Tuto 2

Voilà. Celui-là est beaucoup plus court que le premier.

Bon, j’avais fait un long texte d’excuse et préfère vous laisser seuls juges.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est aussi beaucoup moins réussi. Je le mets quand même pour témoigner de la difficulté d’être drôle à tous les coups. Je fais partie de ces instinctifs qui ont besoin de se réinventer à chaque fois pour trouver le ton juste. Sinon, je n’ai plus de substance. Je rapprocherais ça du métier d’acteur. Je ne suis pas certain de réussir plusieurs fois la même prise au cinéma ou de faire deux bonnes représentations d’affilé au théâtre. Il me faut toujours une possibilité de réinventer quelque chose pour que ce soit habité, sinon, je m’étiole.

Quand un mec fait un premier film génial, s’il reste sur le même registre pour le suivant, tu peux être sûr qu’il va se planter. L’effet de surprise est passé. Mais du coup, ça me laisse une possibilité pour le tuto3 de faire mieux que le 2.

Vient ensuite la question de l’humour. Le second degré est difficile d’accès et très clivant, comme ils disent (je ne parle pas du toto2 mais du 1 ou des chansons). Quand je fais une vidéo de 13 minutes pour parler de la vacuité des conférences de presse gouvernementales et de leur longueur interminable, il se trouve toujours des gens pour se dire que je me prends réellement pour Édouard Philippe ou que c’est vraiment trop long. Le second degré implique une connivence déjà établie dans les codes et la pensée de celui qui balance et ceux qui reçoivent.

J’ai toujours adoré Louis De Funès et ses excès, par exemple, mais je peux vous dire qu’au moment où ses films sortaient, les artistes intellos étaient peu nombreux à rire aux éclats. On regardait ça avec condescendance. On trouvait ça grossier, limite vulgaire. Et puis avec le temps, les artistes intellos se sont mis à aimer Louis De Funès, quand il est mort, comme ils ont fini par aimer Dalida ou Claude François.

Faire rire en son temps, c’est un sacré sport. J’admire les humoristes doués comme Blanche Gardin aujourd’hui, par exemple. Et j’ai beaucoup de compassion pour les humoristes fonctionnaires des radio publiques qui doivent tous les jours être drôles et qui rament comme des galériens (sauf rares pépites).

L’humour est trop compliqué pour répondre à des plannings.

9 réflexions sur « Tuto 2 »

  1. Professeur Marcelt…..j’adore!
    Cela dit, j’ai beau passer la tondeuse sans bac sur mon crâne, la pelouse rétrécie..,🤭
    « Il y a beaucoup de remèdes pour lesquels on ne connait pas de maladie. » (Pierre Légaré, autre professeur és-humour)

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  2. Mais oui faut pas se prendre la tête avec les pisse-vinaigre Bernard !
    Bravo en tout cas, moi, ça me détend et me défoule !

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  3. C’est ballot, t’as pas indiqué les dosages (de gros sel et vinaigre blanc), quant t’avais revêtu ta blouse blanche du Spécialiste.
    Du coup j’ai tenté l’expérience, à ma manière. Juste pour voir.
    Mais j’ai dû « un peu » mal doser car quand j’ai fait le mélange ça a d’abord provoqué une sorte d’émulsion, grandissante au fil des secondes, et qui s’est conclue au bout d’une minute à peine par une explosion gigantesque qui m’a propulsé au sommet d’un vieux chêne.
    Ah j’avais l’air malin, à moitié à poil en haut de l’arbre, à califourchon sur une branche à demi-morte, le cheveu fumant, mon tee-shirt en lambeaux, et mon slibard sur la tête !
    Un merle moqueur et un écureuil chafouin, dont je me demande encore ce qu’ils fichaient là (les aurait-on prévenus du « spectacle » ?) se sont bien foutus de moi. Ils couinaient de rire.
    Bonjour tes tuto ! Merci !
    Au niveau de l’herbe, en plus, ça n’a rien résolu du tout.

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