Comme disait Robert

Robert ?

Trois mois. Ça faisait trois mois que je n’étais pas retourné à Paris. C’est un petit peu les vacances qui commencent. C’est à dire que j’ai bossé pour mon bouquin dont un comité va donner un avis. J’ai travaillé aussi au scénario que nous écrivons avec Guillaume G. En même temps, je me débattais avec de la paperasserie administrative, attendant avec un peu d’inquiétude de savoir à quelle sauce je serai mangé pour mes droits à la retraite. Retraite, le mot sonnait encore bizarrement à mes oreilles il y a encore quelques années. Et puis ça arrive. Pour ce qui est des trimestres, tout y est. Longue carrière qui m’aurait même permis de demander un départ anticipé. Si une question est de connaître le montant de cette retraite, une seconde en découle immédiatement : C’est quoi ces conneries ?! Je suis donc vieux ? La réponse est non.

Pas question pour moi de me reposer pour autant. Je continue pareil. La semaine prochaine, je pars faire l’acteur pour une semaine en Suisse (d’où l’idée de vacances car jouer, ça reste des vacances). Nous avons commencé à bosser sur un projet théâtral à Bordeaux pour 2022. Mais n’en parlons pas trop car le projet est assujetti à l’obtention de droits d’adaptation. J’ai un documentaire à finir, un autre à commencer, à continuer la lutte acharnée pour un long-métrage. Les prochaines années seront aussi consacrées à ma fameuse découverte sur l’eau. Et, en faisant tout ça (et le reste), j’espère bien continuer à exercer le métier pour quoi je suis fait : acteur.

Ceux qui m’attendaient pour m’inscrire au club de bridge et de pétanque ou encore à l’amicale des pêcheurs à la ligne, vont devoir patienter encore un peu.

Un copain me demandait comment je faisais pour mener des projets si différents de front. Je lui ai répondu qu’il suffisait d’être schizophrène. Tu fais un truc et il n’y a que ça qui existe, puis tu passes à un autre et il n’y a que ça qui existe.

Alors, si je prétends ne pas être vieux, je ne suis pas pour autant né de la dernière pluie. Je sais donc bien qu’il y en a qui se diront que cette façon de raconter tout ce que je vais faire est un peu pathétique. Pas faux. Je pense la même chose quand un néorural me raconte qu’il est vachement bien depuis qu’il a quitté Paris et qu’il renaît. On sait bien que c’est plus compliqué, l’histoire. J’espère juste qu’il y en aura quelques-uns pour être jaloux car mieux vaut faire envie que pitié comme disait Robert.

6 réflexions sur « Comme disait Robert »

  1. En fait la retraite pour toi ce n’est juste qu’un nouveau statut social, un passage d’actif à retraité, une simple formalité administrative.
    Continues de te faire plaisir et tout ira bien.
    Je ne peux m’empêcher de partage le blog de photographe dont les photos et commentaires valent le détour:
    http://ckoistruc.info/photoblog/index.php?/page/23
    Au plaisir

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  2. « La vieillesse est comparable à l’ascension d’une montagne… plus vous montez, plus vous êtes fatigué et hors d’haleine, mais combien votre vision s’est élargie ! » Comme disait Ingmar (Bergman). 😉

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  3. « Méfiez-vous des paresseux qui ont des passions… ils y pensent tout le temps qu’ils se reposent. » comme disait Boris (Vian)

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