Le dernier combat de l’année

horloge

Je l’avais pas vu venir, celui-là. Il a dû s’immiscer dans la journée de lundi. J’avais bien senti une fatigue lourde, une sorte de découragement général. J’avais mis ça sur le compte du film que nous avions regardé, un des films du coffret de César pour lequel on comprend pourquoi on n’était pas allé le voir en salle. Le mardi matin, je tentais pourtant un lever matinal. Tout paraissait à peu près normal. Le soleil commençait à redonner ses couleurs au jardin. Mais une présence étrange semblait s’affirmer. À peine entamé le petit dèj, je renonçais à le terminer, bien incapable et décidais de me recoucher. Je me relevais à l’heure du déjeuner pour une demie soupe qui m’exténuais. Ainsi de suite, je quittais le sommeil pour m’abreuver essentiellement d’eau puis je me rendormais. Jusqu’au soir. Jusqu’à la nuit. Jusqu’au lendemain.

Je ne sais quel combat s’est déroulé à l’intérieur de mon corps, quelles forces se sont mises en route pour éradiquer ce satané virus qui m’avait mis à terre, fiévreux. En tout cas, c’est lui qui a perdu. Pour fêter ça, j’ai construit un muret dont j’avais imaginé qu’il aurait une belle place. Une journée au soleil, à bouger, porter, déplacer, sceller, trueller. C’est quand j’ai voulu rentrer la poubelle que j’ai réalisé qu’on l’avait sortie deux jours plus tôt. Ma compagne l’avait rentrée le jour où je n’existais pas.

PS : vous noterez que j’achève cette année de blog par un article on ne peut plus nombriliste. Comme, quoi qu’on dise, on parle de soi, autant revenir de temps à autres aux fondamentaux.

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36 commentaires pour Le dernier combat de l’année

  1. Faire le mur, il n’y a que cela de vrai !

  2. LaGrandeLara dit :

    « J’avais mis ça sur le compte du film que nous avions regardé, un des films du coffret de César pour lequel on comprend pourquoi on n’était pas allé le voir en salle. » Il faut balancer au lieu de nous laisser regarder tous les films comme des cons ! A mon prochain combat, comme ça, je le regarderai pas 😉

  3. serge barande dit :

    Le mal de la campagne… les miasmes… Ah moins que tu ne viennes de la ville avec.
    Je vois que t’es pas à terre non plus puisque t’as fait le muret. T’as laissé des trous au moins, pour les bestioles ? Qu’elles y trouvent refuge … C’est l’hiver !
    Sinon, « niveau nombril », le Balou et moi on pète le feu ! On finit bien l’année. On s’aiguise. Lui, ses crocs et moi mes propos, en regard du printemps qui vient. N’en déplaise.

    Hier soir, j’ai découvert « Un Plus Une », de Lelouch.
    Pas désagréable (j’ai tendresse pour ce gugusse, et tout ce qu’il a bataillé), mais il ne me surprend plus. Tout repose avant tout sur la qualité des acteurs qu’il met en scène. Il a tendance, davantage qu’avant, à bousculer l’ordre du temps… Faisant foison de flash-back, jusque à perdre ses spectateurs. Je ne me suis cependant pas noyé dans le Gange.

    Oh fait, pour le désordre… j’ai ressorti la poubelle !

  4. Lydie dit :

    Oh, c’est beau dis, ce texte- là !

  5. Lydie dit :

    Au fait, je suis contente d’apprendre qu’il y aura des chats et du raisin sur le ponton ! 😀

  6. Lydie dit :

    Ouais, je SAIS ce que c’est.
    Pénible ! 😀

  7. bisou bisou dit :

    allez Bernie plus que quelques jour à passer avant 2017 , prends des forces, tu auras besoin de toute ta verve pour t’exprimer

  8. hetre dit :

    Après le réveillon c’était sans doute un mal aux cheveux, mais c’est normal ça. Moi même, sans pourtant pas d’excès…

  9. Robert Spire dit :

    Je sors aussi de quelques jours d’un coma fiévreux (je compatis…) attrapé en famille le 25 décembre. Je comprends mieux le slogan de Gide dans Les nourritures terrestres. 🙂

  10. Lydie dit :

    Bon, elle est où en ce moment, la gripouille, qu’on l’évite ?

    • Blog Blancan dit :

      Chez ton voisin 😉

      • Lydie dit :

        ‘ttends, j’suis occupée, peux pas te répondre !
        Alors, voyons… Soyons méthodique, trois cas possibles : subir, fuir, affronter…

        1)J’ai pas de masque sous la main ; 2)je cours moins vite qu’un postillon de grippouille… alors,
        3)faut se battre !
        Euh, pour le corps, tu pourrais m’aider ? J’en fais quoi, t’as une idée ? 😀

        Ah, trop tard, je viens de trouver le 4) … négocier !
        Mais, décidément non, pas possible, avec un sas d’entrée commun… trop compliqué…

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