Les blagues de la vraie vie

rouleau

Hier, j’avais une séance d’essayage costumes pour un prochain tournage. En repartant, sur le trottoir qui mène au métro, je ne pouvais réprimer de grands éclats de rire. Une pensée pour la passante que j’ai croisée dans cet état. Elle a dû se demander ce qu’elle avait de si drôle. Je peux l’assurer qu’elle n’était pour rien dans ce fou-rire. Pendant la séance d’essayage, il s’est passé ceci : l’assistante costumière, un bloc-note sur les genoux, était en train de lister le matériel à embarquer pour le tournage, notant ce que lui disait sa chef et ce qui avait déjà été validé. À un moment, sa chef lui dit : « tiens, mets un rouleau anti-peluche sur la liste ! ». Après une courte hésitation, l’assistance prend un rouleau anti-peluche posé sur l’étagère et le pose sur la liste… Si, si, c’est vraiment vrai. Du burlesque pur. De l’absurde à l’état brut. Un cadeau de rire. Du grand art.

Moins drôle. Mes premières répétitions théâtrales me font rater un autre tournage. Je le savais, j’assume mes choix.

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14 commentaires pour Les blagues de la vraie vie

  1. anmah dit :

    Elle était blonde au moins ? Bizz

  2. Lydie dit :

    Le choix du théâtre… ça t’implique davantage, peut-être une plus grande impression de liberté que le cinéma ?

    Ou alors c’est vraiment si intéressant comme pièce que tu la préfères à un tournage ?

  3. serge barande dit :

    Y a quarante ans ou presque – et tu l’as vécu avec moi, l’inverse est davantage vrai, d’ailleurs – nous avions comme posture très ambitieuse de « dépoussiérer » le théâââtre… tel qu’il était.
    Lui refiler un pet de jeunesse pour attirer le chaland dans les théâtres de nos proximités. Et les le faire Aimer. Grande ambition, certes !
    Ah si seulement nous avions pu disposer d’un tel outil fondamental ! LE Dépoussiérant de costard !

    Mais nous errions dans le Théâtre Amateur, où nous n’avions pas accès à de telle technologie. Nous voulions révolutionner ce Tout, mais n’avions que poussières des coulisses accrochées sur nos costards de lumière ! Et aucun outil pour nous les ôter.

    Nous n’étions pas totalement démunis, non plus. Nous avions certes des gommes, voire du « blanco » et autre typex, qui nous permettaient de revoir et réviser quelque texte ancien.
    Nous n’avions d’ailleurs que peu de respect en ceux-ci. L’heure était au dépoussiérage…
    Et quoique nous ayons comme choix, préférences et idéologies, nous foncions bien au-delà « des permissions » de l’instant.
    Et au final dans cette Troupe, et de ces faits partagés, quelque domaine décisionnel sur ce que nous allions, en le futur proche, interpréter… furent au fil des ans partagés et décidés. Montés et représentés.
    Dois-je vous rappeler que dans les années 1980, la Société était bien plus politisée et militante qu’aujourd’hui ?

    Eh bien, dans ce théâtre amateur de l’époque, si nous avions pu disposer d’un tel ustensile extraordinaire, de très haute technologie, qu’est le Rouleau anti-peluche, on aurait cassé la race au théâtre conventionné ! Et si ça se trouve, Bernard aurait pu avoir des financements pour ses projets, voire une palme d’or à Cannes !
    Ou tout bonnement, investir dans l’achat d’un ponton, pour le repos de son Âme. Le truc simple et basique de l’Enfance.
    Et je ne sais quoi de plus encore ! Peut-être même devenir sourcier/réalisateur de courts, de docs… musicien, plombier, menuisier… Voire non-cueilleur de fruits pour des non-confitures.

    Putain de vie, quand même… !

  4. Lydie dit :

    Eh mais dis oh Serge, tu vas pas nous lui faire un eloge funèbre, là, à BB ! 😉

    Au fait, le rouleau anti-peluches, c’est pas toujours très z’efficace ! Maus j’adore la naïveté de cette rigolote situation !

  5. Lydie dit :

    Maus = Mais
    (je précise parce qu’on pourrait croire que je miaule)

  6. hetre dit :

    Note tout ça pour ton prochain film. Il n’y a rien de plus naturel qu’une situation vécue.

  7. Tomaticha dit :

    Pas de cinéma à cause du théâtre ? Mais où est rangé ce fichu don d’ubiquité ?! Au ponton ?

  8. Lydie dit :

    Par la sempiternelle parole, Anatole êtes-vous là ? … ah flûte, tu as raison, il a filé au ponton !

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