Bilan des courses (ça se fait, il parait)

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Allez, vite fait le bilan de l’année 2016. Côté télé, il y a eu la bientôt fin d’Un Village Français sous la direction de Jean-Philippe Amar (du bonheur), Open Space, la série SF de Julien Lacombe pour OCS (du bonheur) et le docu-fiction Sigmaringen sous la direction de Serge Moati (du bonheur). Un court-métrage de Nicolas Khamsopha (du bonheur bénévole) et puis c’est tout pour le cinéma. C’est pas avec ça que je vais satisfaire à mon désir inextinguible de payer plein d’impôts ni à celui de me faire traiter d’intermittent du pestacle.

Bon, j’ai quand même eu Beaumarchais pour Manigances (tournage l’été prochain). Et ça, j’en ai été très fier. Non mais ! Il y a eu aussi les sorties de Cosmodrama et de Toril, deux beaux films dans lesquels j’avais un beau rôle. Mais niveau entrées, je n’ai pas aidé à grand chose.

Sinon, j’ai refusé un rôle de merde, j’ai été viré d’un autre parce que celle qui devait jouer ma femme a été virée et j’en ai raté plusieurs castings parce que je n’aurais jamais dû les passer. Bref, globalement, les bonheurs ayant été plutôt brefs au regard des 365 jours, une année plutôt de merde d’un point de vue professionnel.

Mais je garde le moral. La preuve : cette nuit, j’ai rêvé que je marchais sur un sol qui s’effondrait de tous côtés. Il parait que c’est hyper positif. Vive 2017 !

Le dernier combat de l’année

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Je l’avais pas vu venir, celui-là. Il a dû s’immiscer dans la journée de lundi. J’avais bien senti une fatigue lourde, une sorte de découragement général. J’avais mis ça sur le compte du film que nous avions regardé, un des films du coffret de César pour lequel on comprend pourquoi on n’était pas allé le voir en salle. Le mardi matin, je tentais pourtant un lever matinal. Tout paraissait à peu près normal. Le soleil commençait à redonner ses couleurs au jardin. Mais une présence étrange semblait s’affirmer. À peine entamé le petit dèj, je renonçais à le terminer, bien incapable et décidais de me recoucher. Je me relevais à l’heure du déjeuner pour une demie soupe qui m’exténuais. Ainsi de suite, je quittais le sommeil pour m’abreuver essentiellement d’eau puis je me rendormais. Jusqu’au soir. Jusqu’à la nuit. Jusqu’au lendemain.

Je ne sais quel combat s’est déroulé à l’intérieur de mon corps, quelles forces se sont mises en route pour éradiquer ce satané virus qui m’avait mis à terre, fiévreux. En tout cas, c’est lui qui a perdu. Pour fêter ça, j’ai construit un muret dont j’avais imaginé qu’il aurait une belle place. Une journée au soleil, à bouger, porter, déplacer, sceller, trueller. C’est quand j’ai voulu rentrer la poubelle que j’ai réalisé qu’on l’avait sortie deux jours plus tôt. Ma compagne l’avait rentrée le jour où je n’existais pas.

PS : vous noterez que j’achève cette année de blog par un article on ne peut plus nombriliste. Comme, quoi qu’on dise, on parle de soi, autant revenir de temps à autres aux fondamentaux.

Dernier coup de gueule 2016

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Oh, vous savez, on fait le malin, on ramène sa fraise, on joue au fier à bras, on dénonce ceci ou cela, on donne à ses coups de gueules des accents révolutionnaires, mais au fond… Certains lecteurs de ce blog peuvent me prendre pour un affreux gauchiste, défenseur des causes perdues. On se laisse vite berner ! En cette fin d’années 2016 qui aura été somme toute peu reluisante pour moi-même comme pour l’ensemble de l’humanité, le moment est venu de faire un aveu et d’apporter ici la preuve de ma couardise profonde et de ma fadeur : Depuis 1975, j’écoute FIP. Oui, vous avez bien lu. J’écoute FIP ! À l’époque, je vivais en banlieue bordelaise. Il s’agissait de FIB.

FIP, c’est le consensus fait musique. Un petit coup de classique, un coup de chanson française, une mélodie suave de pop nordique, un morceau presque rap, et zou, une jolie musique du monde, du jazz à papa. Ça s’écoute sans risque. Peu de paroles, pas de pub. Juste de la musique qui rassure sur votre bon goût (ou votre absence de goût diront certains).

C’est dans ce contexte que je vais pousser mon dernier coup de gueule de l’année. En période de Noël, la programmation de FIP, c’est de la merde ! Pourquoi faut-il que chaque année ils nous bassinent les oreilles de musiques américaines des années 40, ces airs de comédies musicales à grand spectacle, ces faux gospels, ces chansons moisies qui évoquent vaguement le père Noël au premier, second ou troisième degré. On se croirait devant son téléviseur dans les années soixante. Je veux bien que le concept de père Noël ait été inventé par Coca Cola. Ce n’est pas une raison pour me transformer chaque année en vieil américain nostalgique ! Rendez-nous notre consensus mou, votre légendaire diversité musicale qui nous fait oublier les guerres, les révolutions, de penser, qui nous enferme dans notre cocon confortable !

PS : j’ai volontairement choisi cette image avec faute d’orthographe, très révélatrice de nos coups de gueules à la mord moi le nœud qui inondent la toile. C’est vrai, quoi, y en a marre des coups de gueule, à la fin !!!!!

Joyeux Noël !

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Pour être tout-à-fait honnête, en me félicitant du prix ridicule proposé par l’électricien, j’aurais dû tilter sur le fait qu’à l’évidence je me réjouissais d’une pratique qui relève du travail au noir. À l’ancienne. De la main à la main. Quand on se dit de gauche, on ferait mieux de mettre ses principes en pratique. Ou bien, on se dit que dans des circonstances de crise, le système D a toujours existé et existera toujours. Ça veut dire s’accommoder d’échanges hors état. Ça se discute et ça se réfléchit. En même temps, quand t’as pas un rond, tu vas au moins cher. Quand t’as pas de boulot, tu t’en fabriques. Mais bon, on peut y réfléchir. C’est d’ailleurs pas forcément les plus pauvres qui utilisent l plus facilement le travail au noir.

Dans le même registre, j’ai appris que les patrons de livreurs de pizzas embauchent des jeunes en leur demandant de se déclarer en auto-entrepreneur. Pas de salaire. Une facture pour laquelle l’employé doit se charger de régler lui-même les charges. La société se dirige vers des solutions de petites démerdes hors salariat sensées arranger tout le monde. Les conséquences sur la société ne sont pas anodines.

Bon mais j’avoue que, si près de Noël, on ferait bien de penser à autre chose. Alors je souhaite aux lecteurs de ce pauvre blog un joyeux Noël auprès de ceux qui leurs sont chers (pas en terme de trésorerie).

Bougies de Noël

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Plus de lumière, plus de plaque de cuisson, plus de chauffage, plus moyen de recharger ses appareils divers, plus d’Internet. Vingt-quatre heures hors du temps grâce à une panne de courant. On va dire que c’est sympa, qu’on s’y fait, que c’est doux. Mais en vérité, quand t’as pas choisi de payer 300€ pour un stage de survie, c’est juste chiant.

Angoisse du matin : trouver un électricien. Au premier coup de fil, c’était d’accord. Moins d’une heure après l’appel, l’électricien était là. En deux coups de cuillère à pot, il a trouvé l’origine de la panne, a réparé et m’a expliqué la répartition du tableau électrique. On appelle ensemble ERDF pour changer le disjoncteur qui n’avait pas supporté le petit court-circuit. Je demande à l’électricien combien je lui dois. Vingt euros. Pardon ? Ben, j’ai rien fait, là. C’est vrai, il a juste fait trente kilomètres et réparé la panne. D’autorité, on lui a donné davantage. À peine était-il parti, l’employé d’ERDF arrivait en s’excusant d’arriver à l’heure du repas. Il change le disjoncteur en un quart d’heure et repart dans sa petite voiture bleue.

Cette histoire se passe en France et n’a rien à voir avec un conte de Noël.

L’électricité rétablie, j’apprenais ce soir le camion sur le marché de Noël de Berlin. Finalement, une soirée supplémentaire sans infos, aux bougies, ça n’aurait pas fait de mal.

Le gaufré des César

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Voici ce que je voyais tout-à-l’heure en traversant le pont de l’Alma pour aller retirer Le Cadeau de Noël : le coffret des César. Belle occasion de prometteuses séances de rattrapage. Tiens, il y a le beau Vendeur de Sylvain Desclous. Ce n’est pas avec mes huit répliques que je vais prétendre à une nomination personnelle quelconque.

Un film manque cruellement : Toril… Toril de Laurent Teyssier. Toril, avec Vincent Rottiers. Tant pis pour vous. Tant pis pour nous. Tant pis pour moi (professionnellement, ça aurait pu me rendre service). Mais vous pourrez le voir à Belgrade en février où il est en compétion.

Humeur du 15 décembre 2016

Trois députés vont à Alep les tous derniers jours du massacre. Ils l’annoncent et se font refouler à la frontière Turque. Là je suis occupé, mais je vais y aller aussi l’été prochain pour dénoncer tout ça ! Cynisme politique, quand tu nous tiens…

Manuel Valls annonce qu’il va supprimer le 49.3 s’il est élu. C’est comme si j’annonçais que j’allais interdire le tabac si j’étais candidat.

Les candidats de ma gauche sont contre le revenu universel et pataugent sur la question syrienne. Dommage.

Me régale à la lecture d’un polar politique roumain : Spada de Bogdan Teodorescu. Un sérial killer tueur de Roms et les incidences grotesques au sein du pouvoir politique et des médias.

Dans mon labo

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Je profite de cette période d’inactivité relative pour me lancer dans une nouvelle phase expérimentale autour du magnétisme. Qui a vu Retour aux sources (que je vous invite à voir si vous ne l’avez vu ICI ), sait à quel point j’ai fait des expériences pour mettre en évidences d’hypothétiques actions des guérisseurs sur des germinations, des agrumes, voire des tomates, histoire de ne pas résumer ces actions à un simple déclanchement d’effet placebo.

J’ai bien conscience que ce type de recherche sentant le souffre, l’ésotérisme et la superstition, n’emballe pas grand monde (du moins publiquement). C’est pas très bien vu de s’intéresser à ces choses. On passe vite pour un crédule obscurantiste, voire un dépressif en fuite dans les croyances. Si je me fais peu l’écho ici de ce centre d’intérêt, c’est parce qu’avec mes prises de position politiques je suscite déjà une forme de rejet (en dehors des copains de la vraie gauche). Alors si je me mets de parler de ces choses, en plus, vous imaginez le trou à rats dans lequel j’irais me nicher.

Mais revenons à nos cochons. Dans mes précédentes recherches, j’avais essayé de mettre d’une part en évidence l’existence de phénomènes étranges et, en voulant relier tout ça à nos connaissances scientifiques, je m’étais intéressé à la mécanique quantique. J’avais rejeté l’hypothèse de fluide magnétique, prétextant que le concept de magnétiseur était arrivé à la fin du XVIIIème siècle, au moment où l’on « découvrait » en science l’électricité et le magnétisme. Et puis comme la physique quantique était à la mode, par réflexe, j’ai rejeté ceux qui parle de médecins quantiques à propos des guérisseurs. Pour moi, nous étions d’une part dans les sphères de la croyance, mais aussi, côté physique, dans des registres que nous ne maîtrisons pas encore (théorie des cordes, ondes scalaires, champs informationnels…). Oui, j’ai toujours ce besoin de raccrocher mes croyances à de la réalité scientifique, histoire d’essayer de me rassurer quant à ma santé mentale.

Mais voici que je tombe sur une étude sérieuse en parapsychologie (je sais, la parapsychologie, ça le fait pas) qui semble montrer que les sujets qui pratiquent par exemple le remoteviewing (recherche d’objets, d’images, de lieux à distance par la seule aide de la pensée), n’obtenaient plus de résultats significatifs quand ils étaient isolés de tous champs magnétiques par une cage de Faraday non connectée à la terre. Cette information a tilté dans ma petite tête de cucurbitacée : je n’aurais pas dû rejeter l’hypothèse électromagnétique dans mes tentatives de théorisations explicatives !

C’est ainsi que je me suis penché sur la question du vrai magnétisme, celui qui est physique. Et j’y ai découvert qu’il existait un phénomène peu connu et assez surprenant : le diamagnétisme. Pour rester concret, quand vous approchez un aimant d’une fiole d’eau, l’eau se met à produire un champ magnétique identique à celui de l’aimant et le repousse (voir la vidéo que j’ai réalisée moi-même parce que je crois difficilement ce qu’on me dit ou me montre sans l’avoir expérimenté moi-même).

À quoi ça sert ? À rien. Juste à alimenter ma curiosité et à m’amuser à faire des expériences de gamin. Ça conserve magnétiquement.

Cucurbitacées

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Ce matin, j’ai eu la visite de la costumière, celle de la pièce de théâtre que je vais commencer à répéter le mois prochain. J’ai pu constater que ma tête avait grossi par rapport aux mesures que j’avais en mémoire.

On m’avait bien dit que j’avais pris le melon. Je n’y croyais pas, soutenant mordicus que je n’avais jamais quitté mon humilité légendaire. Mais bon, face à des mesures objectives, on est bien obligé de s’incliner.

On a délibéré

img_0080Nous étions quatre : Soren Prévost, Serge Riaboukine, Cécile Rebboah et ma pomme. Il s’agissait de délivrer les prix parmis les dix-neuf courts-métrages en compétition du 4ème Film Noir Festival d’Albert. Avec cette équipe, ça n’était pas triste, on s’en doute. Néanmoins (et c’est assez rare), il a été très facile de faire nos choix. Pourtant, la sélection dans sa globalité se tenait, chaque film présentant un intérêt particulier.

À noter l’émergence du cinéma Américain dans ce secteur du court-métrage avec des films qui investissent le champ du cinéma dans ce format particulier, sortant du petit film à idée et à chute.

Pour le palmarès, je vous renvoie au blog de Pascale, sur la route du cinéma. Elle était là et je la remercie au passage pour les photos 😎.

Film Noir Festival, une jeune manifestation à suivre. Bravo Amandine !

Une rencontre fortuite a été immortalisée (on n’est pas très loin du ch’Nord)

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