Ça va décoiffer

tempête

L’autre jour, j’ai dit que je m’emmerdais. Qu’est-ce que ça cache ? Dans mon fonctionnement psychique, tout se passe comme en météorologie. Quand je dois faire un truc important, primordial, qui met en jeu tout mon être, il y a toujours cet état qui précède et qui ressemble à ce fameux calme avant la tempête. Ça va secouer, tout chambouler mais, juste avant, c’est le calme plat, de ces temps en suspend qui, au lieu d’être paisibles, sont lourds de menace et d’angoisse. À petite échelle, on appelle ça le trac.

Ce qui m’a mis dans un tel état, on s’en doute, c’était ce dont j’avais parlé la veille. La fameuse expérience que je proposais de mettre en œuvre.

25 personnes se sont portées volontaires. Ça commence à ressembler à un bel échantillon. L’expérience dure 4 jours. À mi-parcours, je vois se dessiner la preuve irréfutable d’un point de vue scientifique d’un phénomène physique incroyable et inconnu, reproductible à 100%. Je ne peux pas révéler ici le détail du principe qui est en jeu, mais ce phénomène physique mesurable consiste en une interaction entre un appareil et une personne à distance (la volontaire la plus éloignée est au Marcoc, soit 2.500 kilomètres). Aussi fou que cela puisse paraître, j’ai sous le nez la preuve scientifique reproductible de l’existence concrète de ma découverte. Même les volontaires sont dans l’ignorance de mes éléments de preuve.

De quoi il parle ? Je ne peux toujours pas le révéler pour ne pas me faire piquer l’idée. Mais le temps de la révélation approche à grands pas.

Alors oui, quand je dis « je m’emmerde », je parle de cette fragilité psychologique du découvreur qui a été assez fou au départ et suffisamment libéré des carcans de la normalité pour oser imaginer qu’une chose impensable était possible et qui a déployé toute son énergie sur plusieurs années pour montrer qu’il avait raison contre les vérités du reste du monde. Oui, ce « je m’emmerde » raconte cette solitude face à la société et les règles qui la régissent. Ça ne s’applique bien sûr pas à ma vie affective et sociale à l’échelle de l’individu (même si parfois, cela peut avoir des incidences). De ce côté, tout va bien.

Ne cherchez pas à savoir de quoi il retourne. Vous le saurez d’ici la fin de l’année, je pense. Un grand merci à tous ces volontaires qui ont eu la curiosité de donner un peu de leur temps pour oser défier l’impossible collectif. Il y en aura d’autres. On va pas s’emmerder !

13 réflexions sur « Ça va décoiffer »

  1. Déjà que marcher dedans est annonciateur de bonnes nouvelles, alors s’emmerder copieusement pour parer à une déferlante ‘évolutionnaire’ ne peut qu’être fructueux 😉

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  2. Hiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Trop peur de ta machine interagissant sur ma personne qui compterait faux tous les hérons du Monde, suspendu que je serais à 10 km de hauteur, accroché par tes soins maniganceux tout en haut en haut en haut du Haricot géant, aux portes de chez l’Ogre Macronux le Terrifiant. Et mon chien, Le Valeureux, qui volerait à mon secours, les oreilles au vent, tonitruant, la bave aux lèvres…
    Merde, je m’étais assoupi. Désolé…

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    1. Pffffffff… fais pas celui qui a peur, Serge ! … Après ta fameuse et superbe cascade sur sol glacé en cherchant du pain, rien ne peut t’arrêter !! 😉

      Quoi ? Assoupi ? Et voilà ! Tu ne dors pas assez, et quand BB raconte des choses super intéressantes, tu t’endors, t’es vexant, toi ! re- 😉

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      1. Aaaaahhhh… Stigmates.
        Je ne vois plus très bien… (Mamaaaaaannnnn !)
        Cascades de vision perturbées…
        Je m’assouplis, m’assoupis et trouve dans le sommeil profond les glissades sur sols glacés d’antan.
        Hyper casse-gueule. Oh, les rêves de crottes de bique !
        Je mate à gauche… (toujours en premier lieu, vision politique de l’avenir oblige) puis à droite (bof… odeurs d’égout et de dégoût)… : pas d’ogre en vue.
        Comment je file rapido au ponton… Moi !
        M’auront pas les salauds !
        Balou ! Tu surveilles hein !?
        – Fais pas chier… j’suis vieux… plus toutes mes dents…

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  3. Je voudrais vivre de tels « emmerdements »… de telles tempêtes et éventuellement, comme Serge Barande, vivre des rêves, mais éveillée 😉

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    1. Hé-Hé!…
      Symptôme de « la bêtise » ! Mais forcément associé aux rêves de nos enfances partagées. Donc de nos intelligences d’Enfants. En la sorte que « la bêtise » revêt ainsi un apparat « d’intelligence ». En tout cas de malignité.
      Lorsque l’on croît en l’inimaginable…
      Ce que nous ne savions pas à l’époque qualifier « d’Utopie ». Que nous appelions très modestement « rêves ». (On était petit).
      D’aucuns rêvaient tout éveillés (Les Utopistes). D’autres traçaient de grands challenges. Utopistes aussi. Mais z’avaient pas la fraîcheur des premiers.
      Puis un beau jour d’hiver, « le Père Noël » n’est plus venu, plus passé dans les cheminées toutes pourries des Gens de peu. Et d’autres, tout aussi peu nantis.
      Et les enfants ont chouiné. Rêves et utopies se sont envolés.
      Ils s’apercevaient dans quelle époque ils vivaient, faite de plus de plastique versé dans les océans que de bonheur versé en eux !
      Des rêves des Gosses d’Avant naissent les combats de maintenant.
      Rêver tout éveillé demeure donc excessivement important….

      …………… Merde… m’étais encore assoupie, pffff….. (mais j’avais réussi à niquer l’Ogre, là-bas en haut, dans mon rêve).
      Si ça se trouve, j’ai dû encore écrire n’importe quoi…
      S’cusez-moi…. je baille.

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  4. « Même les volontaires sont dans l’ignorance de mes éléments de preuve. »
    Quoi quoi quoi ??
    Tu oses nous laisser dans l’ignorance !!!! 😉

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