Dans mon labo

tournesol

Je profite de cette période d’inactivité relative pour me lancer dans une nouvelle phase expérimentale autour du magnétisme. Qui a vu Retour aux sources (que je vous invite à voir si vous ne l’avez vu ICI ), sait à quel point j’ai fait des expériences pour mettre en évidences d’hypothétiques actions des guérisseurs sur des germinations, des agrumes, voire des tomates, histoire de ne pas résumer ces actions à un simple déclanchement d’effet placebo.

J’ai bien conscience que ce type de recherche sentant le souffre, l’ésotérisme et la superstition, n’emballe pas grand monde (du moins publiquement). C’est pas très bien vu de s’intéresser à ces choses. On passe vite pour un crédule obscurantiste, voire un dépressif en fuite dans les croyances. Si je me fais peu l’écho ici de ce centre d’intérêt, c’est parce qu’avec mes prises de position politiques je suscite déjà une forme de rejet (en dehors des copains de la vraie gauche). Alors si je me mets de parler de ces choses, en plus, vous imaginez le trou à rats dans lequel j’irais me nicher.

Mais revenons à nos cochons. Dans mes précédentes recherches, j’avais essayé de mettre d’une part en évidence l’existence de phénomènes étranges et, en voulant relier tout ça à nos connaissances scientifiques, je m’étais intéressé à la mécanique quantique. J’avais rejeté l’hypothèse de fluide magnétique, prétextant que le concept de magnétiseur était arrivé à la fin du XVIIIème siècle, au moment où l’on « découvrait » en science l’électricité et le magnétisme. Et puis comme la physique quantique était à la mode, par réflexe, j’ai rejeté ceux qui parle de médecins quantiques à propos des guérisseurs. Pour moi, nous étions d’une part dans les sphères de la croyance, mais aussi, côté physique, dans des registres que nous ne maîtrisons pas encore (théorie des cordes, ondes scalaires, champs informationnels…). Oui, j’ai toujours ce besoin de raccrocher mes croyances à de la réalité scientifique, histoire d’essayer de me rassurer quant à ma santé mentale.

Mais voici que je tombe sur une étude sérieuse en parapsychologie (je sais, la parapsychologie, ça le fait pas) qui semble montrer que les sujets qui pratiquent par exemple le remoteviewing (recherche d’objets, d’images, de lieux à distance par la seule aide de la pensée), n’obtenaient plus de résultats significatifs quand ils étaient isolés de tous champs magnétiques par une cage de Faraday non connectée à la terre. Cette information a tilté dans ma petite tête de cucurbitacée : je n’aurais pas dû rejeter l’hypothèse électromagnétique dans mes tentatives de théorisations explicatives !

C’est ainsi que je me suis penché sur la question du vrai magnétisme, celui qui est physique. Et j’y ai découvert qu’il existait un phénomène peu connu et assez surprenant : le diamagnétisme. Pour rester concret, quand vous approchez un aimant d’une fiole d’eau, l’eau se met à produire un champ magnétique identique à celui de l’aimant et le repousse (voir la vidéo que j’ai réalisée moi-même parce que je crois difficilement ce qu’on me dit ou me montre sans l’avoir expérimenté moi-même).

À quoi ça sert ? À rien. Juste à alimenter ma curiosité et à m’amuser à faire des expériences de gamin. Ça conserve magnétiquement.

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5 commentaires pour Dans mon labo

  1. serge barande dit :

    Très joli, très bucolique, très « magique » même ! (oui je sais c’est pas magique, d’où mes guillemets).
    Sans électricité et sans moteur t’arrives à faire naviguer (lentement) ce voilier futuriste sur l’océan du plat à tajine-couscous !
    T’es moins benêt que les mômes qui jouent le dimanche dans le grand bassin rond du Jardin du Luxembourg avec leur rafiot dernier cri qui, lui, pour un résultat certes plus speed, est bourré de circuits électriques, voire de carburant ! Et qu’après ça fuit, et les mouettes boivent et meurent dans d’horribles souffrances après avoir fienté sur le crâne de quelque statue…
    Sacré professeur Tournesol !

    Je pense subitement à une liste de gugusses à diamagnétiser avec un très-très puissant aimant pour qu’ils se cassent rapido et très-très loin. Bon, certes, avant, faut leur faire ingurgiter beaucoup d’eau…

    Dans cette expérience « amusante et curieuse », tu le repousses le pseudo rafiot, avé ton aimant. Mais ne pourrait-il pas être question de l’attirer ? Car ça aussi, ce serait très intéressant.
    Je ne pense pas directement aux électeurs indécis. Mais à la gent ailée qui migre au-dessus des cols basques. Il me plairait bien de les faire passer où je veux… De pouvoir les attirer par exemple hors de portée des tirailleurs fous.
    T’essaieras d’attirer ? Si c’est expérimentalement possible…

    • Blog Blancan dit :

      Ben, j’ai rien trouvé qui attire les palombes… 😦

      • serge barande dit :

        Oui, je sais… Mais tu sais bien aussi que, fondamentalement, je ne parlais pas que de ça. C’était une boutade illustrant mon questionnement quant à la possibilité « d’attirer », et non pas seulement de « repousser ».
        D’ailleurs, les aimants sont aussi capables d’attirer, non ? Pas que de repousser ?
        Mes ions s’y perdent et mes pôles s’y mêlent, té… !

      • Blog Blancan dit :

        T’as qu’à mettre un collier métallique aux palombes. Tu pourras les attirer !

  2. Lydie dit :

    Super, faut que j’essaie !!

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