BB dans les étoiles (d’Allociné)

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Il est suffisamment rare dans ma carrière d’acteur de seconds rôles que l’on parle de moi dans les critiques pour que je me permette de trophétiser un peu ma pomme grâce à Toril. Ne serait-ce que pour la famille.

Télérama

On est médusé par les scènes d’action et par l’interprétation fiévreuse des acteurs : Vincent Rottiers, Tim Seyfi ou Bernard Blancan, le père, rugueux à souhait.

Le Parisien

Pour un premier long-métrage Laurent Teyssier n’a pas raté son entrée dans l’arène. Il signe un film rugueux, sous tension, forcément guetté par la violence. Lorsqu’elle survient, c’est peu de dire que Teyssier prend le taureau par les cornes. Sa mise en scène est à l’image de la direction d’acteurs : efficace, avec une fébrilité constante mais habilement maîtrisée.

Aux côtés de l’impeccable Vincent Rottiers (« Dheepan », « Nocturama »…), qui appartient à cette nouvelle génération, aux accents sauvages, du cinéma français, on retrouve avec plaisir cette « gueule » de Bernard Blancan, vraiment révélée dans « Indigènes ». A propos de gueule, saluons également, dans un éventail de seconds rôles parfaitement traités, les personnages d’Alexis Michalik (le comédien et metteur en scène), incarnant le frère de Philippe, gestionnaire d’un restaurant qui périclite, et Karim Leklou, qui fait coup double sur les écrans en ce moment en interprétant un soldat de retour d’Afghanistan dans « Voir du pays », des sœurs Coulin.

L’Obs

Ecrasés par le soleil autant que par un sort contraire, les personnages de ce premier film très prometteur se débattent au gré d’un récit bien agencé, qui recycle avec bonheur les codes du polar, et filmé avec une maîtrise enviable.

Entre Vincent Rottiers (Philippe) et Bernard Blancan (le père), excellents l’un et l’autre, Sabrina Ouazini (« l’Esquive ») fait montre d’une sensibilité et d’un éclat qu’on souhaiterait voir sollicités plus souvent.

Le Figaro

Toril a tout d’un «drame social et d’un film noir avec les codes du genre» servi par un personnage réaliste auquel Vincent Rottiers prête sa rugosité. Aux côtés de Bernard Blancan impeccable en paternel désorienté, Sabrina Ouazani apporte une touche douceur.

La critiquerie

La mise en scène de Laurent Tyssier s’inspire des plus grands. Les images au ralenti et les plans au près des visages nous embarquent dans une atmosphère où la tension et l’onirisme cohabitent en toute harmonie. Quant au casting, il est tout simplement parfait. Comme d’accoutumée, Vincent Rottier dévore l’écran avec cette présence animale qui lui est propre. Bernard Blancan (le père) et Tim Seyfi (le trafiquant) captivent tout autant avec une émotion à fleur de peau pour le premier et une bestialité crue pour l’autre.

Sur la route du cinéma

Laurent Teyssier dont c’est le premier long métrage, entre directement dans la cour des grands. Il réussit le pari improbable de boucler en 1 h 23 mn une histoire aux multiples enjeux. Il ouvre une quantité de portes et les referme toutes avant de nous laisser KO sur un épilogue inattendu qui démontre que la parole peut être utile parfois… Chronique familiale, crise du monde agricole, quasi documentaire sur la vie d’un M.I.N. (Marché d’Intérêt National), thriller et polar, le scénario impeccable voire implacable nous maintient sous tension d’un bout à l’autre.

Vincent Rottiers est irréprochable comme toujours. Son interprétation est un sans faute, constamment au bord de l’implosion il passe son temps à contenir sa trouille. Maîtriser ses nerfs relève de l’exploit et son beau visage est à la fois fermé et un livre ouvert sur l’angoisse (oui, ben je me comprends !). La seule scène où il explose enfin est muette. Jolie trouvaille.

Laurent Teyssier a trouvé une bien belle filiation je trouve en lui offrant Bernard Blancan en père de cinéma. Une rudesse et une tendresse communes semblent les réunir. Nanard, ni flic, ni voyou, ni résistant patriote, ni Sergent Martinez prouve qu’en plus le réalisateur a de l’imagination pour voir en lui un père à la tendresse maladroite mais authentique. Nul doute que ce gaucho, écolo, en colère a trouvé toutes les bonnes raisons pour interpréter aussi solidement ce beau rôle.

Après les 4 pages dans SoFilm, ça fait drôle d’exister dans la presse. Surtout quand on n’a pas l’habitude.

Toril est sorti ce matin. Merci à ceux qui se sont précipités le jour J. Les autres, on compte sur vous ! Bravo Laurent Teyssier !

 

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13 commentaires pour BB dans les étoiles (d’Allociné)

  1. serge barande dit :

    Excellent !!!!! Et élogieux !
    Partages de plaisir à lire ces critiques.
    Je crois que je ne vais pas tarder à filer au cinoche…

    • Blog Blancan dit :

      Tarde pas, tarde pas ! 😏

      • serge barande dit :

        Ben… d’où ma réponse de ce jour… Un peu coincé aux entournures.
        Je voudrais y aller avec Lucie, je lui ai refilé l’envie. Faut donc coïncider.
        Mais ça va le faire sous peu…
        Garer le Balou et joli petit dodo du soir pour ma Lili (code SPA + grand-parental).
        Et zou !
        (merde, j’avais oublié l’odeur fétide du pop-corn…).

  2. Pascale dit :

    Et qu’en plus on écorche pas ton nom… comme certains qui confondent mon blog et un autre :-(‘
    Bon j’en parlerai le plus vite possible.
    C’était vraiment excellent, angoissant, émouvant, âpre, chaleureux…
    Et Sabrina est le soleil de ce film sombre !

  3. Didier Poulain dit :

    Très heureux pour toi. ……………

  4. Pascale dit :

    T’aurais pu me mettre à côté de Télérama, la classe !

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