Allez les… heu…

drapeau blanc

Ça y est, ils parlent tous foot à la terrasse des cafés. Ça va mieux, donc. Ces nationalismes exacerbés, il paraît que c’est bien. Il paraît. J’en sais rien. Je n’en suis pas sûr. Les supporters se foutent sur la gueule. Les hymnes, les drapeaux.

Un hétéro massacre des homos parce que c’est insupportable pour lui de voir deux hommes s’embrasser (pourquoi, lui demanderait son psy). Vite, avant l’assaut de la police, il appelle le 911 pour faire allégeance à l’état islamique. Plutôt que d’aller dire aux deux mecs qui s’embrassent que ça le dérange (ce qui n’est sans doute pas facile tant c’est bête), il préfère s’attaquer à un lieu identifié comme rassemblant des homos. Drapeau noir contre drapeau arc en ciel. Il n’agit plus par le fait de sa propre folie, mais au nom de celle, mortifère, d’une secte assassine.

On sait que l’humain est une bête sociale qui aime à se reconnaître comme appartenant à un groupe. Dès que l’individu s’efface au profit d’un drapeau, on sait pourtant ce que ça donne. Bo, c’est comme ça depuis toujours. Il n’empêche qu’on peut s’autoriser à trouver ça un peu con. Je dis ça, je dis rien.

Cet article a été publié dans blancan. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

5 commentaires pour Allez les… heu…

  1. hetre dit :

    Ouf ! la Seine est en décrue et le foot arrive. Les informations sur nos problèmes sont sauvées. Enfin la Télé, d’une façon redondante, va nous informer et assouvir notre besoin de culture par un rabâchage sournois et généralisé sur toutes les chaînes.
    Enfin nous n’avons plus de problème ou presque…sauf peut-être la CGT qui déborde encore … mais ça ce sera au moment du dessert quand le ventre bien rassasié remplace le cerveau.
    En avant ! je viens de remettre deux thunes dans le bastringue.

  2. serge barande dit :

    Affligeant, ce qu’on a pu voir à Marseille !
    Là, je viens de regarder la seconde moitié de le seconde période de Suède – Eire. J’ai vu des gens sourire et danser, paisibles et joyeux. Ouf ! La raison gagne de nouveau l’esprit.

    Un drapeau c’est super utile. Quand à l’automne, tu te rends au match avec ton drapeau sous le bras, traverse une vieille chênaie bien moussue. A l’orée, rassemble les quatre coins du drapeau en un beau nœud sommital, et ça te fait un joli baluchon à remplir de beaux gros cèpes. Et si tu n’en trouves pas, remplit-le de pignes pour allumer ton barbecue. C’est utile un drapeau.

    Autre sujet. Un truc que j’ai entendu à la radio : ce soir la tour du Gustave va s’illuminer aux couleurs arc-en-ciel, en hommage à Orlando (le frangin de Dalida n’a rien à voir avec ça).
    Je ne vous dis même pas la tronche des anti-mariage pour tous !
    Si ça se trouve, demain, le cortège CGT risque d’être pollué par des Catho-soquettes-blanches-vernis-à-boucles.
    Dramatique et clownesque à la fois.

  3. serge barande dit :

    Ouais, bien sûr. Sur le fond… Bien évidemment.
    Ce sont juste « les limites » qui m’emmerdent !
    Sur le sens démocratique. Où la raison perd toute sa raison…

Les commentaires sont fermés.