Pour les égarés

Le blog continue ailleurs. Où ? Il faut le chercher via ma page Facebook… Sinon, contactez-moi. Allez, je vous donne l’adresse ! https://www.blogabeber.com 

En attendant, vous pourrez me voir en vrai, sur scène, au Théâtre13/Jardin dans la dernière création d’Alexis Michalik, Intra-Muros. Du 9 mars au 16 avril 2017 à 20:00 du mardi au samedi et à 16:00 le dimanche.

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C’est fini !

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J’arrête le blog « blancan.net ». Créé en 2004 pour témoigner de la réalité de ce boulot (journal d’un comédien), le blog a 13 ans maintenant. Toute chose a une fin.

Ça permettait à la famille et aux amis plus ou moins proches d’avoir des nouvelles quand ils le désiraient. Moi, je pouvais raconter ma fiction de vie d’acteur et de prendre des positions sur le fonctionnement du métier (sans jouer à la balance) ou sur la politique. Je pense en avoir fait parfois les frais.

Si écrire m’amuse assez, l’exercice quasi quotidien de l’article n’est pas toujours drôle puisque la matière affichée se réfère à mon vécu. Et ce vécu est celui d’un personnage public, de petite envergure, certes, mais public quand même. Déjà ça, c’est bancal.

Je vais donc réfléchir à l’envie de continuer un blog ou pas et, si oui, sous quelle forme. Il sera de toute façon davantage anonyme, ne s’appellera pas blancan.net (peut-être « au ponton » ?). En tout cas, quand on tapera « blog blancan » sur google, on ne le trouvera pas.

Il y a aussi le poids de l’exposition qui a des répercussions très concrètes. Quand je vois que mes articles sont lus de pays très éloignés de mon lieu de vie et de déplacement, je me demande qui lit. Quand on écrit un bouquin, on sait qu’on balaye large. Mais là, journal d’un comédien, forcément, c’est quelques spectateurs, des gens du métier, des amis, la famille. N’ayant aucune notoriété internationale, je me demande bien qui peut venir me lire. Et du coup, comme le sujet c’est cet acteur sur le retour (ce qui me gonfle en vérité depuis le début), je m’interroge sur les lecteurs avec une certaine inquiétude, parfois.

Ce matin, par exemple, je vois qu’une espèce d’Imam qui tient un blog religieux s’abonne à mon blog. Le titre du sien « muslim one hundred purcent maslim, toute âme goûtera à la mort » et le titre du dernier article « Allah Akbar » suivi d’un dessin en calligraphie arabe. Forcément, je me demande quelle est la motivation de cette personne à venir lire un article que je fais sur Macron. On ne se connaît pas et je ne suis pas certain que ce soit un fan a priori. Je veux bien qu’il soit libéral ou je ne sais quoi, mais je ne suis pas certain que mes écrits soient susceptibles de nourrir un religieux de n’importe quelle religion.

Bref, ça fait un moment que ça traine, mais la décision est prise. Le contexte politique, géopolitique et professionnel m’invitent à retrouver un peu d’anonymat. Je n’ai rien d’un porte-étendard. À la dernière réunion de la SRF, j’ai encore dû faire face à certaines personnes toujours hostiles depuis mes anciennes positions passées en faveur de la convention collective. C’est lourd.

Rendez-vous est donné à ceux que je préviendrai ou qui trouveront l’info pour un hypothétique nouveau blog. Plus libre. Plus léger. Encore plus futile. Ou pas. Qui sait…

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Ça approche

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Dans une semaine, je commence à répéter. Et ça sera parti… jusqu’à la fin de l’année, tè ! On a profité de ces premiers jours de janvier pour organiser réunion de production et lecture avec le staff image et mise en scène pour mon court-métrage Manigances. On tournera en août, une des rares périodes sans théâtre. Pour l’heure, on ne peut pas dire qu’on a tout le budget. Mais on n’en est pas encore aux coupes de scénario, même si on a senti frémir l’idée (contre laquelle j’ai manifesté mon offuscation d’artiste).

Ça va faire drôle cette année 2017 qui me verra retrouver la scène. L’assistante de mon agent m’a appelé plusieurs fois pour des vibrations cinématographiques : Tu montes à Cheval ? T’as une bande démo plus ressente que celle qui est sur ton site ? Tu es libre en février mars ? T’es sûr que tu commences à jouer le 09 mars ? Non, parce que le théâtre est en travaux et je me disais que… C’est évident que les réalisateurs vont se réveiller pour me faire tourner. Certes, il y aura des créneaux, mais en 2016, j’avais tellement de temps que je n’ai pas trop hésité à accepter un beau projet de théâtre. On aura l’occasion d’en parler, mais pour l’instant, tout ça est plus ou moins secret.

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Je suis un nain soumis

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Quand Trump a gagné les élections, le réflexe citoyen m’a fait dire qu’il était urgent de s’engager sur le terrain politique et social. Mais le temps passant, j’ai réalisé que je n’avais rien d’un militant. Il me manque la foi, la capacité de croyance.

Prototype pourtant du parfait croyant dans d’autres domaines de la spiritualité ou, plus concrètement dans le champ des sourciers et des guérisseurs, je passe mon temps à vérifier les hypothèses explicatives en les confrontant à des expériences dignes du professeur Tournesol. Je remets sans cesse en question les dogmes et les vérités toutes faites. Comment pourrait-il en être autrement dans l’espace quasi religieux du politique ?
J’ai la conviction que nous avons accès aux perceptions extrasensorielles, qu’une forme de synchronicité existe, que l’esprit peut agir sur la matière et, pour chacun de ces points, j’ai mené des expériences concrètes très probantes destinées à renforcer ma conviction. Mais je sais aussi que si, individuellement chacun est plus ou moins ouvert à ces hypothèses et croyances, collectivement, c’est la vision rationnelle et matérialiste qui préside au fonctionnement du monde. Mes convictions sont collectivement classées au rang des superstitions et des croyances !

Il en est de même pour les conceptions sociales, politiques et humanistes de la vrai gauche. Je suis sûr que ça pourrait marcher et que ça constituerait un progrès pour la vie individuelle et collective. Mais j’ai la même conscience que, comme pour la croyance, le prosélytisme est vain et que la population dans son ensemble a profondément fait d’autres choix. Avec cette lucidité, comment s’engager physiquement dans un mouvement politique ?

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Qui c’est ?

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Comment elle s’appelle déjà la candidate à la primaire de la gauche-entre-guillemets ? Hein ? Sylvia Pinel ? Ben dites donc, vous êtes forts, vous. On ne peut pas dire qu’elle soit beaucoup aidée par la presse. Le rôle des journalistes serait a priori de nous faire découvrir ce que l’on ne connaît pas. Au lieu de ça, ils font déjà le premier vote à notre place en zappant complètement les candidats qui ne comptent pas à leurs yeux, donc aux nôtres. Vous avez une idée de son programme, vous ? Vous êtes sacrément fortiches.

Je dis ça, mais en fait je m’en contrefous puisque je n’irai pas plus voter à cette primaire qu’à celle de la droite ! C’est juste pour espérer que les journalistes fassent un peu mieux leur boulot.

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Dernières nouvelles du cinéma

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Voter aux César, c’est avoir le coffret de tous les films sortis dans l’année (sauf Toril, Cosmodrama et quelques autres). À l’heure où un vidéoprojecteur de salon ne coûte pas plus cher qu’un téléviseur et que brancher le lecteur DVD à la chaîne ne coûte rien, les séances de rattrapage sont faciles et heureuses. Quand un film qui n’est pas un gros succès commercial reste une à deux semaines en salle et que tant de films français sortent chaque semaine, il est impossible de tout voir. C’est ainsi que j’étais passé à côté de Ma Vie de Courgette ou encore Vicoria de Justine Triet, Diamand Noir d’Arthur Harari et tant d’autres.

Dans ma séance de rattrapage d’hier soir, je me suis pris une vraie grosse claque avec Dernières Nouvelles du Cosmos, le documentaire de Julie Bertuccelli sur Babouillec, la jeune femme autiste arrimée à d’autres dimensions. Bouleversant.

Comme en bon ours j’aime bien les autistes et le cinéma, l’après-midi j’étais allé en salle voir La Vallée des Loups, ce documentaire de et sur cet homme qui passe des mois dans ses montagnes pour essayer de filmer les loups. Là, l’émotion a été moins forte. Mais presque deux heures en montagne avec les animaux, ça ne peut pas faire de mal. En sortant je me suis retrouvé dans la foule qui descendait en troupeau vers le métro. Pendant une seconde, je me suis demandé ce que faisaient ces animaux tristes et dociles, marchant raides sur leurs pattes arrière, couverts de tissus et munis souvent d’un accessoire lumineux rectangulaire.

Le cinéma a cette vertu de pouvoir modifier, au moins un instant, votre regard sur le monde.

Mais Dernières Nouvelles du Cosmos… quelle claque ! Elle n’a jamais appris à lire ou écrire et se met à écrire à l’aide de lettres rangées dans un casier. Ce serait salir sa poésie que d’en parler davantage car, comme elle me le dirait entre deux grimaces débiles, avec ses dents tordues et son regard qui louche mais vous transperce, je ne suis qu’un être de lumière faible, éteint par l’ignorance.

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Dans le dernier Dany Boon !

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Je viens d’apprendre par Le Parisien que j’avais tourné dans Raid Dingue de Dany Boon qui sort le premier février. Ça fait vraiment du bien de se retrouver dans une comédie populaire, me sortant un peu du registre sérieux qu’on m’avait collé au cinéma alors que j’affectionne la comédie.

Cela m’a valu deux nouvelles. Une bonne et une mauvaise. On va commencer par la mauvaise : Je n’ai jamais tourné dans ce film et le journaliste m’a confondu avec François Levantal. Ça me rappelle quand on m’a trouvé super dans Un Long Dimanche de Fiançailles. La bonne nouvelle : Malgré mon âge qui avance, je n’ai pas Alzheimer !

Putain, il faut être bien accroché dans ce métier !

Et voici un photomontage réalisé pour l’occasion par l’ami Joël !

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Encore une fois !

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C’est passionnant, ces primaires de la « gauche » ! Celles de droite avaient été déjà jubilatoires. Tant d’inventivité, de propositions destinées à changer nos vies, de perspectives d’améliorations du vivre ensemble. Que du bonheur budgétaire et sécuritaire sans fonctionnaires et avec des vieux retraités. Celles de « gauche », c’est à peu près la même avec des nuances, des petits gestes ici ou là. Une vraie révolution.

En 2012, on avait tous voté Aubry, à la primaire. Je ne connaissais personne qui avait voté Hollande. Et pourtant, il avait « gagné ». On connaît la suite. J’ai comme l’impression que les primaires c’est encore plus l’arnaque que les élections présidentielles. Les gens ne votent pas pour quelqu’un mais pour éviter Machin. Ou alors, comme dans la primaire de la droite, ils votent pour celui qui parle pas trop mal et qui a l’air sûr de lui. Les programmes, l’électeur s’en tamponne le coquillard. Il vote à la gueule, à l’humeur du jour. Et après, il s’étonne. Mais c’est trop tard.

Ayant déjà donné en 2002, dès le premier tour, pour éviter la victoire des monstres, cette année je me foutrai royalement (sans aucune allusion à la ministre de la vertitude) du taux de connerie des électeurs susceptibles de voter pour la blonde. Je voterai pour le programme qui me fait un peu rêver. Une vision de la société ? Un vote. Si le peuple veut se faire enfler par les fachos, c’est hélas pas de mon ressort de changer le cours des choses. On fera avec, ou on fuira s’il le faut. Au mieux, on se planquera en attendant que ça passe. Ça suffit le sacrifice pour un état qui, de toute façon, se fera le domestique de ceux qui ont le pognon. Et la blonde, encore plus que les autres.

Il n’est qu’à voir Trump. Il se disait contre la finance et, en bon milliardaire, il a formé un gouvernement de traders. Tout ce qui est immigration et blabla raciste, c’est juste pour faire plaisir aux trouillards, à ceux qui croient vivre dans un livre d’images des années 50. Il y aura autant de noirs et de latinos sous Trump que sous Obama. Et les communautés ne seront pas davantage maltraitées. Parce que l’immigration et le métissage s’inscrivent aux origines de l’histoire de l’humanité. Et l’économie, les intérêts de ceux qui ont du pognon n’est plus dans la guerre. Le business, il fonctionne avec la tranquillité des peuples, avec ce qu’il faut de trouille entretenue pour qu’ils votent pour les conservateurs. J’entends par conservateurs tous ceux qui ne veulent surtout rien changer et ça englobe les socialistes de gouvernement.

À l’époque où l’industrie régnait sur l’économie, la guerre servait les marchands de canons. Aujourd’hui, ce n’est plus la guerre qui rapporte, mais la peur de la guerre. Trump ne révolutionnera rien du tout. Il continuera à faire son business et celui de ses copains. Et le peuple constatera qu’il s’est fait encore enfler, comme ça arrivera s’il met le FN au pouvoir. À peine élus aux élections européennes, ils ont détourné plein de pognon de l’Europe pour payer leur copains du parti. C’est ça, le rêve du peuple ? S’il est aveugle, ce n’est plus mon problème. J’ai déjà donné.

Cette année, donc, je voterai pour un programme qui se soucie de l’environnement, qui veut se battre contre les inégalités, pour ceux qui mettent l’humain au centre des préoccupations, ceux qui veulent en finir avec le fonctionnement capitaliste qui nous cantonne au statut de consommateurs, pour ceux qui veulent protéger les hommes, les femmes, les communs, en même temps qu’ils responsabilisent les citoyens. Parce que mon rêve il n’est pas dans les équilibres budgétaires, dans la haine de l’autre, dans l’accentuation des inégalités. J’ose rêver et m’attirer le mépris de ceux qui me traitent de Bisounours, bobo, gaucho. Basta les étiquettes ! J’ai envie de rester debout avec ce qu’il me reste d’humanité.

Mouais… facile à dire. Ça durera le temps d’une élection et je me résignerai au résultat du scrutin. Une dernière fois. Après, si c’est Fillon, Valls ou Le Pen qui sont élus, j’arrête de voter. Jouer encore un fois, sans tricher, sans compromis. Après, fini la guignolade ! Peu m’importera que ça profite à bidule ou à truc. Je me désolidariserai tout simplement du troupeau. J’irai paitre où bon me semble. Sans doute près d’un ponton.

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Y a quelqu’un qui m’a dit que

theatre

J’ai croisé un copain assistant, à midi. Il me disait qu’on lui avait dit que j’allais bientôt tourner pour le cinéma. Ce n’est pas la première fois qu’on me dit que mon nom circule sur tel ou tel projet, mais je ne suis finalement jamais informé par les intéressés.

Bo, de toute façon, à partir du 25, je répète et ça sera parti pour une année 2017 sur les planches. Tout juste aurai-je le temps de tourner mon propre court-métrage et de finir Le Village. Une année sans vacances et vraisemblablement sans cinéma. Si l’on croit aux fameuses injustices du hasard, il y a des chances pour que ce soit le moment où l’on va me proposer justement de supers rôles que je serais obligé de refuser. Mais, vue la conjoncture de ma petite carrière, je ne crains pas trop ce type de dilemme.

Je sais, je suis un peu ronchon. T’as déjà vécu dans un appart habité dans lequel on refait toute l’électricité ? Bon courage !

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Cosmodrama à l’Escurial

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Je vais bientôt quitter ma phase d’hibernation. Promis.

Il concourt aussi aux César, même s’il n’est pas dans le coffret. Je parle de Cosmodrama de Philippe Fernandez, avec Jackie Berroyer, Émilia Derou Bernal, Emmanuel Moynot, Sascha Ley, Stéphanie Schüler… Ce film spatial, vous pourrez le voir dimanche 8 janvier à L’Escurial (Mo Gobelins) à 11:00 ! Il s’agit d’une reprise de l’ACID.

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