Benne à l’arrière

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La série de l’été traîne en longueur. Benalla parle bien à TF1 et affirme qu’il n’a pas tapé, même si on voit un coup porté sur la tête (au moins).

La vidéo surveillance aurait dû être effacée au bout de 30 jours, selon la loi, mais elle ne l’a pas été. On a fourni cette vidéo à Benalla puis à des militants de La-République-en-Marche-Comme-un-Seul-Homme qui l’ont utilisée sur les réseaux sociaux. Ça manœuvre au sommet. La commission d’enquête de l’assemblée est verrouillée par les soldats du patron.

Ça ment à tous les étages. Le président dénonce des mensonges, mais uniquement ceux des autres, oubliant de parler des siens et de ceux de ses amis. Exemplaire, dénonciateur des fake-news qui en fabrique lui-même.

Comme tout bon complotiste de base, le Président se met à dénoncer les médias, comme Trump le fait, comme Erdogan. Et de crier au complot de l’opposition. La paranoïa commune aux dictateurs et aux fachos. Triste image du pouvoir et de ses petits arrangements intellectuels, son entre soi, son arrogance.

Certes, il n’y a peut-être pas de quoi fouetter un chat dans cette affaire, mais tout ce qui l’entoure, l’image qui s’en détache, révèle bien des choses de Macron et de ses petits soldats. Enfin, révèle…

6 réflexions sur « Benne à l’arrière »

  1. Y a quand même une morale dans ce feuilleton de l’été : tu tapes sur des manifestants et tu passes en télé (musique de Philippe Lavil)

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  2. Macron « erdoganise » la vie politique française. C’est un point de vue intéressant. A suivre…

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