières » a laissé place au « Siècle des Misères »…
    Sur ce bilan… Désolé, mais je n’en ai que des putains de nausées !

  2. Lydie dit :

    Aaah, ben voilà, enfin ! Tous mes défauts vont être considérés comme des qualités !!! (trahison, cynisme, etc.) Mais t’en as oublié ! 😀

  3. Balbuzie dit :

    Quel plaisir de voir que tu as compris. Tu as – enfin – entendu ce que disent certains commentaires : si tu veux pas te faire taper, t’as qu’à pas manifester. Donc t’as qu’à accepter ce que tes « représentants » ont décidé pour toi. Tout. Donc t’as qu’à bosser et fermer ta gueule. Et puis comme tous les pieds nickelés qui te ressemblent – cravate en forme de laisse autour du cou – ben tu vas bosser pour un patron. Et comme avant toi ils étaient soumis aussi, ben y’a pas eu de lois pour te protéger, c’est couillon. Y’a pas eu de sécurité sociale qui paie les soins quand t’es malade (ah oui, mais j’oubliais, t’es pas du genre à tomber malade, je me trompe ?), t’as pas de congés payés (mais t’en as pas besoin, tu aimes ta boîte et ton patron), t’as pas de retraite (mais pas grave, tu es jeune et le resteras), t’as pas de week-end (peu importe, t’en ferais quoi ?), t’es pas inquiet des résultats scolaires de ton aîné, à 10 ans il bosse déjà depuis deux ans.
    Ben oui en fait, si on allait au bout du truc qui dit : « Si tu veux pas te faire taper, t’as qu’à pas manifester », on finirait par avoir de drôles de pensées.

    • Blog Blancan dit :

      Je vois que tu n’as pas perçu le second degré de cet article… 😉

      • Balbuzie dit :

        Damned ! Je vois que tu n’as pas perçu le second degré de mon commentaire… 🙂 Mais si bien sûr que j’ai compris ton article. Comment dire ? J’abondais, camarade.

      • Blog Blancan dit :

        C’est ce que je me suis dit en postant mon commentaire. Le problème avec le second degré, c’est qu’il est difficile. 😉 Une réponse second degré à un truc deuxième degré produit qu’un des deux s’annule. Merci d’avoir abondé 😉

Les commentaires sont fermés.