Printemps

Ciel_bleu

En fin de troisième semaine de représentations, je recommence enfin à occuper mes journées à peu près normalement. Difficile de se déconnecter du spectacle tant il occupe nos pensées tout au long de la journée, jusque dans les rêves. Hier, on a pourtant eu une séance d’écriture de scénario avec Guillaume, un copain scénariste. Notre projet, une comédie sociale. Nous sommes parvenus à dénouer le départ du film, les enjeux des personnages principaux. Un truc qui paraît simple à priori mais, quand il s’agit de travailler sur une situation assez barrée, s’avère un vrai casse-tête. Facile d’imaginer des situations grotesque, burlesques. Le plus difficile est de faire accepter que des personnages normaux se glissent dans des situations anormales sans que le spectateur puisse douter que ces personnages n’aient d’autres choix que de s’y soumettre. La mécanique du comique est très compliquée, en fait. Mais bon, en terme de mécanique narrative, le stage Michalik m’aide beaucoup, sans doute.

Hier soir, la représentation fût belle. Alors que je rejoins le hall pour saluer les connaissances qui étaient venues voir le spectacle, un jeune homme, la vingtaine, s’avance vers moi, à la fois timide et exalté, les yeux écarquillés. Monsieur, je suis élève dans une école de théâtre et je voulais vous dire que je vous ai trouvé formidable. Votre jeu, vos larmes, vous êtes un modèle. Eh bien, en dehors de toute vanité, j’étais très touché par ce moment fragile, ce petit choc émotionnel dans la tête d’un jeune acteur qui va résonner longtemps dans la construction de sa pratique. C’est forcément agréable pour soi, de sentir qu’on a été utile à quelqu’un. Merci jeune homme.

4 réflexions sur « Printemps »

  1. Joli service que vous vous êtes mutuellement rendu !!

    … et là… Momo n’y peut rien ! ;

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  2. Hé-hé… Nouveau projet… Tu fourmilles, printemps oblige. Et ne pas s’endormir sur ses lauriers, est une jolie chose.
    Quant au Môme – et même s’il n’a pas prononcé « les mots » – ben lui aussi a vu qu’il y avait en toi « du Vanel ».
    Ou en tout cas, un truc comme ça…

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    1. Vanel, on me le sort de temps en temps. Bo. Je fais ce que je peux et ça ressemble sans doute à tel ou tel. Tout ça nous échappe aux uns et aux autres.

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