Encore une fois !

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C’est passionnant, ces primaires de la « gauche » ! Celles de droite avaient été déjà jubilatoires. Tant d’inventivité, de propositions destinées à changer nos vies, de perspectives d’améliorations du vivre ensemble. Que du bonheur budgétaire et sécuritaire sans fonctionnaires et avec des vieux retraités. Celles de « gauche », c’est à peu près la même avec des nuances, des petits gestes ici ou là. Une vraie révolution.

En 2012, on avait tous voté Aubry, à la primaire. Je ne connaissais personne qui avait voté Hollande. Et pourtant, il avait « gagné ». On connaît la suite. J’ai comme l’impression que les primaires c’est encore plus l’arnaque que les élections présidentielles. Les gens ne votent pas pour quelqu’un mais pour éviter Machin. Ou alors, comme dans la primaire de la droite, ils votent pour celui qui parle pas trop mal et qui a l’air sûr de lui. Les programmes, l’électeur s’en tamponne le coquillard. Il vote à la gueule, à l’humeur du jour. Et après, il s’étonne. Mais c’est trop tard.

Ayant déjà donné en 2002, dès le premier tour, pour éviter la victoire des monstres, cette année je me foutrai royalement (sans aucune allusion à la ministre de la vertitude) du taux de connerie des électeurs susceptibles de voter pour la blonde. Je voterai pour le programme qui me fait un peu rêver. Une vision de la société ? Un vote. Si le peuple veut se faire enfler par les fachos, c’est hélas pas de mon ressort de changer le cours des choses. On fera avec, ou on fuira s’il le faut. Au mieux, on se planquera en attendant que ça passe. Ça suffit le sacrifice pour un état qui, de toute façon, se fera le domestique de ceux qui ont le pognon. Et la blonde, encore plus que les autres.

Il n’est qu’à voir Trump. Il se disait contre la finance et, en bon milliardaire, il a formé un gouvernement de traders. Tout ce qui est immigration et blabla raciste, c’est juste pour faire plaisir aux trouillards, à ceux qui croient vivre dans un livre d’images des années 50. Il y aura autant de noirs et de latinos sous Trump que sous Obama. Et les communautés ne seront pas davantage maltraitées. Parce que l’immigration et le métissage s’inscrivent aux origines de l’histoire de l’humanité. Et l’économie, les intérêts de ceux qui ont du pognon n’est plus dans la guerre. Le business, il fonctionne avec la tranquillité des peuples, avec ce qu’il faut de trouille entretenue pour qu’ils votent pour les conservateurs. J’entends par conservateurs tous ceux qui ne veulent surtout rien changer et ça englobe les socialistes de gouvernement.

À l’époque où l’industrie régnait sur l’économie, la guerre servait les marchands de canons. Aujourd’hui, ce n’est plus la guerre qui rapporte, mais la peur de la guerre. Trump ne révolutionnera rien du tout. Il continuera à faire son business et celui de ses copains. Et le peuple constatera qu’il s’est fait encore enfler, comme ça arrivera s’il met le FN au pouvoir. À peine élus aux élections européennes, ils ont détourné plein de pognon de l’Europe pour payer leur copains du parti. C’est ça, le rêve du peuple ? S’il est aveugle, ce n’est plus mon problème. J’ai déjà donné.

Cette année, donc, je voterai pour un programme qui se soucie de l’environnement, qui veut se battre contre les inégalités, pour ceux qui mettent l’humain au centre des préoccupations, ceux qui veulent en finir avec le fonctionnement capitaliste qui nous cantonne au statut de consommateurs, pour ceux qui veulent protéger les hommes, les femmes, les communs, en même temps qu’ils responsabilisent les citoyens. Parce que mon rêve il n’est pas dans les équilibres budgétaires, dans la haine de l’autre, dans l’accentuation des inégalités. J’ose rêver et m’attirer le mépris de ceux qui me traitent de Bisounours, bobo, gaucho. Basta les étiquettes ! J’ai envie de rester debout avec ce qu’il me reste d’humanité.

Mouais… facile à dire. Ça durera le temps d’une élection et je me résignerai au résultat du scrutin. Une dernière fois. Après, si c’est Fillon, Valls ou Le Pen qui sont élus, j’arrête de voter. Jouer encore un fois, sans tricher, sans compromis. Après, fini la guignolade ! Peu m’importera que ça profite à bidule ou à truc. Je me désolidariserai tout simplement du troupeau. J’irai paitre où bon me semble. Sans doute près d’un ponton.

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Y a quelqu’un qui m’a dit que

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J’ai croisé un copain assistant, à midi. Il me disait qu’on lui avait dit que j’allais bientôt tourner pour le cinéma. Ce n’est pas la première fois qu’on me dit que mon nom circule sur tel ou tel projet, mais je ne suis finalement jamais informé par les intéressés.

Bo, de toute façon, à partir du 25, je répète et ça sera parti pour une année 2017 sur les planches. Tout juste aurai-je le temps de tourner mon propre court-métrage et de finir Le Village. Une année sans vacances et vraisemblablement sans cinéma. Si l’on croit aux fameuses injustices du hasard, il y a des chances pour que ce soit le moment où l’on va me proposer justement de supers rôles que je serais obligé de refuser. Mais, vue la conjoncture de ma petite carrière, je ne crains pas trop ce type de dilemme.

Je sais, je suis un peu ronchon. T’as déjà vécu dans un appart habité dans lequel on refait toute l’électricité ? Bon courage !

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Cosmodrama à l’Escurial

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Je vais bientôt quitter ma phase d’hibernation. Promis.

Il concourt aussi aux César, même s’il n’est pas dans le coffret. Je parle de Cosmodrama de Philippe Fernandez, avec Jackie Berroyer, Émilia Derou Bernal, Emmanuel Moynot, Sascha Ley, Stéphanie Schüler… Ce film spatial, vous pourrez le voir dimanche 8 janvier à L’Escurial (Mo Gobelins) à 11:00 ! Il s’agit d’une reprise de l’ACID.

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Bonne année !

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Je fais le souhait que 2017 vous soit la meilleure possible sur tous les plans. Si l’on se fie à la photo prise ce matin, elle ne devrait pas être mauvaise. Il va falloir grimper un peu quand même, un brin de brume d’écobuage, quelques plantes phalliques en premier plan, un beau soleil d’hiver. La nouvelle année commence !

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Bilan des courses (ça se fait, il parait)

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Allez, vite fait le bilan de l’année 2016. Côté télé, il y a eu la bientôt fin d’Un Village Français sous la direction de Jean-Philippe Amar (du bonheur), Open Space, la série SF de Julien Lacombe pour OCS (du bonheur) et le docu-fiction Sigmaringen sous la direction de Serge Moati (du bonheur). Un court-métrage de Nicolas Khamsopha (du bonheur bénévole) et puis c’est tout pour le cinéma. C’est pas avec ça que je vais satisfaire à mon désir inextinguible de payer plein d’impôts ni à celui de me faire traiter d’intermittent du pestacle.

Bon, j’ai quand même eu Beaumarchais pour Manigances (tournage l’été prochain). Et ça, j’en ai été très fier. Non mais ! Il y a eu aussi les sorties de Cosmodrama et de Toril, deux beaux films dans lesquels j’avais un beau rôle. Mais niveau entrées, je n’ai pas aidé à grand chose.

Sinon, j’ai refusé un rôle de merde, j’ai été viré d’un autre parce que celle qui devait jouer ma femme a été virée et j’en ai raté plusieurs castings parce que je n’aurais jamais dû les passer. Bref, globalement, les bonheurs ayant été plutôt brefs au regard des 365 jours, une année plutôt de merde d’un point de vue professionnel.

Mais je garde le moral. La preuve : cette nuit, j’ai rêvé que je marchais sur un sol qui s’effondrait de tous côtés. Il parait que c’est hyper positif. Vive 2017 !

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Le dernier combat de l’année

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Je l’avais pas vu venir, celui-là. Il a dû s’immiscer dans la journée de lundi. J’avais bien senti une fatigue lourde, une sorte de découragement général. J’avais mis ça sur le compte du film que nous avions regardé, un des films du coffret de César pour lequel on comprend pourquoi on n’était pas allé le voir en salle. Le mardi matin, je tentais pourtant un lever matinal. Tout paraissait à peu près normal. Le soleil commençait à redonner ses couleurs au jardin. Mais une présence étrange semblait s’affirmer. À peine entamé le petit dèj, je renonçais à le terminer, bien incapable et décidais de me recoucher. Je me relevais à l’heure du déjeuner pour une demie soupe qui m’exténuais. Ainsi de suite, je quittais le sommeil pour m’abreuver essentiellement d’eau puis je me rendormais. Jusqu’au soir. Jusqu’à la nuit. Jusqu’au lendemain.

Je ne sais quel combat s’est déroulé à l’intérieur de mon corps, quelles forces se sont mises en route pour éradiquer ce satané virus qui m’avait mis à terre, fiévreux. En tout cas, c’est lui qui a perdu. Pour fêter ça, j’ai construit un muret dont j’avais imaginé qu’il aurait une belle place. Une journée au soleil, à bouger, porter, déplacer, sceller, trueller. C’est quand j’ai voulu rentrer la poubelle que j’ai réalisé qu’on l’avait sortie deux jours plus tôt. Ma compagne l’avait rentrée le jour où je n’existais pas.

PS : vous noterez que j’achève cette année de blog par un article on ne peut plus nombriliste. Comme, quoi qu’on dise, on parle de soi, autant revenir de temps à autres aux fondamentaux.

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Dernier coup de gueule 2016

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Oh, vous savez, on fait le malin, on ramène sa fraise, on joue au fier à bras, on dénonce ceci ou cela, on donne à ses coups de gueules des accents révolutionnaires, mais au fond… Certains lecteurs de ce blog peuvent me prendre pour un affreux gauchiste, défenseur des causes perdues. On se laisse vite berner ! En cette fin d’années 2016 qui aura été somme toute peu reluisante pour moi-même comme pour l’ensemble de l’humanité, le moment est venu de faire un aveu et d’apporter ici la preuve de ma couardise profonde et de ma fadeur : Depuis 1975, j’écoute FIP. Oui, vous avez bien lu. J’écoute FIP ! À l’époque, je vivais en banlieue bordelaise. Il s’agissait de FIB.

FIP, c’est le consensus fait musique. Un petit coup de classique, un coup de chanson française, une mélodie suave de pop nordique, un morceau presque rap, et zou, une jolie musique du monde, du jazz à papa. Ça s’écoute sans risque. Peu de paroles, pas de pub. Juste de la musique qui rassure sur votre bon goût (ou votre absence de goût diront certains).

C’est dans ce contexte que je vais pousser mon dernier coup de gueule de l’année. En période de Noël, la programmation de FIP, c’est de la merde ! Pourquoi faut-il que chaque année ils nous bassinent les oreilles de musiques américaines des années 40, ces airs de comédies musicales à grand spectacle, ces faux gospels, ces chansons moisies qui évoquent vaguement le père Noël au premier, second ou troisième degré. On se croirait devant son téléviseur dans les années soixante. Je veux bien que le concept de père Noël ait été inventé par Coca Cola. Ce n’est pas une raison pour me transformer chaque année en vieil américain nostalgique ! Rendez-nous notre consensus mou, votre légendaire diversité musicale qui nous fait oublier les guerres, les révolutions, de penser, qui nous enferme dans notre cocon confortable !

PS : j’ai volontairement choisi cette image avec faute d’orthographe, très révélatrice de nos coups de gueules à la mord moi le nœud qui inondent la toile. C’est vrai, quoi, y en a marre des coups de gueule, à la fin !!!!!

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